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Enregistrement W2043050144 · doi:10.1353/ecf.0.0031

"La mort justifie toujours les âmes sensibles": à propos de Delphine

2008· article· fr· W2043050144 sur OpenAlexvenueno aff
Paul Pelckmans

Notice bibliographique

RevueEighteenth-Century Fiction · 2008
Typearticle
Languefr
DomaineArts and Humanities
ThématiqueHistorical Studies and Socio-cultural Analysis
Établissements canadiensnon disponible
Organismes subventionnairesnon disponible
Mots-clésHumanitiesArtPhilosophy

Résumé

récupéré en direct d'OpenAlex

"La mort justifie toujours les âmes sensibles":à propos de Delphine Paul Pelckmans Selon une très ancienne tradition (qui transcrit peut-être une expérience tout aussi ancienne, que nos morts comateuses nous ont fait quelque peu oublier), l'heure vraiment dernière serait souvent précédée d'un regain ultime. Germaine de Staël affirme à son tour que « la nature donne toujours [...] un instant de mieux avant la mort; c'est un dernier recueillement de toutes les forces, c'est l'heure de la prière ou des adieux ».1 La juxtaposition des deux termes—« prière » ou « adieux »—suggère certain équilibre des soucis eschatologique et relationnel, que la romancière, qui n'exprime aucune préférence pour l'un des deux registres, estimerait pareillement respectables. Elle s'écarte ainsi d'un de ses grands modèles. Au dénouement de La Nouvelle Héloïse, Julie, pourtant fort pieuse, choisit explicitement de consacrer ses derniers jours à ses proches plutôt qu'à la prière. Choix surprenant et voulu tel par Jean-Jacques, qui le souligne de façon un peu didactique en aménageant tout un suspense: Wolmar, l'époux athée de Julie, est très surpris par son indifférence pour les rites de passage traditionnels et donc curieux d'en avoir l'explication: « Quoi! cette femme dévote qui, dans l'état de santé ne passe pas un jour sans se recueillir, qui fait un de ses plaisirs de la prière, n'a plus que deux jours à vivre, [End Page 133] elle se voit prête à paraître devant le juge redoutable; et au lieu de se préparer à ce moment terrible, au lieu de mettre ordre à sa conscience, elle s'amuse à parer sa chambre, à faire sa toilette, à causer avec ses mais, à égayer leurs repas. Et dans tous ses entretiens pas un seul mot de Dieu ni du salut! ».2 Il sera édifié, dans un sens inhabituel, à la faveur d'un long entretien de Julie avec son ministre, qui se montre assez éclairé pour approuver entièrement cette tranquille insouciance. La page de Rousseau consonne, tel un ars moriendi d'accent inédit, avec une mutation majeure dans la longue histoire des attitudes devant la mort. Les artes traditionnels, on le sait, s'ordonnent essentiellement au souci du salut. Ils nous ramènent à un monde où la principale préoccupation près de chaque agonie concernait le sort à venir du moribond. Préoccupation plus que millénaire, aussi ancienne au moins que le christianisme, et qui se sera donc prêtée à bien des variations. Tout un haut moyen âge avait admis peu ou prou qu'il suffisait d'un enterrement ad sanctos, autrement dit en terre bénie, pour accéder pratiquement d'office au ciel. D'autres époques, plus inquiètes, appréhendaient au contraire que la dernière heure pouvait faire une différence décisive, sauver ou damner à jamais, ou, encore, n'en finissaient pas, autour du lit de mort ou par après, de multiplier les prières angoissées. On s'accordait de toute façon à estimer que la première question qui s'imposait près d'une agonie devait porter sur le sort à venir, le salut ou la damnation éternelles du mourant. Au XVIIIe siècle, cette priorité immémoriale tend à s'effacer. Michel Vovelle, on s'en souvient, a commencé ses recherches sur la mort par une étude des testateurs de sa Provence natale, qui multiplient au XVIIe siècle les fondations pieuses et y renoncent massivement au XVIIIe siècle: le salut valait apparemment moins cher!3 Robert Favre constate de même que les liturgies impressionnantes de la pastorale baroque deviennent, un siècle plus tard, une cible privilégiée des Philosophes.4 Des angoisses [End Page 134] qui avaient pu paraître indéracinables semblent soudain moins lancinantes. Philippe Ariès ajoute pour sa part qu'on aurait tort d'interpréter ce retrait des anciennes inquiétudes comme une libération pure et simple. Les vieilles peurs, à l'en croire, se seraient surtout effacées au profit d'un nouveau souci, souvent tout...

Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.

Comment cette classification a été obtenuedéplier

Prédiction machine sur la base complète

Imitation des enseignants

Ni prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.

score de la tête « metaresearch » (Codex)0,006
score de la tête « metaresearch » (Gemma)0,007
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cStatut de validation: machine_predicted_unvalidated
Catégories candidatesaucune
Catégories consensuellesaucune
DomaineSignal candidat: aucune · Signal consensuel: aucune
Devis d'étudeSignal candidat: Sans objet · Signal consensuel: aucune
GenreSignal candidat: Empirique · Signal consensuel: aucune
Score de désaccord entre enseignants0,017
Score d'incertitude au seuil0,057

Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)

CatégorieCodexGemma
Métarecherche0,0060,007
Méta-épidémiologie (sens strict)0,0010,000
Méta-épidémiologie (sens large)0,0000,000
Bibliométrie0,0010,001
Études des sciences et des technologies0,0100,048
Communication savante0,0070,007
Science ouverte0,0010,005
Intégrité de la recherche0,0040,010
Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger)0,0070,002

Scores machine (provisoires)

Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.

Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.

Tête enseignante Opus0,025
Tête enseignante GPT0,242
Écart entre enseignants0,218 · la distance entre les deux têtes enseignantes sur ce seul travail
Statut de validationscore_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découle

Classification

machine, non validée

Prédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.

Les modèles n’ont appliqué aucune catégorie : rien dans la taxonomie ne correspondait à ce travail.
Devis d'étudeSans objet
Domainenon disponible
GenreEmpirique

Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».

En bref

Citations0
Publié2008
Routes d'admission1
Résumé présentoui

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