Notice bibliographique
Résumé
REVIEWS139 Katherine Astbury. TL· Moral Tale in France and Germany 1 750-1 789. SVEC 2002:07. Oxford: Voltaire Foundation, 2002. viii + 223pp.£49/€83. ISBN 0-7294-0789-6. Parmi les textes porteurs du message réformateur des Lumières européennes, le conte moral joue un rôle décisif que Katherine Astbury tente de cerner en proposant une lecture croisée de son évolution en France et en Allemagne. Son étude relève tant de l'histoire du genre que de l'histoire des idées qu'il propage grâce au commerce des journaux et des revues dont il est un ingrédient prisé et discuté. La parution de ces contes moraux en recueil ne vient souvent qu'en second lieu. Avant que les histoires brèves (contes et nouvelles) acquièrent finalement leur autonomie littéraire dans l'économie des genres constituant chacune des littératures nationales concernées, une période de fréquentation mutuelle et d'évolution contrastée du conte moral français et allemand s'est alimentée, comme le montre Astbury, des enjeux politiques et sociaux marquant sur le continent le déclin de l'Ancien Régime et la naissance de la société bourgeoise. La recherche présentée se fonde sur une documentation très riche en sources d'époque et en travaux critiques (pp. 183-205) où il est fait état d'une matière suffisante pour deux thèses, l'une en études françaises et l'autre en études germaniques. Aussi, les deux domaines sont-ils traités en alternance, permettant une appréciation conjointe d'évolutions distinctes où se dessinent des zones d'échanges, de dialogues, voire de confrontations. En fait, comme le conte moral allemand doit beaucoup aux modèles français dans un premier temps, son autonomisation suppose un rejet du modèle initial et une valorisation de sujets nationaux. L'auteur modèle, qui dès les années 80 sera considéré en Allemagne comme un classique (p. 48), est bien sûrJean-François Marmontel dont le recueil intitulé précisément Contes moraux (1761) a lancé la mode de ce nouveau genre. L'adjectif «moral » est à entendre ici dans un sens très large qui recouvre à l'époque la peinture des mœurs, le message édifiant et la mise en action de points de vue philosophiques (p. 8). L'idée de conte est tout aussi inclusive, puisque les auteurs et les critiques du XVIIIe siècle se servent indifféremment des termes conte, nouvelle, histoire, anecdote, Erzählung Geschichte, Anekdote, Novelle et Roman (p. 7). L'origine anglaise de prises de position morales diffusées dans desjournaux par le moyen de personnages et de récits fictifs est soulignée à raison, que l'on pense aux liens à faire entre le Spectator, Marivaux et Marmontel ou encore aux histoires incluses dans LePouret contreàe l'abbé Prévost (p. 18). En Allemagne, les traductions des «British moral weeklies» a autant de succès qu'en France. La formulejournalistique développée parJoseph Addison et Sir Richard Steele 140EIGHTEENTH-CENTURY FICTION16:1 se modifie peu en passant les frontières, mais le conte moral y gagne de la place de sorte que pratiquement tous les auteurs des Lumières allemandes s'y sont exercés (p. 37). Il y a aussi un lien à faire entre le conte moral et le théâtre tant en France (p. 19) qu'en Allemagne (p. 43). Bref, il semblerait que selon la première étape considérée, le conte moral juge davantage les mœurs (Sittenrichter), comme pouvaient aussi le faire la comédie ou le drame, avant de devenir personnel et intimiste (Gewissensrichter) à l'allemande (p. 14). En France Marmontel s'oppose à l'attaque deJeanjacques Rousseau contre les spectacles (p. 29), tandis qu'en Allemagne on observe une production véritablement hybride qui combine la légèreté française avec des sujets allemands chez des auteurs tels que Hans Ernst von Teubem, Heinrich Peter Sturz et Christoph Heinrich Korn (pp. 49-52). Tandis que les auteurs de contes moraux se font un nom en publiant à titre individuel des recueils...
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,000 |
| Communication savante | 0,000 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,000 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,000 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule tête enseignante, pas un consensus.
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