Notice bibliographique
Résumé
Reviewed by: Objets de mépris, sujets de langage Maïté Snauwaert (bio) Sandrina Joseph , Objets de mépris, sujets de langage. Montréal, XYZ éditeur, coll. Théorie et littérature, 2009, 219 p., 25$ Dans cet ouvrage bien mené, écrit dans une langue claire, Sandrina Joseph développe une réflexion sur l'appropriation de l'injure comme condition performative d'émancipation au féminin. Ce processus opère lorsque, de reçue et subie par une forme de domination sociale (sous la forme d'un patriarcat dominant) ou psychologique (sous la forme par exemple d'une mère abusive), l'injure est déplacée et retournée en outil de libération. Les objets de mépris deviennent alors des sujets de langage : « pour reprendre possession de leur corps et de leur intégrité, certains personnages et certaines narratrices des œuvres ici à l'étude s'approprient une langue où l'assujetissement féminin est une convention, à savoir le discours injurieux, pour devenir sujets ». Réflexion féministe organisée sur l'impact social et socialisant du langage, cette recherche prend appui principalement sur les travaux de Judith Butler et sa relecture du performatif de J. L. Austin, en plus d'un abondant appareil critique sur l'injure, la pragmatique du langage, l'approche féministe de la littérature des femmes et les études de corpus sur les auteures étudiées, l'ensemble formant une lecture rigoureuse. À la suite de l'introduction et d'un chapitre de mise en place théorique, le corpus littéraire à l'étude offre un éventail varié d'exploration. Les œuvres de Violette Leduc, d'Annie Ernaux, de France Théoret et de Suzanne Jacob sont choisies à la fois pour le caractère représentatif des narratrices qu'elles mettent en scène, et pour la place respective qu'elles occupent dans l'institution littéraire, qualifiée par l'auteure d'importante sinon canonique. En outre, afin de pouvoir illustrer une évolution de la soumission à l'émancipation, la démonstration lie ensemble, dans chaque chapitre, deux œuvres de chacune des auteures, la première mettant davantage en place une forme de constat de la condition féminine, la seconde allant plus loin dans l'affranchissement d'une forme de domination. Enfin la variété des genres abordés - autobiographie, écriture intime, poésie et roman respectivement - apporte une autre richesse à la démonstration. Les résultats obtenus témoignent d'ailleurs de cette diversité, avec pour trait commun la personnification des narratrices de ces œuvres comme représentantes ou incarnations de l'auto-injure ou de la réplique injurieuse au féminin. Car tous les degrés se rencontrent, de l'insulte directe proférée au visage de la protagoniste aux tours de langue chargés de l'implicite d'une considération péjorative à l'égard [End Page 496] des femmes. C'est pourquoi l'auteure a souvent recours aux périphrases, en particulier au syntagme de « discours injurieux », car si l'injure proprement dite est au cœur de la constitution linguistique du problème (tel qu'il est illustré dans les textes, mais tel qu'il est modalisé d'abord dans la vie courante), c'est plus encore au faisceau langagier visant la domination d'un sujet par un autre sujet que l'auteure s'intéresse. La première narratrice, dont Sandrina Joseph montre la continuité de L'asphyxie à La bâtarde, est victime de la domination d'une mère abusive et de son relais de l'ordre social oppressant, jusqu'à ce qu'elle se nomme elle-même et définisse son identité par l'insulte qu'elle a reçue enfant : la qualification biologique et sociale de bâtarde. Joseph montre que chez Leduc, la décision de faire sien ce nom, si elle n'est pas aussi libératrice que le retournement de l'injure, produit un effet émancipateur en revenant à assumer son origine et à endosser son histoire comme spécifiante. Les deux narratrices d'Ernaux, ensuite, explorent également les effets du discours social accompagnant la formation d'une jeune fille, cette fois dans les années 1960. Dans Les...
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,007 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,002 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,004 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,002 |
| Communication savante | 0,003 | 0,003 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,016 | 0,003 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».