MétaCan
Menu
Retour à la cohorte
Enregistrement W2092867627 · doi:10.7202/037723ar

Porter l’excès 

2009· article· fr· W2092867627 sur OpenAlexvenueno aff
Cathérine Mavrikakis

Notice bibliographique

RevueFiligrane Écoutes psychothérapiques · 2009
Typearticle
Languefr
DomainePsychology
ThématiquePsychoanalysis and Psychopathology Research
Établissements canadiensnon disponible
Organismes subventionnairesnon disponible
Mots-clésEnvironmental science

Résumé

récupéré en direct d'OpenAlex

Porter l'excès 1 catherine mavrikakisEn avril 2003, Nicolas Lévesque déposait à l'Université de Montréal une thèse titrée Le deuil impossible nécessaire.Essais de psychanalyse sur la perte, la mémoire et la culture.NDLR C. M. : J'ai envie de te demander tout de suite, Nicolas : Pourquoi le deuil ?Pourquoi as-tu commencé ta « carrière », d'une certaine façon, par la rédaction, puis la publication de ta thèse sur le deuil 2 ?Qu'est-ce qui dans le deuil t'intéressait ou intéresse notre contemporanéité ?N. L. : Il y a une dimension personnelle, largement inconsciente, à cela, car je n'étais pas tout à fait conscient de ce que je faisais quand j'ai choisi de travailler sur le deuil pour mon doctorat.On peut peut-être d'abord commencer par les raisons « officielles » de ce choix, qui sont des raisons théoriques.Le deuil était le carrefour où pouvaient se rencontrer mes intérêts ; je trouvais notamment que c'était ce qu'il y avait de plus intéressant chez les auteurs que j'aimais, comme Pontalis et Derrida, et puis il me semblait qu'intellectuellement, on était rendus là, à faire le deuil de plein de choses, plus qu'à avancer, à progresser… Tout ce rapport à la limite m'intéressait beaucoup.Deuil et mélancolie était également un texte sur lequel j'avais envie de travailler, parce qu'il me paraissait un peu surévalué, dans le sens où il a eu tout un succès, alors qu'à mes yeux il n'était pas à la hauteur du reste de l'œuvre de Freud.Deuil et mélancolie est le texte où Freud se situe le plus du côté de l'économie.Le deuil, c'est tout le rapport au substitut ; donc, si on est trop dans le substitut, on est dans la manie de remplacer l'objet perdu, alors que si on n'est pas assez dans le substiut, ou trop dans l'impossible, on est dans la mélancolie.Deuil et mélancolie est assurément trop du côté du Freud de l'économie libidinale, de la métapsychologie, de toute la mécanique psychique ; ce n'est pas le Freud, qui, ailleurs dans son œuvre, parle de la dimension de la singularité, de tout ce qui est irremplaçable.À un niveau plus personnel, en ce qui a trait à ma thèse, je dois dire que j'étais moi-même en deuil de pas mal de choses : en deuil de ce que c'est l'université, faire un doctorat, devenir psychologue, devenir adulte… C'était à cette époque-là de ma vie.Ma copine était en deuil de son père et le deuil a aussi toujours fait partie de mon histoire familiale.Par exemple, le fait que ma mère ait perdu sa mère à l'âge de trois ans est évidemment déterminant, pour elle, mais aussi pour moi, même si consciemment je n'y ai pas pensé en choisissant mon sujet.Un tel événement fait nécessairement écho sur plusieurs générations.Avec le recul, j'ai réalisé que ma thèse sur le deuil s'inscrivait dans ce roman familial.Donc, pour toutes ces raisons… Danger !Le photocopillage détruit les revues.85 Filigrane, volume 18, numéro 1, 2009, pages 85 à 95 • • • • • • • C. M. : Ce qui est intéressant, aussi, dans ton livre, c'est l'idée que le deuil menace la culture.N. L. : Le deuil est un danger public !Le rêve est un danger public, de même que tout ce qu'on appelle la santé mentale ; les symptômes en général sont toujours un danger public, et c'est pourquoi on y réagit avec force et pourquoi on a toujours réagi avec grande violence à la folie.L'endeuillé est très vulnérable : c'est là, dans l'épreuve du deuil, que se fait le passage à une sorte de socialisation, si on veut, c'est-à-dire que c'est là, dans ce « travail », que la culture vient proposer des « prêtà-porter », des deuils prêt-à-porter ; l'on se détache d'un objet d'investissement, puis on ne sait pas où réinvestir, à quel saint se vouer, comme on dit ; la culture répond à cette demande en nous proposant plein de trucs, de substituts.Il est très intéressant de voir, dans les tragédies grecques par exemple, que ceux qui résistent au deuil et à la substitution sont enfermés ou menacés de mort ou encore exclus de la Cité.C'est encore vrai aujourd'hui.C'est-à-dire que ceux qui demeurent en deuil trop longtemps sont considérés pathologiques et ensuite vient tout un système de forces, c'est-à-dire, par exemple, les diagnostics, les différentes thérapies proposées, les médicaments, les hospitalisations.« On va le finir à ta place ton deuil !».Parce que c'est dangereux.Parce qu'on remet en question la société même quand on remet en question la substitution.Auparavant, il ne fallait pas aimer ou pleurer quelqu'un, parmi nos proches, plus que Dieu, car c'était remettre Dieu en question.Et si on pleurait trop une personne qui était partie à la guerre, on remettait en question la guerre elle-même.Il fallait substituer la patrie à la personne qu'on aimait.Encore aujourd'hui, quiconque résiste aux substitutions suggérées devient en quelque sorte un danger public.C. M. : Tu parles beaucoup du temps du deuil, et, ce que tu privilégies, c'est de penser une fin qui n'a pas de fin, alors que tu as l'impression que nous sommes dans un temps qui veut que le deuil finisse, que le deuil s'arrête.Dans ton livre, il y a vraiment un travail sur temps et deuil très important, qui rejoint aussi tes préoccupations sur la culture.N. L. : Je dirais que ça va dans les deux sens : on peut appeler ça le côté maniaque et le côté mélancolique.Le côté maniaque, qui représente bien l'époque dans laquelle on vit, est de l'ordre de la fin.Tout doit être nouveau, tout doit être remplacé très vite et donc tout doit finir, rien ne doit se prolonger.Mais j'ajouterais l'autre côté, qui me préoccupe plus qu'avant, c'est-à-dire le côté mélancolique, très fort chez les intellectuels notamment ; tout le discours de l'infini, du sans fin, du refus de tout remplacement ; bien sûr, c'est aussi un peu le rôle de la scène artistique et intellectuelle de rappeler qu'il ne faut pas toujours tout substituer, résister à toute l'idée de la marchandise, par exemple, mais ce que j'essaie de dire dans mon livre, c'est qu'il faut un mélange des deux : tout est à la fois fini et infini.Il faut à la fois passer à autre chose et, en même temps, il ne faut pas.C. M. : J'aime beaucoup ce que tu dis là, sur l'idée de la mélancolie des intellectuels, qui sont pris dans ce négatif, cet infini ; je pense que c'est vrai.C'est peutêtre ta pratique de clinicien qui te dit qu'il faut quand même être capable de passer 86 Filigrane, printemps 2009Danger !Le photocopillage détruit les revues.

Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.

Comment cette classification a été obtenuedéplier

Prédiction machine sur la base complète

Imitation des enseignants

Ni prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.

score de la tête « metaresearch » (Codex)0,002
score de la tête « metaresearch » (Gemma)0,011
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cStatut de validation: machine_predicted_unvalidated
Catégories candidatesaucune
Catégories consensuellesaucune
DomaineSignal candidat: aucune · Signal consensuel: aucune
Devis d'étudeSignal candidat: Sans objet · Signal consensuel: Sans objet
GenreSignal candidat: Empirique · Signal consensuel: aucune
Score de désaccord entre enseignants0,285
Score d'incertitude au seuil0,953

Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)

CatégorieCodexGemma
Métarecherche0,0020,011
Méta-épidémiologie (sens strict)0,0010,001
Méta-épidémiologie (sens large)0,0010,001
Bibliométrie0,0020,002
Études des sciences et des technologies0,0070,003
Communication savante0,0080,006
Science ouverte0,0020,006
Intégrité de la recherche0,0050,007
Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger)0,2850,185

Scores machine (provisoires)

Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.

Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.

Tête enseignante Opus0,025
Tête enseignante GPT0,367
Écart entre enseignants0,342 · la distance entre les deux têtes enseignantes sur ce seul travail
Statut de validationscore_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découle

Classification

machine, non validée

Prédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.

Les modèles n’ont appliqué aucune catégorie : rien dans la taxonomie ne correspondait à ce travail.
Devis d'étudeSans objet
Domainenon disponible
GenreEmpirique

Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».

En bref

Citations0
Publié2009
Routes d'admission1
Résumé présentoui

Explorer davantage

Même revueFiligrane Écoutes psychothérapiquesMême sujetPsychoanalysis and Psychopathology ResearchTravaux en français237 207