Il est temps de lutter contre l?abus des stimulants sur nos campus.
Notice bibliographique
Résumé
Les universites et les colleges doivent en faire plus pour proteger nos jeunes adultes des dangers lies a l’utilisation de stimulants illicites et pour les renseigner sur cette question. L’abus de medicaments d’ordonnance comme le methylphenidate et l’atomoxetine atteint un taux alarmant de 5 a 35 %1. Si rien n’est fait, certains de nos meilleurs cerveaux sont a risque. Les etudiants utilisent des stimulants pour accroitre leur attention et leur vigilance afin de donner un coup de fouet a leur rendement scolaire. Ces bienfaits ne sont toutefois pas fondes sur la realite, mais plutot sur un mythe omnipresent. En effet, la plupart des preuves demontrent que l’utilisation de stimulants n’entraine aucune amelioration cognitive par rapport a un placebo chez des individus en bonne sante2. En bref, les etudiants qui pensent qu’une pilule ameliorera leurs notes ou fera surgir en eux de nouvelles aptitudes scolaires se trompent grandement. Pire encore, la plupart des etudiants ne semblent pas conscients des effets secondaires potentiels et des dangers associes a l’utilisation de stimulants3. Lorsque ces substances sont utilisees sans supervision medicale, qu’elles sont prises pour les mauvaises raisons ou qu’elles sont mal administrees (c.-a-d. prisees ou injectees), leurs effets indesirables connus ne sont pas seulement probables, ils sont inevitables. Les donnees sur les dangers encourus par des participants en bonne sante sont rares, mais si l’on extrapole a partir de donnees portant sur des patients atteints d’hyperactivite avec deficit de l’attention, le medicament a des consequences graves pour la sante. Les risques comprennent le deces, une hypertension et des arythmies mettant en danger la vie du malade, des surdoses graves, de la dependance et de la depression1. Une surdose se traduit par des effets comparables a ceux observes dans les cas d’utilisation d’amphetamines et de cocaine, notamment de l’hypertension grave, une hyperthermie, une tachycardie, de l’agitation grave et de la psychose. Les effets secondaires graves ont genere un avertissement de type « boite noire » par la Food and Drug Administration et Sante Canada lorsque ces medicaments sont utilises selon la prescription medicale. Lorsqu’ils sont administres par des voies non approuvees ou mal etudiees comme par absorption nasale (prisees) ou par injection de comprimes ecrases et dissous, les consequences peuvent etre plus frequentes et plus graves. Les surdoses sont rares et potentiellement mortelles. Le plus inquietant, c’est le potentiel d’accoutumance a ces medicaments d’ordonnance. Un examen recent a mis en lumiere le fait que « les effets de renforcement du methylphenidate etaient generalement semblables a ceux de la cocaine et de la d-amphetamine [speed] »4. Les universites et les colleges sont au point zero en matiere d’abus de stimulants pour augmenter le rendement scolaire. Par consequent, une attention soutenue doit etre exercee et des ressources doivent etre affectees a ce dossier. Mais d’abord, cette question doit etre reconnue par les universites comme etant un probleme qui met la vie en danger, puis cet usage doit etre denormalise. Pour commencer, les universites doivent s’engager dans des campagnes ciblees d’education sur la sante qui demysti-fient les croyances et exposent les risques, tout comme les campagnes antitabac. Les universites doivent egalement essayer de recenser les causes profondes de l’abus de stimulants et s’attaquer au probleme. Il est plausible que la concurrence malsaine, le jeu rude ou les attitudes de bourreau de travail prevalent. Des attentes claires, le mentorat par les pairs, des ressources supplementaires et un environnement plus structure peuvent encourager de saines habitudes d’etude. Des programmes qui aident a l’integration des tres jeunes etudiants qui vivent loin de leur famille pour la premiere fois, l’acces facile au tutorat et a d’autres ressources seront fort utiles. Nous devons nous rappeler que la plupart des etudiants qui utilisent ces medicaments de facon inappropriee ont de bonnes intentions, mais ont peut-etre simplement besoin de renseignements ou de ressources fiables pour faire les bons choix. Les administrateurs universitaires doivent etre vigilants parce que, comme dans le cas de beuverie et de consommation d’alcool par des mineurs, ils pourraient etre tenus responsables des consequences de l’abus de stimulants a l’interieur de leurs murs. En plus d’offrir des programmes concus pour reduire au minimum les abus, les universites devraient rassembler leurs propres donnees sur l’abus de substances, notamment l’abus des stimulants, pour faire en sorte de s’attaquer a cette importante question. Les fournisseurs de soins dans les cliniques de sante universitaires doivent etre attentifs aux etudiants qui n’ont pas recu de diagnostic de symptomes d’hyperactivite avec deficit de l’attention, et leur prescrire les medicaments appropries afin de les empecher de pratiquer l’automedication pour un trouble deficitaire de l’attention non diagnostique5. Plus important encore, les professionnels de la sante travaillant avec les adolescents et les jeunes adultes doivent dissuader leurs patients de vendre ou de distribuer leurs « surplus » de medicaments. Enfin, l’Enquete de surveillance canadienne de la consommation d’alcool et de drogues doit consacrer un paragraphe a la jeunesse qui frequente des etablissements postsecondaires pour contribuer a la surveillance nationale. Comme le dopage dans le sport, l’abus de stimulants par nos etudiants les meilleurs et les plus brillants doit etre denormalise et etre purement et simplement considere comme de la tricherie ou de la toxicomanie.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,003 | 0,003 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,000 | 0,001 |
| Communication savante | 0,000 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,000 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,001 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule tête enseignante, pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».