Les limites d'une puissance moyenne durant la guerre froide : la participation du Canada à la Commission internationale de supervision et de contrôle au Vietnam 1947-1957
Notice bibliographique
Résumé
La participation du Canada à la Commission Internationale de Supervision et de Contrôle au Vietnam, de 1954 à 1957, ne cadre pas dans ce qui a été défini comme l'âge d'or de la diplomatie canadienne. L'internationalisme canadien et son désir de se présenter en puissance moyenne indépendante ne se sont pas réalisés. Nous avançons que les pressions inhérentes à la guerre froide ont empêché le Canada de se comporter de façon juste et impartiale dans un conflit qui impliquait des protagonistes des deux blocs. Malgré une politique très indépendante des blocs en repoussant la reconnaissance de Bao Dai au début des années 1950, le Canada ne sera pas en mesure de conserver cette position et devra donner son appui au gouvernement de Bao Dai. À partir de là, la politique étrangère canadienne s'alignera de plus en plus sur celle de Washington, au point de s'y fondre et d'en devenir un acteur sur le terrain au Vietnam. Cependant, le Canada n'a pas su saisir l'opportunité que lui offrait l'Inde de former un mouvement non-aligné pour mettre fin aux combats en Indochine. L'alignement du Canada sur les États-Unis n'était donc pas inévitable. Le premier chapitre traite de la politique étrangère canadienne entre de 1947 à la conférence de Genève de 1954. Au cours de cette période, le Canada fait montre d'une grande vis-à-vis de ses alliés de l'OTAN. À cette époque, le Canada est tenté par le mouvement non-aligné initié par l'Inde. Même s'il aspire à une plus grande influence sur les enjeux touchant le Pacifique, le gouvernement canadien fera tout ce qu'il peut pour être tenu à l'écart d'une implication directe dans le conflit indochinois. Toutefois, les puissances réunies à Genève en décideront autrement et inviteront le Canada à siéger à la CISC. Une invitation qu'Ottawa ne pourra pas refuser. Le deuxième chapitre porte sur les semaines qui suivirent la fin de la conférence de Genève en juillet 1954. C'est durant cette période que le gouvernement canadien définit sa politique relative à sa participation à la CISC, ainsi que le commissaire à la tête de sa délégation. À partir de ce moment, le Canada adoptera une politique confuse et ambiguë, mais assurément anticommuniste. Ottawa voulait paraître impartial, tout en luttant contre le communisme. Pour Ottawa, l'important est de préserver une bonne image du Canada à l'étranger. Le dernier chapitre concerne la mise en application de la politique canadienne à travers sa délégation à la CISC, entre 1954 et 1957. Nous verrons que les pressions de la guerre froide au sein de la CISC pousseront les Canadiens à défendre de plus en plus ouvertement les intérêts anti-communistes des occidentaux. La délégation canadienne s'affairera à défendre la politique de l'anticommuniste Ngo Dinh Diem au Sud, au détriment du gouvernement de Ho Chi Minh au Nord. Le Canada ira même jusqu'à vouloir empêcher la tenue d'élections libres au Vietnam et à bloquer les travaux de la CISC. C'est vers la fin de la période étudiée que la politique canadienne au Vietnam s'aligne véritablement sur celle de Washington au point de défendre ses infractions aux accords de Genève. Notamment en défendant l'envoie de troupes américaines sur le territoire vietnamien. \n______________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Canada, Vietnam, Indochine, Genève, Commission, International, Supervision, Contrôle, Politique, Paix, Guerre froide.
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| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,003 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
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| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,007 | 0,000 |
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