De résistances en rapatriements critiques : la situation québécoise au prisme des postcolonialismes
Notice bibliographique
Résumé
Cette thèse entend retracer la réception, par les québécistes nord-américains, des théories et des pensées postcoloniales. Constitutives notamment du champ universitaire anglo-saxon depuis les années quatre-vingt, les études postcoloniales, bien que discrètes au Québec, sont généralement des approches permettant l’analyse d’objets culturels issus d’anciennes colonies, dans une perspective résolument contemporaine, transnationale et souvent comparatiste. Le présent travail interroge, de façon métacritique, les lieux où le rapport entre les postcolonialismes et la littérature québécoise est problématisé, afin d’en cartographier les usages et les lectures. Si les premières occurrences de ces pensées sont remarquables dans les premières années de la décennie quatre-vingt-dix (chez Sherry Simon et Jean-Marc Larrue, notamment), la majorité des études et des événements s’y intéressant sont visibles au début des années deux mille. Parallèlement avec le développement de cette question en regard de la littérature canadienne, les travaux portant sur le Québec et son inscription dans la francophonie s’inscrivent cependant dans une tradition critique et une histoire littéraire québécoises majoritaires. Se retrouvant au cœur de discussions portant sur la décolonisation, le fait francophone en Amérique, les héritages des impérialismes britanniques, canadiens, français ou catholiques, les présences des féminismes et des Premières Nations, les postcolonialismes sont un prisme par lequel observer différemment la situation québécoise. Il s’agit ici d’en dégager les parentés avec d’autres notions ayant marqué l’institution littéraire québécoise (transculture, écritures migrantes, etc.) et d’en éprouver les limites. Alors que les historiennes et les historiens de la littérature québécoise s’entendent généralement pour observer, depuis 1980, un « décentrement de la parole collective et des référents traditionnels de la critique — langue, nation et culture homogènes — » (Martine-Emmanuelle Lapointe), mes recherches montrent au contraire que l’intérêt des québécistes pour les postcolonialismes réactive l’importance des critères linguistiques, nationaux et culturels dans l’étude de la littérature et de la culture québécoises. Je constate, plus fortement, que ces renvois aux théories postcoloniales — parfois sous le signe de l’appropriation, parfois sous celui de la résistance — ont en commun l’inscription du sujet québécois et du champ d’études littéraires québécois dans un territoire géographiquement précis, celui de l’Amérique du Nord ou du Nouveau Monde (Pierre Nepveu), et de ses « collectivités neuves » (Gérard Bouchard). Ayant recours à une historiographie essentiellement « alternative », c’est-à-dire non européenne, ces critiques (Vincent Desroches ; Sandra Hobbs ; Marie Vautier) mettent ainsi en scène ce territoire, convoquant des dates et des événements précis, dans un mouvement d’appropriation d’une histoire marquée par différents épisodes coloniaux qui, à son tour, autorise ou non le recours aux théories postcoloniales. Il s’observe aussi parfois une résistance à ces théories en raison de leur fortune critique dans le milieu universitaire anglo-saxon (Réjean Beaudoin ; Lise Gauvin ; André Lamontagne). En réponse à cette méfiance, l’élaboration d’autres « modèles » permet de nommer différemment la situation historique et culturelle québécoise (Pierre L’Hérault ; Robert Schwarzwald ; Sherry Simon), dont le « péricolonialisme » (Lise Gauvin) et le « postcolonialisme de consensus » (Vautier) sont les exemples les plus marquants.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,006 | 0,010 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,004 |
| Études des sciences et des technologies | 0,041 | 0,040 |
| Communication savante | 0,014 | 0,006 |
| Science ouverte | 0,002 | 0,005 |
| Intégrité de la recherche | 0,004 | 0,006 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,011 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».