Portrait et réalisation d’une intervention visant à développer le sentiment d’efficacité personnelle des parents dans la gestion du temps d’écran des enfants d’âge préscolaire de Sherbrooke
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Bibliographic record
Abstract
Toujours plus nombreux, plus performants, plus divertissants, plus multifonctions, plus esthétiques, les écrans s’immiscent dans notre société avec une force croissante. Ils ont envahi le paysage social et familial des enfants, mais leur omniprésence peut donner lieu à des pratiques excessives. En effet, au Canada, pas moins de 80 % des enfants d’âge préscolaire dépassent le seuil de moins d’une heure de temps d’écran par jour. Le facteur le plus déterminant du temps passé devant les écrans par les enfants est, sans contredit, le temps d’écran des parents. De par leurs habitudes, les parents peuvent influencer positivement ou négativement le temps d’écran de leurs enfants. Toutefois, être parents à l’ère du numérique n’est pas chose simple puisqu’ils sont confrontés à un dilemme. D’un côté, les avantages qu’ils peuvent tirer des écrans et l’intérêt marqué des enfants pour ces petites bêtes noires rectangulaires. De l’autre, les effets potentiels négatifs du temps d’écran sur la santé et le développement des enfants. Ne sachant plus sur quel pied danser, les parents peuvent se sentir moins efficaces pour gérer le temps d’écran des enfants et leur sentiment d’efficacité personnelle (SEP) en est affecté. Le SEP réfère à la façon dont une personne évalue sa capacité à réaliser avec succès un comportement spécifique. À ce jour, peu d’études se sont intéressées au SEP des parents dans la gestion du temps d’écran des enfants d’âge préscolaire. Pourtant, il semble être un élément essentiel à prendre en compte pour favoriser une diminution du temps d’écran des enfants. Ainsi, ce projet de recherche s’appuie sur la théorie du sentiment d’efficacité personnelle d’Albert Bandura et a pour objectif de : 1) dresser un portrait du SEP de parents dans la gestion du temps d’écran d’enfants d’âge préscolaire de Sherbrooke et des variables qui peuvent l’influencer et 2) évaluer les effets d’une intervention visant à développer le SEP des parents pour favoriser une saine utilisation des écrans auprès de leurs enfants. \n \nPour ce faire, 89 parents d’enfants âgés de deux à cinq ans ont été recrutés dans sept centres de la petite enfance (CPE) pour répondre à un questionnaire électronique pour constituer le portrait. Parmi ces CPE, deux ont été sélectionnés pour participer à l’intervention de l’étude en tant que groupe intervention et groupe contrôle. Le groupe contrôle était constitué de 22 parents et le groupe intervention était constitué de 16 parents. Parmi les 16 parents du groupe intervention, sept parents n’ont pas réalisé toutes les activités de l’intervention. Ainsi, le groupe intervention a été divisé en deux groupes : le groupe intervention complète (n = 9) et le groupe intervention incomplète (n = 7). L’intervention consistait d’abord à envoyer un questionnaire électronique préintervention aux participants du groupe intervention et du groupe contrôle. Ce questionnaire visait à recueillir des informations sur le SEP des parents pour favoriser une saine utilisation des écrans, sur le temps d’écran des parents et celui de l’enfant. Ensuite, l’intervention se déroulant sur trois semaines comprenait une séance de formation sur la saine utilisation des écrans, l’envoi par courriel de matériel éducatif sur le sujet, une proposition de défis en lien avec la saine utilisation des écrans, l’utilisation d’un plan médiatique familial et un atelier de discussion. Un questionnaire postintervention et deux mois postintervention a été envoyé aux parents du groupe intervention et du groupe contrôle afin de réévaluer leur SEP pour favoriser une saine utilisation des écrans, leur temps d’écran et celui de l’enfant. \n \nIl ressort du portrait que les parents ont un SEP relativement élevé pour favoriser une saine utilisation des écrans auprès de leurs enfants. Ceci est paradoxal puisque la majorité des parents et des enfants ne respectent pas les recommandations en matière de temps d’écran. Toutefois, le respect des recommandations de temps d’écran par les parents et par l’enfant, la présence de règles et une faible accessibilité aux écrans à la maison sont associés à un fort sentiment d’efficacité parentale pour favoriser une saine utilisation des écrans. En ce qui concerne l’intervention de l’étude, une amélioration significative du SEP pour favoriser une saine utilisation des écrans a été observée en postintervention et au deux mois postintervention chez les participants du groupe intervention complète lorsque comparés aux participants du groupe contrôle. Après l’intervention, une diminution significative du temps d’écran en semaine a été observée chez les participants du groupe intervention complète lorsque comparés aux participants du groupe contrôle. Malheureusement, cet effet n’a pas été maintenu deux mois plus tard. L’intervention n’a pas eu d’effet sur le temps d’écran des enfants. La courte durée de l’intervention et le fait que la saine utilisation des écrans est une habitude de vie qui s’acquiert et se développe par des processus d’apprentissage à long terme peuvent expliquer ces résultats. \n \nLes résultats de l’étude sont particulièrement novateurs puisqu’ils montrent que le SEP des parents exerce une grande influence sur plusieurs variables dans la gestion du temps d’écran des enfants d’âge préscolaire. Cette étude innove également en montrant qu’une intervention où l’accent est fortement mis sur le développement du SEP des parents peut entraîner des effets positifs et significatifs sur leurs comportements, leurs perceptions et leur environnement dans la promotion de la saine utilisation des écrans. Finalement, le SEP des parents semble être un facteur clé de réussite pour les interventions visant à promouvoir la saine utilisation des écrans chez les enfants d’âge préscolaire et il gagnerait à continuer de faire l’objet d’une attention soutenue de la part de la communauté scientifique.
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Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it