Mobilités de travail et (re)construction des rapports sociaux au sein dâune\ncommunauté Hmong de Chine (province du Guizhou)
Why this work is in the frame
A frame that forgets how it found something cannot be audited. These are the routes that admitted this work.
Bibliographic record
Abstract
La mobilité rurale-urbaine est sans contredit lâun des phénomènes les plus marquants que la Chine a connus depuis ses réformes des années 1980. Dâune ampleur colossale, elle a constitué un fondement essentiel de sa transition et de son développement économiques. Or, si lâimpact social de cette mobilité a été abondamment étudié dans les villes où séjournent les paysans, il demeure peu connu dans leur communauté dâorigine, et encore moins en contexte de « nationalité minoritaire ». \n\nReposant sur une enquête de terrain de plus dâune année, cette thèse en géographie sociale examine la (re)construction sociale dans une communauté rurale et minoritaire (c.à d. Hmong ou Miao) de Chine en lien avec le phénomène de la mobilité de travail. Dâune intensité croissante, la pratique de la mobilité de travail par les membres de cette communauté est double. Les migrants sont soit des herboristes ambulants dans les villes de lâespace régional, soit des travailleurs salariés dans les villes orientales du pays. Lâutilisation dâune approche du changement social intégrant les sphères du réel et de lâimagination et prenant en compte les dimensions territoriale et économique du phénomène migratoire est originale. De même, lâimportance égale portée aux discours et aux actions des migrants et des non-migrants dans le processus de transformation sociale se veut novatrice.\n\nDans ses résultats, cette thèse fait état, premièrement, dâune refonte des logiques territoriales et économiques de la communauté étudiée sous lâeffet du phénomène migratoire. De toute évidence, les fondements géographiques de son territoire se sont récemment complexifiés et multipliés. Désormais, une variété de lieux, de frontières, de réseaux sociaux et dâéchelles se dessine dans les configurations territoriales de ses membres. Les implications économiques sont tout aussi patentes. Outre la forte dominance des transferts dâargent des migrants dans les budgets familiaux, les questions du développement et des inégalités aux différentes échelles de la communauté renvoient aujourdâhui essentiellement au fait migratoire.\n\nDeuxièmement, cette thèse montre la forte empreinte laissée par la mobilité dans la sphère sociale. Nécessitant soutien aux extrémités de leur parcours, les migrants sollicitent de plus en plus lâaide de leurs réseaux lignagers, claniques, villageois et matrilinéaires. Et dans ce processus, il nâest pas rare quâils enfreignent consciemment les principes hiérarchiques traditionnels de leurs rapports familiaux. Aussi, au travers de la mobilité, des groupes longtemps marginalisés, tels les femmes et les jeunes adultes, ont acquis estime, autonomie et pouvoir décisionnel. Parallèlement, lâordre social sâest bouleversé. Ce nâest plus le volume de la production agricole, mais le nombre de travailleurs migrants qui détermine aujourdâhui les différentes classes sociales de la communauté.\n\nFinalement, dans le contexte plus large des populations rurales et minoritaires de Chine et du Massif sud-est asiatique, cette thèse fait ressortir lâimportance dâaborder la question de lâimpact social de la mobilité au-delà des paradigmes de la modernisation et de lâintégration. Contrairement à la plupart des écrits touchant à cette question, il ne suffit pas de porter le regard sur lâinfluence que les urbains et leur mode de vie soi-disant moderne exercent sur les migrants. Il est également nécessaire de reconnaître les capacités dâinitiative et dâinnovation sociale des membres de ces populations, migrants et non-migrants. Mais aussi, cette recherche démontre que la question identitaire se doit dâêtre prise en compte. Les sentiments de marginalité et de subordination demeurent vivaces au travers du phénomène migratoire. Et de tels sentiments semblent se traduire, le plus souvent, par un renforcement des liens sociaux et intracommunautaires au sein même de ces populations minoritaires.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.000 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.001 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it