Étendue et limites des théories de la reconnaissance face à la diversité religieuse
Notice bibliographique
Résumé
Ce mémoire porte sur les théories de la reconnaissance. Objets principalement de la philosophie politique, les concepts de reconnaissance et de dignité sont ici appréhendés par la perspective sociologique. Nous nous intéressons plus particulièrement aux rapports sociaux qui se dessinent entre les minorités (notamment religieuses) et les institutions publiques. La conception du « multiculturalisme » sera d'abord examinée, en situant son émergence dans les représentations politiques au lendemain de la Deuxième guerre mondiale. Nous dégageons les implications juridiques et sociales de la reconnaissance formelle du caractère pluriel de la société canadienne. Les éléments de continuité entre la politique multiculturelle et les valeurs du libéralisme telles que la tolérance mais surtout l'autonomie individuelle retiennent l'attention. La réflexion théorique s'articule à partir de trois approches de la diversité axiologique de la société : l'approche libérale de la justice de John Rawls, la critique communautarienne de Michael Sandel et la perspective républicaine de Dominique Schnapper. Les oppositions théoriques entre ces auteurs, ainsi que certaines affinités implicites, permettent de cerner les évolutions qu'a occasionnées le débat sur ces approches depuis une vingtaine d'années. Le concept de reconnaissance retient principalement notre attention. Nous cernons ses dimensions majeures : dialogique (Taylor), politique (Kymlicka) et redistributive (Fraser). Sous cet éclairage, nous décrivons les principales formes politiques et juridiques à travers lesquelles la reconnaissance s'actualise au Canada depuis son passage officiel au paradigme de l'inclusion depuis les années 60. Nous nous intéressons également aux composantes « tragiques » de la reconnaissance, principalement en examinant les deux axes principaux de la pression à la conformité, la « contrainte interne » et la « tyrannie de la majorité ». Nous y saisissons, entre autres, le droit comme un appareil permettant possiblement le rééquilibrage des rapports de force entre minorités et majorité. La dernière partie de ce mémoire applique à un cas concret la conceptualisation théorique précédente. Nous nous intéressons à l'arbitrage religieux telle que la question s'est posée en Ontario en 2003 avec la requête de Syed Mumtaz Ali visant l'établissement de l'Institut islamique de justice civile. Nous supposons qu'une demande de reconnaissance se dessine en arrière-fond de cette requête. Nous nous basons principalement sur le rapport gouvernemental commandé à Marion Boyd, un peu moins de quinze années après l'entrée en vigueur de Loi sur l'arbitrage de 1991. L'ensemble de cette problématique demeure pertinent d'un point de vue analytique car la question s'est soldée par un refus de reconnaissance, offrant un horizon d'où l'on peut saisir la cartographie de l'acceptable et de l'inacceptable en matière d'adaptation politique et juridique à la diversité religieuse. Plus précisément, nous nous intéressons aux points d'achoppement qu'aura rencontrés la requête, en relevant certaines dimensions de la question qui seront demeurées dans l'ombre, malgré le débat public animé autour cette requête. \n______________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Reconnaissance, Libéralisme politique, Pluralisme, Multiculturalisme, Diversité religieuse, Minorités, Majorité, Droit, Société, Sociologie, Arbitrage religieux, Ontario, Canada.
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Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,009 | 0,015 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,005 | 0,004 |
| Études des sciences et des technologies | 0,005 | 0,042 |
| Communication savante | 0,015 | 0,017 |
| Science ouverte | 0,003 | 0,008 |
| Intégrité de la recherche | 0,005 | 0,010 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,010 | 0,001 |
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