J. Michaël Hayden, Malcolm R. Greenshields, Six Hundred Years of Reform. Bishops and the French Church, 1190-1789, Montréal et Kingston, Mac Gill-Queen's University Press, 2005,604 p., ISBN 0773528938.
Notice bibliographique
Résumé
compte de la monarchie française qui, tout au long du XVI e siècle, tend à favoriser les conciliations entre Turcs et Vénitiens pour affaiblir les Habsbourg, accroît les tensions avec l'Espagne.Enfin, la reconnaissance d'Henri IV comme roi de France, dès octobre 1589, conforte l'opposition entre les deux puissances.La correspondance du diplomate espagnol avec Madrid relate par le détail ces nombreuses querelles.Les trois chapitres suivants sont consacrés à la description des relations diplomatiques de Charles Quint et de Philippe II avec les souverains pontifes.Malgré leur succession rapide sur le trône de Saint-Pierre (12 papes pour les 70 années étudiées), M. Levin réussit à retracer les aléas de la conjoncture politique tout en dégageant les principaux traits de l'action diplomatique espagnole.Ainsi, le but de Madrid est de trouver un soutien à sa politique confessionnelle et à sa « grande stratégie » (G.Parker) dans la capitale romaine, alors que les papes s'efforcent, le plus souvent, d'unir autour d'eux les princes catholiques pour réaliser une nouvelle croisade, tout en conservant, voire en accroissant, l'influence des États de l'Église et en pratiquant un népotisme manifeste.Revers et victoires diplomatiques espagnoles s'enchaînent à Rome, de la constitution d'une faction hispanophile au sein du collège des cardinaux dans les années 1530-1540, dont l'un des artisans est l'ambassadeur Diego Hurtado de Mendoza, jusqu'à l'échec que représente la prise de contrôle par Clément VIII en 1598 de Ferrare, cité-État, contre la volonté espagnole.Certains épisodes éclairent un refus romain de la Pax hispanica, comme l'excommunication de Philippe II fulminée par Paul IV (1555-1559) pendant ce qu'on a nommé la « guerre de Carafa » : Madrid menaça Rome d'un nouveau siège, alors que celui de 1527 par les troupes de Charles Quint était encore dans toutes les mémoires, ce qui amena le pape à composer.Toutefois, l'auteur insiste sur trois camouflets diplomatiques subis par Madrid, avec Gregoire XIII, qui refusa de donner son appui à l'annexion du Portugal, avec Sixte Quint qui s'opposa à un financement de l'Invincible Armada, et avec Clément VIII qui accueillit Henri IV dans l'Église catholique, malgré les menaces de soustraction d'obédience proférées par le comte d'Olivares, ambassadeur de Philippe II et père du futur valido.Parmi les victoires espagnoles, la plus éclatante est celle de Lépante qui demeura, comme on le sait, sans lendemain.L'essentiel des rapports entre Rome et la monarchie espagnole ne réside pas dans ces vicissitudes événementielles, car les Habsbourg dépendent du pape de façon structurelle, M. Levin le souligne dans un cinquième chapitre.Pour le domaine fiscal, les ressources des « trois grâces » (subsidio, excusado et cruzada) ne peuvent être prélevées qu'avec l'accord pontifical.En revanche, l'auteur est moins prolixe sur les questions (complexes) de la vassalité du roi d'Espagne envers Rome pour les possessions sardes, siciliennes, napolitaines, voire milanaises, ce qui aboutit pourtant à des polémiques sur le partage des compétences entre pouvoirs séculier et religieux, et à des problèmes de subordination du premier au second dans certains de ces territoires.Cela se traduit aussi par de fréquentes querelles juridictionnelles et, dans les faits, par l'immixtion permanente du pape et de la Curie dans les nominations aux principaux bénéfices.Le chapitre 6 est consacré à la fonction de renseignement de la diplomatie espagnole, déjà largement étudiée par Paolo Preto pour Venise (cf.I servizi segreti di Venezia, Milan, 1994), poste qui constitue un véritable observatoire du Levant ottoman.M. Levin précise les modalités de cette observation en s'appuyant sur des éléments de la correspondance entre l'ambassadeur et son souverain.À partir de l'ambassade espagnole à Rome, de nombreuses dépêches obtenues par des canaux variés permettent à Philippe II de se tenir bien informé de la situation politique et religieuse.Et pourtant à COMPTES RENDUS, N° 56-3, 2009 167 Belin | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 79.216.133.134)de nombreuses reprises, quand les ambassadeurs lui envoient des informations importantes, celles-ci demeurent sans réponse de sa part, au point qu'une certaine atonie de la monarchie espagnole ressort des descriptions de cette correspondance.Le dernier chapitre évoque l'emploi des diplomates en tant que « contacts culturels », même si la notion est utilisée de manière relativement anachronique.Aussi bien à Venise qu'à Rome, les ambassadeurs recherchent les œuvres d'art et les ouvrages précieux ; ils négocient pour le compte de leur souverain, ou pour le leur, avec des artistes.Ainsi, en 1577, Philippe II demande à son représentant à Venise, Juan de Zúñiga, de trouver un peintre afin de décorer l'Escorial, mais ni Véronèse, ni Le Tintoret n'ont voulu quitter l'Italie.Les exigences royales sont renouvelées pour la constitution de la bibliothèque du palais-monastère.La plupart des diplomates espagnols possèdent une culture suffisante pour accomplir ces tâches, et Diego Hurtado de Mendoza, à Venise, a entretenu une relation personnelle avec Titien, dont il reste un portrait du diplomate.Parmi ces investigations culturelles, l'auteur inclut la patiente recherche de reliques qui représentent pour Philippe II un des attributs importants de l'Escorial ; ses ambassadeurs sont mis à contribution pour les recueillir.De même que pour les peintures, l'acquisition de ces trésors religieux entre souvent en concurrence avec d'autres puissances, dont le pape, des cardinaux, des congrégations ou des chapitres.On le voit en particulier avec ce dernier chapitre, Agents of Empire embrasse beaucoup de domaines, certainement trop.Ainsi peut-on regretter que la « mission divine » de l'Espagne ne soit évoquée que dans la conclusion, ou que la notion de messianisme politique n'apparaisse pas du tout.Ces lacunes proviennent très certainement de la tentative de concilier une synthèse historique rapide et pratique, et la présentation d'une thèse alternative à celle de l'impérialisme espagnol hégémonique en Italie.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,003 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,002 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,005 |
| Études des sciences et des technologies | 0,004 | 0,003 |
| Communication savante | 0,004 | 0,006 |
| Science ouverte | 0,002 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,005 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,028 | 0,010 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».