Geneviève Guilbault utilise la novlangue pour passer son message
Why is this work in the frame?
A frame that forgets how it found something cannot be audited. These are the routes that admitted this work.
No Canadian affiliation. An affiliation-only frame — the usual design — would never have seen this work. It is one of the works that make the case for inverting the frame.
The three-model screen
all 1,000 screened works →All three models called this out of scope.
French-language political commentary on a Quebec minister's rhetoric; not about research.
It analyzes political language and the concept of newspeak rather than research practice.
Political media commentary on a minister's COVID messaging language, not research practice.
Abstract
Lors de l'émission Salut Bonjour le 8 mars 2021 , la vice-première ministre du Québec et ministre de la sécurité publique, Geneviève Guilbault, a utilisé la novlangue pour faire passer son message, c'est-à-dire un double langage qui dissimule sous des mots communs une intention cachée ou camouflée. « Ce que j'ai envie de dire aujourd'hui et ce sur quoi j'ai envie d'insister, c'est que la grosse différence aujourd'hui au moment ou on se parle vous et moi est le vaccin. Et ça, c'est une arme sûre! contre cet ennemi là. C'est certain qu'on gagnera la bataille, c'est juste de savoir quand exactement. Cela dépend de la livraison des doses, mais c'est une question de temps heureusement. » La novlangue est la langue officielle d'Océania, inventée par George Orwell pour son roman d'anticipation 1984 (publié en 1949). C'est une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l'expression des idées potentiellement subversives et à éviter toute formulation de critique de l’État, l'objectif ultime étant d'aller jusqu'à empêcher l'« idée » même de cette critique. Hors du contexte du roman, le mot novlangue est passé dans l'usage, pour désigner péjorativement un langage ou un vocabulaire destiné à déformer une réalité, ou certaines formes de jargon. L’idée fondamentale du novlangue est de supprimer toutes les nuances d’une langue afin de ne conserver que des dichotomies qui renforcent l’influence de l’État, car le discours manichéen permet d'éliminer toute réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre, il n'y a pas de milieu. Ce type de raisonnement binaire permet de favoriser les raisonnements à l'affect, et ainsi d'éliminer tout débat, toute discussion, et donc toute potentielle critique de l'État. L’idée sous-jacente au novlangue est que si une chose ne peut pas être dite, cette chose ne peut pas être pensée durablement faute de renforcement par l’échange du dialogue. La question soulevée par cette supposition est de savoir si c'est notre pensée qui donne un sens à la langue (indépendamment de celle-ci), ou si c'est la langue (comme institution ou structure) qui constitue et façonne notre pensée. Par exemple, peut-on ressentir l’idée de « liberté » si nous ignorons ce mot ?
Stored with the screening record, where it is evidence for the labels above.
The record
- Venue
- Bulletin of Miscellaneous Information (Royal Gardens Kew)
- Topic
- Field
- Canadian institutions
- —
- Funders
- —
- Keywords
- PasserGeorge (robot)Catechesis
- Has abstract in OpenAlex
- yes