Les officialités dans l’Europe médiévale et moderne. Des tribunaux pour une société chrétienne ed. by Véronique Beaulande-Barraud and Martine Chargeat
Notice bibliographique
Résumé
Reviewed by: Les officialités dans l’Europe médiévale et moderne. Des tribunaux pour une société chrétienne ed. by Véronique Beaulande-Barraud and Martine Chargeat Kouky Fianu Beaulande-Barraud, Véronique et Martine Chargeat (dir.)– Les officialités dans l’Europe médiévale et moderne. Des tribunaux pour une société chrétienne. Turnhout, Brepols, 2014, 340 p. L’ouvrage rassemble dix-sept communications livrées lors d’un colloque tenu à Troyes en mai 2010, accompagnées d’un avant-propos des organisatrices et d’une conclusion par le spécialiste de la question, Charles Donahue. L’ensemble a le grand mérite d’illustrer la richesse des fonds documentaires et la diversité des études que l’on peut y mener. En effet, bien que les officialités, ces « tribunaux pour une société chrétienne », aient en théorie en commun la référence à un même droit, canonique, l’application de ce droit prend de multiples formes, les tribunaux adaptant un droit universel à des pratiques locales. Les articles sont répartis en trois sections. La première comporte les enquêtes sur un type particulier d’officialités (anglaises, primatiales, italiennes, françaises) ou un tribunal précis (celui de Rouen ou de Saint-Julien-du Sault) ; intitulée « Le quotidien des officialités », la deuxième section rassemble des articles traitant des pratiques spécifiques telles que les formulaires des actes, les sceaux de l’institution, les peines, l’enfermement des curés ou les compétences d’une officialité tardive (XVIIIe s.). Enfin, un dernier groupe d’articles se penche sur le mariage tel qu’il apparait dans les sources d’officialités françaises, ibériques et italiennes. Comme c’est généralement le cas avec la publication d’actes de colloque, les articles sont courts (entre 10 et 15 pages) et ne se répondent que très peu. Certains auteurs regardent avant tout (voire exclusivement) la façade contentieuse de l’institution, tandis que d’autres se penchent sur les contrats authentifiés par l’officialité. En revanche, la variété des travaux rassemblés dans ce recueil fait la démonstration de l’importance du sujet retenu. Non seulement les tribunaux ecclésiastiques étaient-ils présents dans l’ensemble de la chrétienté, mais leur rôle s’avère fondamental à plusieurs égards, que ce soit dans l’élaboration de modèles diplomatiques transférés aux tribunaux laïques (O. Guyotjeannin), dans la création des premiers sceaux « administratifs » (J.-L. Chassel), dans la discipline des clercs (K. Saule), l’encadrement moral des laïques et des femmes en particulier (C. Cristellon), la production de normes (V. Beaulande-Barraud) ou encore dans le maintien du lien social (C. Avignon, A. Oïffer-Bomsel). Les travaux publiés ici illustrent la multiplicité des approches auxquelles se prête la documentation disponible : histoire du droit, histoire sociale, histoire des genres, histoire de la confession, diplomatique, sigillographie sont autant de voies explorées par les auteurs des articles. C’est que les officialités ont produit une grande variété de documents écrits, qui témoignent du rôle et de la fonction (tous deux variables) de cette institution. Parmi les sources exploitées figurent les actes produits par les officialités et conservés dans leurs archives ou celles d’autres [End Page 197] institutions (J.-L. Chassel, G. Combalbert, O. Guyotjeannin, C. Barralis), les comptes (V. Tabbagh), les procès (A. Oïffer-Bomsel) et les registres des officialités (C. Cristellon, E. Falzone). À cet égard, l’article de M. Charageat montre bien la façon dont une enquête sur la conflictualité matrimoniale peut faire feu de tout bois : procès et dépositions de témoins, brouillons de notaires et registres de la cour, lettres expédiées par la chancellerie sont autant de points d’accès que l’auteur confronte pour saisir les normes et leur utilisation. À la variété des sources répond celle de la chronologie et des niveaux d’officialités : du doyen rural au primat, les juges d’Église se répandent...
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,002 | 0,004 |
| Communication savante | 0,000 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,000 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,002 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; les deux têtes enseignantes s’accordent sur ce qui est montré ici.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».