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Record W2803853234

Education pour la santé des jeunes : démarches et méthodes

2001· preprint· fr· W2803853234 on OpenAlexaboutno aff
Pierre Arwidson, Jacques A. Bury, Marie Choquet, Christine de Peretti, Alain Deccache, Marie-Laure Moquet-Anger, Geneviève Paicheler

Bibliographic record

VenueHAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe) · 2001
Typepreprint
Languagefr
FieldHealth Professions
TopicHealthcare Systems and Practices
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsPolitical scienceHumanitiesPhilosophy
DOInot available

Abstract

fetched live from OpenAlex

Selon le Traité de santé publique, il existe trois catégories d’éducation pour la santé : primaire,secondaire, tertiaire. L’éducation primaire est toute action éducative visant à renforcer l’état de santé.L’éducation secondaire consiste en des mesures éducatives visant à éviter l’accident de santé ou,dans le cas où il est déjà intervenu, à restaurer le plus rapidement, un nouvel état de santé.L’éducation tertiaire étant toute intervention éducative visant à faire « vivre au mieux » les séquellesde l’accident. L’éducation à la santé intervient donc en amont et en aval de la maladie ou de l’accidentde santé.L’éducation sanitaire trouve sa justification dans les données de santé publique qui soulignentaujourd’hui l’importance des comportements comme facteurs explicatifs de la majorité des décèsconsidérés comme prématurés et évitables, particulièrement chez les jeunes. Il est généralementadmis que le coût de l’éducation est bien inférieur aux gains pouvant être réalisés. Ce coût est parailleurs dérisoire quand on le compare aux coûts d’autres secteurs de l’activité dans le système desanté : en France, chaque année on consacre en moyenne par habitant : 10 F pour l’information etl’éducation pour la santé, 250 F pour la médecine préventive et 11 000 F pour les soins.L’éducation à la santé ne présente pas seulement des intérêts collectifs et économiques ; elleprésente assurément aussi un intérêt individuel et personnel. En effet, elle doit permettre à chacun dedévelopper ses capacités pour améliorer tant la longévité que la qualité de la vie et cela dans la visionholistique de la définition de la santé retenue par l’OMS : « La santé est un état de complet bien-êtrephysique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »L’éducation à la santé n’est pas le monopole de l’État, elle concerne tous les acteurs du système desanté, et ceux du système éducatif quand il s’agit des jeunes. Parce qu’elle est l’affaire de tous etrelève d’une mission d’intérêt général, non seulement elle est exécutée par une multitude d’acteurssouvent ignorés les uns des autres, mais elle soulève des questions juridiques, éthiques etéconomiques. Or, on constate aujourd’hui que, dans l’ensemble du dispositif législatif etréglementaire, les quelques dispositions éparses mentionnant l’éducation à la santé offrent un cadred’activité mal structuré et mal délimité, ce qui ne sert pas sa crédibilité ni sa pertinence.La démarche curative et la démarche préventive, sans se confondre, sont naturellementcomplémentaires et les codes de déontologie des professions médicales et paramédicales ou lestextes réglementaires qui tiennent lieu de code font de l’éducation sanitaire une obligationprofessionnelle. Par ailleurs, le Code de la santé publique contient des dispositions très explicitesconférant à l’ensemble des établissements de santé, publics comme privés, participant ou neparticipant pas au service public hospitalier, une mission d’éducation pour la santé en plus de samission première curative. Certaines caisses d’assurance maladie, à partir de priorités définies parleur conseil d’administration, ont créé depuis une dizaine d’années des services chargés d’éducationet de promotion de la santé.Le rôle des établissements scolaires a été reprécisé dans la loi d’orientation sur l’éducation de 1989qui impulsait l’éducation à la santé en milieu scolaire, puis par un ensemble de dispositions prises en1998 pour introduire l’éducation pour la santé dans les programmes des écoles primaires et descollèges. De plus, au sein des établissements, les Comités d’éducation à la santé et à la citoyennetéont reçu pour mission l’éducation pour la santé et l’organisation de la prévention des dépendances,des conduites à risque et de la violence dans le cadre du projet d’établissement.L’éducation pour la santé traditionnelle est l’ensemble des interventions éducatives qui visent àapporter à l’individu des informations dans le domaine de la santé, et à l’inciter à adopter des attitudeset des comportements favorables à sa santé. Plus récemment, l’éducation pour la santé s’est ouverteaux aspects sociaux et environnementaux. Le concept de « promotion de la santé » formalisé en 1986 dans la Charte d’Ottawa, qui reste la référence mondiale, a élargi la démarche éducative, en mettanten avant la responsabilité collective. Il ne s’agit plus seulement d’éduquer les individus mais defavoriser les mobilisations et les changements collectifs en prenant en compte les déterminantspsychosociaux et sociétaux à l’origine des comportements et des attitudes défavorables à la santé. Lapromotion de la santé inclut l’éducation pour la santé qui en reste une composante essentielle.La question éthique de savoir si un changement, qu’il soit d’attitude ou de comportement, doit êtrefavorisé est centrale au débat sur l’éducation pour la santé. A priori, la volonté de changer les autrespourrait être considérée comme éthique si l’individu ou le groupe est conscient de cette influence, si lechangement apporte un bénéfice à cet individu ou à ce groupe. La grande majorité des éducateurspour la santé répugnent à normaliser les comportements, à culpabiliser les personnes au sujet de leursanté et à faire appel à la responsabilité individuelle comme unique moteur du changement. Au coursd’un colloque sur l’éducation pour la santé et l’éthique qui s’est tenu en janvier 2000, les quatreprincipes généraux utilisés en Amérique du Nord pour guider les interventions d’éducation pour lasanté ont été rappelés : le respect de la justice sociale, le respect de l’autonomie des personnes, lanécessité de la bienfaisance du programme ou de l’intervention, la nécessité de la nonmalfaisance duprogramme ou de l’intervention. En France, le débat sur la construction d’une éthique adaptée aucontexte national est ouvert.(...)

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.059
metaresearch head score (Gemma)0.054
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Not applicable · Consensus signal: none
GenreCandidate signal: Other · Consensus signal: none
Teacher disagreement score0.059
Threshold uncertainty score0.310

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0590.054
Meta-epidemiology (narrow)0.0020.002
Meta-epidemiology (broad)0.0030.004
Bibliometrics0.0120.013
Science and technology studies0.0040.003
Scholarly communication0.0100.006
Open science0.0040.006
Research integrity0.0030.005
Insufficient payload (model declined to judge)0.0380.004

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.095
GPT teacher head0.430
Teacher spread0.335 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designNot applicable
Domainnot available
GenreOther

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

Quick stats

Citations16
Published2001
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