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Enregistrement W2794494702 · doi:10.1093/pch/10.10.49

Les soins aux adolescents ayant une maladie chronique

2006· article· fr· W2794494702 sur OpenAlexaboutno aff
J Pinzon, Juliet Harvey

Notice bibliographique

RevuePaediatrics & Child Health · 2006
Typearticle
Languefr
DomaineHealth Professions
ThématiqueAdolescent and Pediatric Healthcare
Établissements canadiensnon disponible
Organismes subventionnairesnon disponible
Mots-clésMedicine

Résumé

récupéré en direct d'OpenAlex

On estime que de 14,8 % à 18 % de tous les jeunes d’Amérique du Nord souffrent d’une incapacité chronique ou d’une maladie exigeant des soins spéciaux qui les touche, eux et leur famille (p. ex., une incapacité comme une déficience musculosquelettique, des troubles de la parole, la surdité ou une perte d’acuité auditive, la cécité ou une déficience visuelle et des maladies comme l’asthme et les maladies cardiaques) [1],[2]. Ils peuvent avoir survécu à une maladie mettant en jeu le pronostic vital qui présentait un taux de mortalité élevé jusqu’à récemment, ou vivre plus longtemps grâce à l’amélioration des soins et aux progrès technologiques. On estime que jusqu’à 98 % des enfants souffrant d’une maladie chronique diagnostiquée atteignent désormais l’âge de 20 ans, selon le type de maladie [3],[4]. Certains peuvent aussi présenter des incapacités physiques ou mentales découlant de leur maladie primaire. Ils sont nombreux à devoir affronter les conséquences psychologiques de leur état et les interventions continues des multiples membres du personnel médical et paramédical dans leur vie. Les soins et le suivi de bon nombre de ces adolescents sont souvent fragmentés et dépendent en grande partie de surspécialistes et de thérapeutes qui exercent parfois loin de leur résidence. Les adolescents atteints de maladies chroniques moins évidentes ou moins graves n’obtiennent peut-être pas l’appui dont ils ont besoin de la part des médecins ou d’autres adultes. Le présent document de principes vise à aider les spécialistes, les surspécialistes et les médecins de première ligne qui soignent les jeunes atteints de maladies chroniques. Le conseil de la santé des enfants et des adolescents de l’American Academy of Pediatrics a affirmé ce qui suit dans un document anglais : « Les enfants atteints d’incapacités, quelle qu’en soit la cause, devraient être encouragés à devenir le plus indépendants possible, en fonction d’une évaluation réaliste et objective de leurs capacités et de leurs limites. » Peterson et coll. [5] ont bien décrit les concepts d’indépendance, de dépendance et d’interdépendance dans le développement de jeunes adultes atteints du spina bifida, où l’interdépendance signifie reconnaître les situations dans lesquelles il faut compter sur les autres et les situations dans lesquelles il faut compter sur soi et bien les différencier. Il est essentiel de préparer les parents à se séparer de leur adolescent dans le cadre de la prise en charge à long terme de la maladie, ce qui leur permettra peut-être de penser à la survie de leur enfant pendant l’adolescence et par la suite. Plusieurs facteurs compliquent la séparation et l’indépendance pour les adolescents atteints d’une maladie chronique et pour leurs parents. Ces facteurs incluent le besoin de traitement de l’adolescent, la surprotection parentale, l’apparence physique de l’adolescent qui a l’air plus jeune que son âge chronologique et la mobilité physique limitée. Les mesures de contrôle de la maladie doivent tenir compte des besoins comportementaux de l’adolescent. Les adolescents doivent connaître les possibilités thérapeutiques qui s’offrent à eux et être encouragés à discuter et à participer à la prise de décisions. Permettre à l’adolescent de prendre les commandes par des moyens simples, comme choisir la forme de médication (p. ex., comprimés ou liquides), favorisera l’autonomie et la fidélité aux plans de traitement proposés. De toute évidence, l’angoisse des parents envers le bien-être de leur enfant peut alors augmenter. Les médecins sont invités à aider les parents à trouver un équilibre entre leur supervision et le contrôle accru qu’acquière l’adolescent envers ses soins. L’apprentissage des mesures de traitement personnel représente un moyen important d’accroître l’estime de soi et l’autonomie et d’habiliter l’adolescent à devenir un adulte responsable. Si l’adolescent peut participer à ses propres soins personnels, son estime de soi s’améliorera et le processus de séparation-individualisation s’en trouvera facilité. Si le jeune a besoin d’aide, il est judicieux de faire appel à un soignant extérieur au cercle familial, de préférence du même sexe que lui. Dans le processus d’acquisition de l’autonomie, les adolescents adoptent souvent des comportements que les parents peuvent juger dangereux. Les adolescents atteints d’une maladie chronique ne font pas exception. Les parents ont besoin d’aide pour reconnaître et accepter les formes sûres d’affirmation de soi et pour décourager celles qui risquent d’être nuisibles. Les pédiatres et d’autres dispensateurs de soins devraient dépister les dangers de comportements à risque et les facteurs protecteurs chez les jeunes ayant des besoins spéciaux, comme ils le font pour les adolescents en santé (au moyen du questionnaire HEADSS sur la maison, l’école, les activités, la consommation de drogues, la sexualité et le suicide, par exemple [6]). L’adolescent atteint d’une maladie chronique peut devoir recourir davantage à ses habiletés d’adaptation, telles qu’un bon sens de l’humour et un bon optimisme. Combinées à la collaboration d’enseignants compréhensifs, ces attitudes peuvent réduire les risques de dysfonctionnement. L’adolescent peut également avoir besoin d’être encouragé à approfondir des intérêts ou des passe-temps. Des ergothérapeutes peuvent l’aider à réaliser des objectifs, comme apprendre à conduire ou participer à une activité sportive. À l’adolescence, le jeune transfère à ses camarades l’attention qu’il accordait à sa famille. Cette étape importante ne devrait pas différer chez les adolescents atteints d’une maladie chronique. Cependant, ceux-ci peuvent éprouver de la difficulté à conserver leurs amitiés. Les hospitalisations, les fréquents rendez-vous chez le médecin et les restrictions imposées par leur maladie, par les parents et par d’autres intervenants peuvent provoquer un isolement social. Les médecins peuvent aider l’adolescent à élaborer des stratégies pour affronter les moqueries. L’humour, par exemple, contribue souvent à désamorcer des situations difficiles. Les amis potentiels peuvent être intimidés par la nature de la maladie. Les médecins peuvent conseiller l’adolescent quant aux moyens de trouver des amis compréhensifs et de leur expliquer sa maladie ainsi que les restrictions qu’elle impose. Les groupes d’entraide permettent tant aux parents qu’aux adolescents de partager des expériences, de récuser les préjugés et les craintes à l’égard de la maladie et d’adopter des méthodes d’adaptation. Par ailleurs, les groupes d’adolescents stimulent l’acquisition d’aptitudes sociales adaptées à l’âge. Les adolescents passent une grande partie de leur journée à l’école et, plus tard, au travail. Il faut porter attention aux préoccupations des adolescents atteints d’une maladie chronique à l’égard de l’absentéisme attribuable aux soins médicaux. Une enquête sur la santé des adolescents menée en Colombie-Britannique [7] a révélé que les jeunes atteints d’une maladie chronique éprouvent souvent de la difficulté à maintenir l’assiduité scolaire, à planifier leur carrière, à obtenir un soutien économique et à pratiquer des activités physiques, au point que leur assiduité scolaire était 30 % plus faible que celle de leurs camarades en santé. Les médecins peuvent aider les élèves à expliquer leurs troubles médicaux à leur enseignant, que ce soit par téléphone ou au moyen de documentation écrite. S’ils sont ignorés ou mal diagnostiqués, les troubles d’apprentissage peuvent s’aggraver peu à peu tout au long des années plus exigeantes du secondaire. Des cours de rattrapage peuvent s’imposer. Le pédiatre peut souvent être utile à cet égard au sein d’un système scolaire autrement résistant. Les parents peuvent avoir besoin d’aide pour entretenir des attentes réalistes envers leur adolescent. Certains peuvent continuer à s’attendre à des réalisations qui dépassent les capacités du jeune, tandis que d’autres se contenteront de résultats bien en deçà du potentiel de leur adolescent. Une formation préprofessionnelle peut être offerte au début du secondaire. Puisqu’un objectif réaliste et rationnel améliore la qualité de vie, l’adolescent, la famille et le médecin peuvent travailler ensemble à formuler cet objectif et les stratégies pour le réaliser. Les adultes atteints d’incapacités présentent un taux de chômage de 50 % à 75 % aux États-Unis, par rapport à 5 % au sein de la population générale. Il est important que les professionnels de la santé, les jeunes et leur famille sachent s’ils sont admissibles aux prestations d’assurance-maladie, d’assurance pour les soins dentaires et d’assurance-maladie complémentaire, pour maximiser la couverture d’assurance potentielle pendant que l’adolescent vit avec sa famille et se prépare à la transition vers une vie indépendante [8]. Tous les adolescents sont préoccupés par leur apparence physique et leur développement pubertaire. Les adolescents atteints d’une maladie chronique peuvent craindre davantage de souffrir d’un retard pubertaire et d’anomalies physiques. Le médecin doit prévoir ces problèmes et en discuter tôt, en s’adaptant à l’âge développemental de l’adolescent. Des modifications physiques mineures, telles que l’odeur corporelle, peuvent gêner l’adolescent, mais elles peuvent également constituer une preuve tangible de maturation. Un médecin qui souligne ces changements, discute de l’évaluation du degré de maturité sexuelle de l’adolescent ou mesure son âge osseux pour documenter un retard de croissance éventuel peut rassurer l’adolescent atteint d’une maladie chronique inquiet de son développement physique. Les retards de croissance et de développement peuvent également être imputables à des facteurs nutritionnels qui peuvent être corrigés ou à des médicaments qui peuvent être modifiés. Les retards de maturation causés par la maladie peuvent répondre à un traitement hormonal. Les médicaments qui modifient l’apparence physique (parce qu’ils causent l’hirsutisme, l’acné, l’obésité, etc.) accroissent l’anxiété causée par l’image corporelle et peuvent nuire à la fidélité au traitement. Des conseils professionnels sur la coiffure, les vêtements et le maquillage et la possibilité d’intégrer des thérapies parallèles ont souvent un effet positif. Il existe des mythes courants au sujet des adolescents atteints d’une maladie ou d’une invalidité chronique. On pense qu’ils sont asexués, qu’ils suppriment leurs besoins sexuels en raison de leur maladie, qu’ils ne font pas l’objet d’abus sexuels et qu’ils n’ont pas besoin de recevoir d’éducation sexuelle [9]. Comme on l’a dit plus tôt, jusqu’à 98 % des enfants souffrant d’une maladie chronique diagnostiquée atteignent désormais l’âge de 20 ans. Ces jeunes vivent les mêmes étapes de l’adolescence que leurs camarades, des étapes qui intègrent les concepts de la sexualité humaine. La santé sexuelle ne semble pas être abordée chez les jeunes atteints d’un problème de santé chronique. En Colombie-Britannique, 54 % des élèves de 12e année se disent sexuellement actifs [10]. Dans un autre échantillon de la population, la prévalence déclarée d’activités sexuelles chez les adolescents atteints d’une maladie ou d’une invalidité chronique est évaluée comme plus élevée que celle de leurs camarades en santé [11]. Les adolescents atteints d’une maladie chronique ont besoin des mêmes conseils sur la sexualité que les adolescents de leur âge, et les jeunes et leur famille doivent comprendre les modifications au développement sexuel et physiologique normal qui peuvent être causées par certaines maladies chroniques. Dans un effort pour « prouver » sa normalité, un adolescent peut s’engager dans des activités sexuelles avant d’y être prêt affectivement. Suris et coll. [11] ont révélé que 45 % des jeunes atteints d’une maladie visible (infirmité motrice cérébrale, dystrophie musculaire et arthrite) et que 39 % de ceux atteints d’une maladie non visible (diabète, asthme et troubles convulsifs) déclaraient avoir eu des relations sexuelles. Dans cette étude, au sein de tous les groupes de jeunes sexuellement actifs atteints ou non d’une maladie chronique, la première relation sexuelle était estimée avoir eu lieu approximativement entre 13,2 et 14,1 ans. Les garçons et les filles atteints d’une maladie chronique étaient plus susceptibles d’avoir contracté une infection transmise sexuellement que les groupes témoins. En outre, les adolescents atteints d’une maladie ou d’une invalidité chronique risquent plus de deux fois plus de déclarer des antécédents d’abus physique ou sexuel [11],[12]. Certaines maladies, comme le syndrome de Turner, retardent la maturation et le développement, tandis que d’autres, comme le spina bifida, l’infirmité motrice cérébrale et certains troubles endocriniens, peuvent provoquer un développement prématuré [13]. Diverses dysfonctions sexuelles peuvent se développer chez les adolescents et les jeunes adultes atteints d’une maladie chronique telle que la fibrose kystique, qui s’associe souvent à une infertilité masculine. Cette population a besoin de conseils thérapeutiques continus sur les infections transmises sexuellement et la santé sexuelle en général [14]. Les adolescents ont également besoin de recevoir de l’information précise au sujet de la fertilité, des aspects héréditaires de leur maladie, des conséquences des infections transmises sexuellement et des grossesses non planifiées. Les possibilités de contraception peuvent être limitées ou contre-indiquées chez les jeunes atteints de certaines maladies chroniques comme les cardiopathies congénitales, le diabète et les maladies hépatiques, ou qui ont subi une greffe. Si une grossesse se produit, l’adolescente a besoin de recevoir des renseignements détaillés sur les de la grossesse sur sa santé et Plusieurs maladies peuvent comme la fibrose kystique, des de la et le chez les Dans le du les et les médicaments peuvent être de la sexuelle est chez les jeunes en général Il est important de des soins aux que leurs capacités physiques, ou Ces soins devraient une de la à son développement et des qui la est ces pour des physiques ou Si la pas sexuellement pas Cependant, un des chez les Il existe des pour à des (p. ex., celles qui ont un retard ou des troubles physiques ou En les préoccupations de l’adolescent et en ses le médecin peut aider l’adolescent à des comportements et les sur la sexualité des jeunes atteints d’une maladie ou d’une invalidité chronique sont les de sexuelle par Suris et coll. [11] et en les selon lesquelles ces jeunes « n’ont pas de sexualité ne se pas de au sujet de la sexualité et ne pas les on chez leurs camarades en santé. 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Comment cette classification a été obtenuedéplier

Prédiction machine sur la base complète

Imitation des enseignants

Ni prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.

score de la tête « metaresearch » (Codex)0,000
score de la tête « metaresearch » (Gemma)0,002
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cStatut de validation: machine_predicted_unvalidated
Catégories candidatesaucune
Catégories consensuellesaucune
DomaineSignal candidat: aucune · Signal consensuel: aucune
Devis d'étudeSignal candidat: Sans objet · Signal consensuel: aucune
GenreSignal candidat: Autre · Signal consensuel: aucune
Score de désaccord entre enseignants0,046
Score d'incertitude au seuil0,091

Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)

CatégorieCodexGemma
Métarecherche0,0000,002
Méta-épidémiologie (sens strict)0,0000,000
Méta-épidémiologie (sens large)0,0000,000
Bibliométrie0,0010,001
Études des sciences et des technologies0,0010,000
Communication savante0,0010,000
Science ouverte0,0000,000
Intégrité de la recherche0,0010,001
Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger)0,0040,000

Scores machine (provisoires)

Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.

Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.

Tête enseignante Opus0,046
Tête enseignante GPT0,376
Écart entre enseignants0,330 · la distance entre les deux têtes enseignantes sur ce seul travail
Statut de validationscore_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découle

Classification

machine, non validée

Prédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.

Les modèles n’ont appliqué aucune catégorie : rien dans la taxonomie ne correspondait à ce travail.
Devis d'étudeSans objet
Domainenon disponible
GenreAutre

Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».

En bref

Citations3
Publié2006
Routes d'admission1
Résumé présentoui

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