Pratiques de publication, dépôt institutionnel et perception du libre accès : enquête auprès des chercheuses et chercheurs de l’Université Laval (Québec)
Notice bibliographique
Résumé
Afin de mieux comprendre les pratiques de publication des chercheuses et chercheurs de l'Université Laval, ainsi que leur compréhension du droit d'auteur et du libre accès, une enquête Web a été réalisée au printemps 2014 par un comité de la Bibliothèque qui réfléchit à l'implantation d'un dépôt institutionnel. Plus de la moitié des 637 répondantes et répondants font partie du corps professoral, alors que 22 % sont rattachés à la Faculté des sciences et de génie, 18% à la Faculté de médecine et 15% à la Faculté des sciences sociales. La plupart de ces personnes sont membres de réseaux sociaux scientifiques dans le but d'être en contact avec des pairs et d'assurer le développement de leur rayonnement international. Leurs publications sont majoritairement évaluées par des pairs. L'enquête révèle que le mouvement du libre accès commence à être connu dans la communauté universitaire. Plusieurs répondantes et répondants témoignent de débats au sujet du libre accès dans les comités de rédaction de revues scientifiques, qu'elles soient ou non engagées dans le libre accès. Toutefois, une grande majorité de personnes s'estiment mal informées sur la question du libre accès; plusieurs reconnaissent avoir plutôt des impressions ou des croyances qu'une connaissance claire des pratiques et des enjeux du libre accès, notamment des possibilités d'archivage institutionnel d'articles déjà publiés. Leur connaissance du sujet est principalement due à des informations glanées lors de lectures ou d'échanges entre collègues. Les lieux plus formels comme les colloques ou les ressources institutionnelles comme les bibliothécaires ont peu d'impact. Cette situation peut expliquer la présence de plusieurs fausses croyances ou « mythes » parmi les commentaires recueillis, en particulier à propos des frais exigés des auteurs par les revues scientifiques en libre accès : contrairement à ce que rapportent plusieurs, cette situation n'est le cas que de 30% des revues en libre accès. De la même manière, une partie des répondantes et répondants estiment que les revues scientifiques interdisent aux auteurs d'auto-archiver leurs articles publiés, ce qui est faux, puisque la plupart des revues le permettent, parfois après un certain délai. Certaines réponses assimilent « publication en ligne » et « publication en libre accès ». L'enquête a également révélé un paradoxe déjà constaté dans d'autres enquêtes canadiennes ou internationales : sur le plan des principes, les chercheuses et chercheurs sont presque tous en faveur du libre accès, mais n'en font pas un critère important lors de leur choix d'une revue pour leurs publications. Les critères de notoriété ou d'impact sont les plus décisifs, et de loin. En matière de droit d'auteur, les réponses témoignent d'une méconnaissance des droits des auteurs et des outils pour les préserver (négociation avec la maison d'édition, licences Creative Commons, addendum de SPARC). Cette situation place de nombreux chercheuses et chercheurs dans une position de vulnérabilité face aux exigences des revues scientifiques commerciales et surtout dans l'ignorance de leur droit à auto-archiver leurs publications. Les pratiques d'auto-archivage qui ont été rapportées sont discrètes : la majorité des chercheurs et chercheuses qui ont participé à l'enquête conservent une copie de leurs travaux sur leur ordinateur personnel, mais ne les diffusent que sur demande ou en envoyant un lien hypertexte vers leur lieu de publication. Une majorité de répondantes et répondants jugent favorablement l'idée de créer un dépôt institutionnel à l'Université Laval, même si quelques personnes indiquent ne pas comprendre clairement quels services seront offerts par le dépôt. Les suggestions des services espérés du dépôt institutionnel ont été nombreuses. Voici les plus demandées :\n• Assurer une meilleure visibilité des publications sur le Web.\n• Créer des listes à jour des publications des chercheuses et chercheurs de l'Université Laval.\n• Garantir la pérennité des publications.\n• Intégrer cette base de données avec les outils de gestion de la recherche à \nl'Université Laval (par exemple le rapport d'activités) ou des services externes comme le CV commun canadien. \nEnviron 10% des répondantes et répondants ont indiqué que ce dépôt leur serait inutile en raison des moyens déjà disponibles de mettre leurs travaux en ligne et en accès libre, tels les réseaux sociaux scientifiques ou les grandes bases de données disciplinaires. D'autres personnes réitèrent leur conviction que les revues scientifiques ne permettront pas d'utiliser un tel dépôt pour diffuser leurs publications.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,014 | 0,042 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,006 |
| Études des sciences et des technologies | 0,013 | 0,004 |
| Communication savante | 0,012 | 0,004 |
| Science ouverte | 0,002 | 0,004 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,017 | 0,002 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».