Étude de la modularité de la synchronisation à la pulsation musicale : synchronisation sensorimotrice dans l’amusie congénitale
Notice bibliographique
Résumé
À l’écoute de musique, la plupart des gens ressentent naturellement l’envie de bouger au rythme de celle-ci. Bien que cette activité puisse paraitre anodine, la capacité à émettre un mouvement en synchronie avec une pulsation rythmique (ou le beat en anglais) repose sur l’interaction d’un ensemble de mécanismes complexes. L’habileté à percevoir la pulsation dans la musique, et à pouvoir prédire l’occurrence des temps marquant celle-ci, serait entre autres possible grâce à un mécanisme d’entrainement. La spécificité des processus d’entrainement à la pulsation musicale demeure cependant débattue. Afin de mieux cerner la modularité de l’entrainement au beat musical, le travail de recherche présenté dans cette thèse avait pour objectif de caractériser, chez des individus présentant une amusie congénitale, la capacité à se synchroniser à la musique, au chant et à la parole. L’amusie congénitale est un trouble d’origine neurodéveloppementale qui affecte, selon le cas, l’habileté à percevoir dans la musique les fines variations mélodiques ou la capacité à percevoir et à se synchroniser au beat. L’étude 1 visait d’abord à déterminer l’influence d’une amusie congénitale affectant le traitement des hauteurs sur la perception et la synchronisation au beat. Les résultats ont mis en évidence, dans 50 % des cas, une faible capacité à se synchroniser avec le beat de séquences rythmiques contenant ou non des variations mélodiques. Néanmoins, des cas de dissociation claire ont pu être identifiés. Ainsi, bien que dans la majorité des cas une perception des variations de hauteurs déficiente semble s’accompagner d’une capacité réduite à percevoir la pulsation musicale et s’y synchroniser, ces deux habiletés peuvent également se trouver atteintes de façon isolée. Cette dissociation se constate d’ailleurs chez les individus ayant pris part aux études subséquentes de la thèse, qui ne parviennent pas à synchroniser un mouvement simple avec le beat, tout en demeurant dans les limites de la norme à une épreuve mesurant la perception des hauteurs en contexte mélodique. Les études 2 et 3 ont été élaborées dans le but d’investiguer la modularité de l’entrainement à la pulsation musicale en regard d’hypothèses suggérant que ce mécanisme soit plutôt partagé avec d’autres domaines tels que le langage. L’étude 2 avait pour objectif de tester l’implication des processus d’entrainement au beat musical dans la synchronisation à la parole. Pour se faire, un groupe d’individus ayant une amusie congénitale touchant la synchronisation au beat et des participants neurotypiques appariés ont complété une tâche de synchronisation motrice sur des extraits de chant et de parole. Les participants devaient taper du doigt la pulsation rythmique perçue dans des phrases chantées, dites avec un rythme régulier (comparable à du rap), et énoncées de manière naturelle (rythme irrégulier). Dans ces trois conditions, les individus atteints d’amusie sont moins bien parvenus à se synchroniser, comparativement aux participants contrôles. Ce résultat suggère l’existence d’un mécanisme d’entrainement commun à la parole et à la musique. Enfin, dans l’étude 3, nous avons testé une hypothèse selon laquelle la capacité d’imitation vocale et la synchronisation au beat reposeraient en partie sur un mécanisme commun de couplage sensorimoteur. Dans cette étude, des participants ayant une difficulté à se synchroniser au beat, ainsi que des participants contrôles appariés, ont chanté une mélodie connue avec et sans paroles, d’abord de mémoire, ensuite par imitation d’un modèle, et enfin en synchronie avec le modèle et avec un métronome. Les résultats de cette étude montrent, en premier lieu, que la capacité des participants ayant un trouble de la synchronisation au beat à chanter avec justesse est comparable à la population générale. Certains participants ont tout de même pu être identifiés comme étant de mauvais chanteurs. Cependant, nous n’avons pas pu mettre en évidence d’association claire entre la justesse du chant et l’habileté à se synchroniser à une pulsation rythmique. En revanche, la faible habileté à se synchroniser au beat était généralisée à la difficulté à se synchroniser par le chant. Dans l’ensemble, les résultats de la thèse suggèrent que, dans les cas d’amusie congénitale étudiés, la capacité à produire un mouvement synchronisé à la musique émergerait d’un mécanisme plus général d’entrainement permettant la synchronisation à d’autres stimuli auditifs, y compris la parole.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,004 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,001 |
| Communication savante | 0,001 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,005 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».