Orientalisme populaire et modernisme: Une nouvelle rectitude politique au Canada
Notice bibliographique
Résumé
Orientalisme populaire et modernismeUne nouvelle rectitude politique au Canada Denise Helly (bio) On observe trois formes de dévalorisation de l'immigration dans les sociétés occidentales depuis les années 1990, la xénophobie, le rejet des demandeurs d'asile et des illégaux, et l'islamophobie (Cole, 2009). Ce terme, créé en 1997 par Runnymede Trust, décrit une hostilité haineuse envers les musulmans. Nous traitons ici de formes discursives de cette hostilité par des Canadiens et non de formes comme la discrimination, la victimisation (crimes haineux) et la criminalisation (profilage, effets de dispositions anti-terrorisme)1. 1. Les debats sur les minorites religieuses Un premier débat public survient au Québec, en 1994–95, à propos du foulard islamique. L'idée d'une impossibilité des musulmans de suivre les préceptes de la modernité, en l'occurrence l'égalité de genre, le sous-tend et il s'éteint avec un avis de la Commission des droits de la personne du Québec sur la légalité du port de signes religieux. Un autre débat public s'amorce en 2001, à la suite des attentats aux États-Unis de la diffusion en 2002–2003 des données du recensement canadien de 2001 montrant une croissance de la population musulmane. Puis, à partir de 2003, les signes religieux dans la sphère publique et les débats à leur propos en France deviennent objets de l'attention des sondages et des médias, alors que le renouvellement de la clause permettant les enseignements chrétiens dans les écoles publiques québécoises suscite des controverses sur le [End Page 157] statut de la religion dans la sphère publique. En 2004, la découverte par le grand public d'instances d'arbitrage religieux en Ontario donne une échelle pancanadienne aux controverses qu'avivent ensuite divers faits : décision de la Cour suprême sur la légitimité du port du kirpan à l'école (2006), création de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles au Québec (CCPARDC, 2008), discussions sur le financement public des écoles catholiques en Ontario, sur le Programme d'éthique et culture religieuse (2008, Québec), des crimes d'honneur (2009, Ontario) et une Charte de la laïcité du Québec (2009–2010). Ces débats s'accompagnent de la couverture médiatique d'incidents souvent créés par des groupes de pression et politiciens et donnent l'impression de demandes incessantes de reconnaissance de pratiques particulières par les musulmans. Des faits anodins prennent de l'importance : foulard porté par un membre d'une équipe de soccer à Edmonton et d'une équipe de judo au Manitoba ; longueur de jupe d'une employée de l'aéroport de Toronto (National Post, 2007) ; code de conduite du Conseil municipal d'Hérouxville (population 1,300) en 2007 avisant les immigrants que les femmes ne peuvent être lapidées, brûlées vivantes, défigurées par de l'acide ; confusion du Directeur général des élections et du Premier Ministre sur le port de la burqa lors du vote de fin 2007. Les pratiques culturelles minoritaires sont un objet de dissensions entre Canadiens depuis les années 1980. Avant que ne surgissent des conflits publics sur des usages musulmans et sikhs, en 1991 (Angus-Reid, 1992) 58 % des Canadiens acceptent que le gouvernement appuie la préservation d'usages culturels minoritaires si ceux-ci respectent les droits et libertés, si la polygamie, les mariages arrangés et l'idée d'une supériorité de l'homme sur la femme sont interdits. 42 % pensent que l'unité nationale est affaiblie par les minorités ethnoculturelles qui persistent dans leurs traditions, 32 % que les immigrés doivent oublier leur culture et 39 % que les immigrés doivent conserver leurs usages dans la sphère privée. De plus, 15 % avance que le mariage entre « races » différentes est une mauvaise idée et 18 % que le multiculturalisme détruit la manière de vivre des Canadiens. Les positions et les clivages constatés en 1991 n'évoluent pas par la suite. Entre 2005 et...
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,004 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,002 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,002 | 0,002 |
| Communication savante | 0,000 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,002 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,004 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule tête enseignante, pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».