Understanding Federalism and FederationAlain‐G.Gagnon, SoerenKeil and SeanMueller (eds.) Farnham, Ashgate (2015), 318<i>p., ISBN 9781472433893</i>
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Bibliographic record
Abstract
Michael Burgess a incontestablement marqué de son empreinte les réflexions sur le fédéralisme, vaste champ d'investigation s'il en est comme il aura pu le démontrer tout au long de sa carrière, depuis sa thèse défendue en décembre 1975 à Leicester, Royaume-Uni, avec pour titre The Imperial Federation Movement in Great Britain, 1869–1893. 40 ans plus tard, un Festschrift au nom évocateur pour celui qui a tant travaillé à la conceptualisation de la distinction entre fédéralisme et fédération, Understanding Federalism and Federation, offre sur son œuvre 15 réflexions d'anthologie, rassemblées à l'initiative de trois proches de Michael Burgess : Alain-G. Gagnon, un collègue devenu ami depuis leur première rencontre, apprend-on dans cet ouvrage, en 1985 à Paris lors d'un congrès de l'Association internationale de science politique, ainsi que Soeren Keil et Sean Mueller, deux de ses disciples, premiers docteurs formés au Centre for Federal Studies qu'il a fondé en 2005 à l’University of Kent, avec son épouse, Marie-Louise, et le soutien de la James Madison Trust. Ces mélanges forment bien plus qu'un liber amicorum. Si on y retrouve naturellement – et heureusement – des anecdotes personnelles sur la vie et la carrière de celui qui est y célébré, on y trouve surtout des réflexions qui reconnectent ses travaux tant dans leur saveur théorique et conceptuelle que dans leur apport empirique et méthodologique. Cet exercice d’équilibriste a été réalisé par pas moins de 17 auteurs que l'on peut distinguer, librement, en deux groupes, aux frontières somme toute assez poreuses. Il y a, d'une part, les collègues, souvent devenus amis, spécialistes de renommée internationale pour leurs études fédérales (ce qui sonne mieux en anglais sous le nom de federal studies). C'est tout d'abord Murray Forsyth, le mentor de Michael Burgess dans ses années de Master et de doctorat à Leicester, qui jette les fondations du livre dans sa préface. Viennent ensuite agrémenter les trois parties qui structurent l'ouvrage Ronald L. Watts (chapitre 2, Comparing Federal Political Systems), John Kincaid (chapitre 4, George W. Bush and the Spirit of Coercive Federalism), G. Alan Tarr (chapitre 5, In Search of Constitutional Federalism: American Perspectives), Jan Erk (chapitre 6, Still in Search of the Federal Spirit: the US Supreme Court and Federalism), Luc Turgeon et Richard Simeon (chapitre 8, Ideology, Political Economy and Federalism: The Welfare State and the Evolution of the Australian and Canadian Federations), Alain-G. Gagnon (chapitre 9, Constitutionalism, Empowerment and Multinational Federalism), Ferran Requejo (chapitre 10, National Pluralism, Recognition, Federalism and Secession (or Hegel Was a Clever Guy)), Michael Keating (chapitre 11, Why No Federalism in the United Kingdom?), Karl Cordell (chapitre 12, Poland's German Minority: Accommodation in the Absence of Federalism), Amy Verdun (chapitre 14, Federalism in the EU and Canada), Rudolf Hrbek (chapitre 15, ‘Federal Europe’: Unfinished and Incomplete, but Growing and Further Evolving). Et finalement, on y reviendra, la conclusion par Michael Burgess lui-même, au titre explicite : Understanding Federalism and Federation: My Magnificent Obsession. D'autre part, et cela fait aussi partie de l’œuvre de Michael Burgess, il y a des contributions par les personnes qu'il a initiées au fédéralisme, autrement et familièrement dit ses disciples : Frédéric Lépine (chapitre 3, Federalism: Essence, Values and Ideologies), Sean Mueller (chapitre 7, Switzerland: Federalism as an Ideology of Balance), Soeren Keil et Simon Bransden (chapitre 13, The European Union as a Federal Project). Puisque les directeurs offrent un résumé fort habile de chacune de ces contributions dans l'introduction qui est disponible gratuitement sur le site de l’éditeur, il revient à cette recension d’éclairer différemment cette publication qui mérite qu'on s'y attarde au-delà de l'attachement que l'on peut avoir pour Michael Burgess. C'est d'ailleurs à partir de sa conclusion et des quatre axes qu'il y met en avant que l'on peut revenir sur cette œuvre dans l’œuvre. Ces quatre axes sont en fait les quatre domaines de recherche que Michael Burgess a nourri tout au long de ces années : the British tradition of federalism, Canadian federalism and constitutional politics, the European Union and European integration, comparative federalism. C'est une vérité souvent oubliée, mais que les travaux de Michael Burgess auront pu rappeler à ses compatriotes, il existe depuis longtemps une tradition britannique du fédéralisme. Si cet enjeu est souvent capturé à l'heure actuelle par le débat autour de l'avenir de l'Union européenne et de la souveraineté britannique dans ce débat, il reste que le fédéralisme a constitué et constitue une dimension importante (justement peut-être parce qu'il y est si souvent opposé) de la dynamique politique britannique, dynamique qui semble devoir continuer à être confrontée à des enjeux de fédéralisation ou pour parler anglais de devolution. Mais cette tradition britannique du fédéralisme a non seulement évolué dans le temps mais aussi dans l'espace, ce qui a poussé Michael Burgess à voyager, en particulier vers le Canada qu'il considère comme sa seconde patrie. Le Canada, terre de fédéralisme(s). Plusieurs contributions, dans toutes les parties de l'ouvrage, y font d'ailleurs largement écho. Que cela soit dans sa dimension historique ou contemporaine, le Canada constitue un beau cas d’étude pour les passionnés de fédéralisme. Sur un territoire, certes immense, on retrouve toutes les variables d'intérêt pour comprendre le fédéralisme : des institutions établies de longue date mais avec des relations – notamment intergouvernementales – en constante évolution, plusieurs nations et toute la question de leur reconnaissance et de leur cohabitation, un système partisan en partie fortement nationalisé et en partie fortement régionalisé, des enjeux idéologiques et socio-économiques conséquents, pour ne nommer que quelques-unes de ces variables d'intérêt qui font l'objet de différents chapitres. Cette diversité de variables, on la retrouve également au cœur même du projet d'intégration européenne. S'ajoute à ce mélange de dynamiques institutionnelles, politiques, sociologiques, économiques, la question de la nature même de cette ‘Federal Europe’ à laquelle Michael Burgess a consacré une part importante de ses recherches. La troisième partie de Understanding Federalism and Federation est d'ailleurs entièrement consacrée à cette question. Ce qui ressort de ces réflexions, c'est la force de conviction et de courage de Michael Burgess, dans un environnement politique mais aussi académique largement hostile à l'idée – qu'il qualifie lui-même de révisionniste – que l'on peut trouver du fédéralisme dans le projet européen, d'où le titre de ses deux ouvrages qui ont marqué les études européennes : Federalism and the European Community en 1989 et Federalism and the European Union en 2000. Ces trois premiers axes ont naturellement nourri le quatrième et dernier axe : celui du fédéralisme comparé. Partant de ses recherches sur la tradition britannique du fédéralisme, étendue à l'analyse du fédéralisme canadien et plus largement des anciennes fédérations, Michael Burgess a poursuivi sa quête non seulement au niveau européen mais aussi dans les nouvelles fédérations. Les différentes contributions rassemblées dans le présent livre pointent toutes dans la même direction. Son ouvrage Comparative Federalism: Theory and practice paru en 2006 a marqué le champ par ses importantes fondations conceptuelles qui seront ancrées encore davantage dans In Search of the Federal Spirit: New Theoretical and Empirical Perspectives in Comparative Federalism six ans plus tard et le tryptique ne sera complété qu'avec la publication prochaine de Footprints of Federalism: Periodic Revivals of the Federal Idea in World Politics. La boucle de ses recherches sera ainsi bouclée. Si ces quatre axes constituent la toile de fond de l’œuvre de Michael Burgess et du présent livre qui lui est consacré, cet ouvrage recèle en lui bien d'autres richesses qui sont laissées à découvrir par les lecteurs, un peu à l'image de la personne célébrée dans ce Festschrift.
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Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.003 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it