Notice bibliographique
Résumé
La difficulté d’appréhender la notion d’insignifiance s’explique par notre irrépressible désir de produire du sens : il suffit qu’une chose ait un sens pour qu’elle nous semble homogène à l’esprit et que, par conséquent, on s’imagine pouvoir agir sur elle. Le « sens » rassure ; le non-sens amuse, en tant que manifestation excessive, théâtrale d’un sens provisoirement congédié. L’insignifiant, lui, inquiète. Et s’il n’était que l’apparence trompeuse du signifiant ? Un signifiant méconnu et d’autant plus menaçant qu’il semble d’abord inoffensif ? En se limitant à Barthes et à Proust, cette étude voudrait contribuer à montrer la fécondité littéraire et heuristique d’un imaginaire poétiquement paranoïaque du sens, imaginaire pour lequel l’insignifiant représente à la fois un ennemi, un défi, un tourment, et la source d’une dilection sans doute masochiste, mais ô combien créatrice. Dans l’analyse célèbre de l’effet de réel, Barthes débusque le sens de ce qui prétend échapper au sens. Puis la réflexion du sémiologue évolue : dans l’anamnèse, le biographème ou encore la photographie, il s’agit plutôt de capter dans les étants une manifestation de l’être ; les choses comblent précisément par leur résistance à l’injonction de signifier. Mais le signe barthésien n’accueille l’insignifiance de la chose que lorsque celle-ci est morte, inaccessible : cette onto-sémiologie est mélancolique. Chez Proust, le statut et la valeur de l’insignifiant varient, selon le régime qui les assume. Dans le régime poétique de la mémoire involontaire, l’insignifiant ouvre la voie à la vraie vie, au passé retrouvé. Dans le régime obsessionnel de la quête de la vérité, l’insignifiant est un piège : il décèle l’information capitale, celle que l’aimée, maligne, veut dérober. Dans le régime de l’humour et de l’amour, l’insignifiant est reconnu comme un bienfait : on jouit (à deux) d’un réel (provisoirement) libéré du sens.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,000 |
| Communication savante | 0,001 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,000 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,008 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule tête enseignante, pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».