«Comme un souci aux rayons du Soleil». Ronsard et l'invention d'une poétique de la merveille (1550-1556)
Notice bibliographique
Résumé
Véronique Denizot.« Comme un souci aux rayons du Soleil ».Ronsard et l'invention d'une poétique de la merveille (1550-1556).Travaux d'Humanisme et Renaissance, n° 373.Genève, Droz, 2003.P. 352.Le livre commence par une introduction (p.9-23) scindée en deux parties qui commentent tour à tour le titre et le sous-titre : « Comme un souci... », c'est-à-dire Ronsard-tournesol qui reflète pour ses semblables « la grandeur et la beauté du monde » (p.16), et « la poétique de la merveille », terme que Mme Denizot explique par ces mots : « Selon la modalité et la violence du choc, on parlera d'émerveillement, de stupeur, d'ébahissement, d'admiration ou d'étonnement ; la merveille, inouïe, rend curieux, abasourdit, interloque » (p.17).Bien que nous ne soyons que dans une introduction, tout cela gagnerait à être un peu plus précis.Ainsi, le mot « souci », cité dans le titre et dans l'exergue du livre d'après un sonnet des Amours se trouve commenté en ces termes par Muret dans l'édition de 1553 : « Le Souci est une fleur nommée par les Grecs Heliotropium.A cause qu'elle se tourne tousjours vers le Soleil ».Souci-héliotrope donc, mais aussi souci-tournesol, écrit constamment Mme Denizot.Cela est étymologiquement cohérent (souci= solsequia) mais il n'empêche que cette équivalence entre les trois mots, présentée comme allant de soi, chiffonne un peu puisque n'importe quel botaniste même médiocre sait aujourd'hui que la fleur du souci n'est pas celle du tournesol ni celle de l'héliotrope.Sans doute au XVI e siècle la désignation dans les sciences naturelles pèche souvent par manque de rigueur.Mais pourquoi ne pas le rappeler ?et pourquoi ne pas mentionner non plus l'explication de Muret 1 ?Vétilles, admettons-le, si ce n'est que de telles imprécisions se retrouvent ailleurs.Dans la deuxième partie de l'introduction, à propos de la notion de merveille qui « ne se limite pas aux objets et phénomènes étranges, aux prodiges et aux miracles », l'auteur invoque le témoignage de Montaigne « qui à la fin du siècle, se moque des superstitions de ses contemporains » dans l'essai Des boiteux (p.17).Mais encore faut-il ne pas taire que dans le même essai Montaigne donne aussi une appréciation de l'« admiration » (synonyme, comme on l'a vu, de « stupeur, ébahissement, étonnnement ») bien différente puisque loin de s'en moquer, il considère cette attitude -on est tenté de dire : cette disponibilitécomme la première qualité de l'esprit : « L'admiration est fondement de toute philosophie, l'inquisition le progrez, l'ignorance le bout » 2 ?Pourquoi n'avoir pas cité cette phrase extrêmement célèbre qui se rapporte d'une certaine façon -ou d'une façon certaine -à l'étude de la « merveille » 3 ?N'est-il pas imprudent de retenir à l'appui d'une démonstration les mots qui conviennent en les isolant du contexte qui risque d'en modifier le sens ?Dernière remarque inspirée par cette introduction, j'ai regretté qu'un des termes importants du titre, « invention », n'ait droit à aucune explication particulière.Comment faut-il comprendre « l'invention de la poétique de la merveille » ?comme une « invention » au sens moderne du mot (quelque chose comme le « Je veux être résolument moderne » de Rimbaud) ?au sens étymologique (retrouver Book Reviews / Comptes rendus / 101
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,005 | 0,007 |
| Communication savante | 0,004 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,016 | 0,003 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».