Autopsie psychologique : mise en oeuvre et démarches associées
Notice bibliographique
Résumé
Les données les plus récentes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)font apparaître que la France est l’un des pays les plus touchés, avec près de 11 000 décès par suicide déclarés chaque année. Ce phénomène représente la deuxième cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans après les accidents de la route et touche un nombre élevé de personnes âgées.Une stratégie nationale d’actions face au suicide a été mise en place en 2000 par la Direction générale de la santé pour la période 2000-2005. Cette politique publique a été construite autour de 4 axes d’intervention prioritaires :• favoriser la prévention par un dépistage accru des risques suicidaires ;• diminuer l’accès aux moyens létaux ;• améliorer la prise en charge ;• améliorer la connaissance épidémiologique.Par ailleurs, la volonté politique de développer des actions de prévention dusuicide a été réaffirmée à de nombreuses reprises. À cet égard, on peut citer :• la loi n° 806-2004 relative à la politique de santé publique du 9 août 2004.Elle inscrit, dans le cadre de ses objectifs pluriannuels, un objectif de réduction de 20 % du nombre de suicides à l’horizon 2008. L’article 3 de la loi prescrit par ailleurs l’établissement d’un Plan régional de santé publique (PRSP) tenant compte à la fois des objectifs nationaux et des spécificités régionales.Tout plan régional développe la thématique « santé mentale et suicide » ;• le Plan de psychiatrie et de santé mentale (2005-2008). Il prévoit la poursuitede la stratégie nationale d’actions face au suicide et son évaluation en2006. De plus, il fixe des actions en matière de dépistage et de traitement dela dépression qui est un facteur de risque important pour la crise suicidaire ;• la deuxième version du manuel de certification (dénommée auparavantaccréditation) des établissements de santé. La prévention du suicide y est identifiée comme « vigilance à construire ». Les établissements de santé sont incités à mettre en place des revues de la morbi-mortalité qui peuvent donc inclure les tentatives de suicide et les suicides qui surviennent au cours de l’hospitalisation ou des prises en charge ambulatoires. L’évaluation de la prise en charge hospitalière des suicidants est le thème le plus développé actuellement avec le soutien de la Haute autorité de santé (HAS) ;• la réunion périodique de la Commission centrale de suivi des actes suicidairesen milieu carcéral mise en place par la Direction de l’administration pénitentiaire, commission au sein de laquelle la Direction générale de la santé est représentée ;• le soutien apporté par la Direction générale de la santé à des associationsde prévention du suicide. Notamment, les journées nationales pour la prévention du suicide, moment fort de la sensibilisation du public à cette question, sont organisées chaque année par l’Union nationale pour la prévention du suicide (UNPS) avec le soutien du ministère chargé de la Santé.L’effort de recherche se poursuit, afin de faire progresser les connaissances sur le suicide.Ainsi, les principales conclusions de l’expertise collective, réalisée sousl’égide de l’Inserm en 2005, à la demande de la DGS font apparaître que l’autopsie psychologique par la reconstitution du parcours psychologique, social et médical d’une personne décédée par suicide constitue un outil d’intérêt pour la mise en évidence de facteurs de risque et de facteurs précipitants pouvant aboutir au suicide dans des populations spécifiques. Cette méthode permet également de mieux appréhender les interactions complexes entre les différents facteurs susceptibles d’être impliqués dans le geste suicidaire. De plus, la prise de contact avec les informants endeuillés etl’entretien qui s’ensuit, s’il est mené par une personne compétente, peut avoir un retentissement psychologique positif pour ces personnes, apportant une dimension de postvention à l’autopsie psychologique.Pour compléter sa démarche, la DGS a sollicité l’Inserm pour la réalisationd’une « expertise opérationnelle » dont le but est de définir les grands principespour le développement de recherches utilisant l’autopsie psychologique et d’établir un cahier des charges pour une bonne pratique de la méthode.Le groupe de travail réunissant des médecins, psychiatres, épidémiologistes,biologistes représentants d’associations ayant une expérience dans le domaine du suicide a pris en considération les points suivants :• l’état des lieux des décès par suicide et les limites inhérentes à la statistiquenationale des causes médicales de décès ;• les aspects pratiques et juridiques de l’autopsie médicolégale ;• les principes et méthodologie de l’autopsie psychologique : définition des« proches », définition des « cas » et des « témoins », choix des échelles psychométriques;• les modes de recueil des informations (type de questionnaire, modalités d’approche de l’entourage) et les aspects psychologiques ;• les compétences requises pour collecter les informations auprès des informants,l’évaluation des besoins de formation des différents participants à l’étude ;• l’apport de l’autopsie psychologique dans la caractérisation phénotypique indispensable à l’étude des facteurs biologiques et leurs interactions ;• les pré-requis éthiques, déontologiques et de confidentialité des études s’appuyant sur l’autopsie psychologique ;• une réflexion sur les populations d’intérêt susceptibles d’être étudiées enpriorité.Le groupe de travail a bénéficié de l’expérience développée au Québec dans lecadre d’un vaste projet de recherche faisant appel à l’autopsie psychologique pour étudier les décès par suicide au Nouveau-Brunswick.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,003 | 0,017 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,003 |
| Études des sciences et des technologies | 0,002 | 0,002 |
| Communication savante | 0,003 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,010 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».