Les aides publiques en direction des familles : ampleur et incidences sur les niveaux de vie
Notice bibliographique
Résumé
En 1999, lors du dernier recensement de population, on dénombre en France 16 millions de familles, dont 8,6 millions de familles avec enfant(s), couples ou familles monoparentales. Le nombre de familles avec enfants (de moins de 25 ans) est en baisse de 3,4 % par rapport à 1990. L'évolution du nombre de familles avec enfants résulte de différents facteurs : en premier, le nombre annuel de naissances, qui reflète à la fois les comportements de fécondité mais aussi l'évolution du nombre de femmes en âge de procréer ; en second, les comportements liés à la conjugalité - séparations ou recompositions - ; enfin dans la définition retenue pour les enfants des familles, ceux-ci doivent cohabiter avec leur(s) parent(s), de sorte que l'évolution du nombre de familles avec enfant(s) dépend . aussi des comportements de décohabitation juvénile. Moins de familles nombreuses... En termes de descendance finale, la proportion de femmes n'ayant aucun enfant est stable, autour de 10 %, pour les générations nées entre 1935 et 1960, les dernières pour lesquelles on connaît la descendance finale. La proportion de femmes ayant eu trois enfants a peu évolué (environ 20 %), ainsi que celle des femmes ayant eu un seul enfant (également 20 %). Par contre, la proportion de femmes ayant eu 2 enfants a augmenté régulièrement pour se stabiliser autour de 40 % pour les femmes nées après 1950, le phénomène inverse se produisant pour les descendances finales de 4 enfants ou plus, se stabilisant à 10 % pour les femmes nées après 1950. / A cette relative stabilisation des comportements de fécondité sur toute la vie ne correspond pas une situation analogue pour les configurations familiales à un instant donné. Le paramètre d'espacement entre deux naissances a eu tendance à augmenter légèrement : la durée moyenne entre deux naissances s'est accrue entre 1970 et 1990, avant de se stabiliser ensuite (passant de 3,4 années à 4,1 années). En 1999, on dénombre ainsi 42 % de familles avec enfant n'en comptant qu'un seul et 38 % de familles en ayant deux. Les familles ayant trois enfants à charge constituent 15 % de l'ensemble des familles avec enfants (soit 1 268 000 familles), celles qui ont 4 enfants ou plus 5 % (soit 464 000 familles). Entre 1990 et 1999, la baisse du nombre de familles s'observe pour toutes les configurations de taille : elle est mesurée pour les familles avec un ou deux enfants, elle s'amplifie pour les familles nombreuses : par exemple, - 6 % pour les familles de trois enfants, - 10 % pour les familles de 4 enfants. Si les différences de fécondité entre milieux sociaux se sont amoindries au fil du temps, les familles nombreuses sont sur-représentées parmi les milieux populaires : en 1999, 51 % des familles de 4 enfants ou plus sont de milieu ouvrier, contre 37 % en moyenne pour l'ensemble des couples avec enfants. Pour les familles de trois enfants, la sur représentation des milieux populaires est également manifeste, mais l'écart est moindre. Par ailleurs, les milieux les plus favorisés (cadres et professions intellectuelles supérieures) sont également légèrement sur représentés parmi les familles ayant trois enfants. ... mais plus de familles monoparentales En 1999, le nombre de familles monoparentales s'élève à 1,5 million, soit une augmentation de 25 % par rapport à 1990, alors que parallèlement le nombre de couples avec enfants a baissé (- 5 %). 60 % des familles monoparentales avec enfants de moins de 18 ans comprennent un seul enfant à charge et 40 % deux ou plus, mais les familles monoparentales nombreuses sont plus rares qu'en cas de vie en couple. La proportion d'enfants vivant ainsi au sein d'une famille monoparentale a augmenté régulièrement depuis plusieurs décennies : 15 % des enfants sont élevés en famille monoparentale en 1999, contre 11 % en 1990 et 9 % en 1982. Le nombre d'enfants vivant avec un parent isolé augmente avec l'âge, il culmine vers 17-18 ans (135 000 des enfants de 17 ans vivent ainsi avec un seul parent). Les enfants vivant en famille monoparentale sont cependant nombreux dès les jeunes âges : plus de 60 000 à un an. 8 % des enfants vivent ainsi en famille monoparentale à l'âge d'un an, la proportion s'élève ensuite autour de 16 % au moment de l'adolescence. Toujours davantage de femmes actives La montée de l'activité professionnelle salariée des femmes a constitué un autre facteur d'évolution important au cours des décennies écoulées. Plus de 80 % des femmes entre 25 et 49 ans sont actives en 2002 ; une partie de cette progression s'est faite sur des emplois à temps partiel. Entre 1990 et 2002, le taux d'activité des femmes a augmenté pour toutes les configurations familiales, à l'exception des femmes ayant deux enfants dont le plus jeune a moins de trois ans, en raison de l'extension de l'allocation parentale d'éducation (APE) aux enfants de rang 2 et des familles monoparentales avec un jeune enfant. Le taux d'activité des femmes vivant en couple et ayant 3 enfants ou plus, tous âgés d'au moins 3 ans, dépasse maintenant 60 %. Dix ans auparavant, il était inférieur à 50 %. Les mères isolées avec enfant(s) de moins de 3 ans sont moins souvent actives que celles vivant en couple. Au contraire, dès que les enfants sont plus âgés, les taux d'activité sont plus élevés pour les mères seules que pour les femmes vivant en couple, entre 5 et 10 points de plus selon le nombre d'enfants, ce qui s'explique par la nécessité pour elles de subvenir aux besoins de leur famille en l'absence de conjoint. A posteriori, le fort impact de l'extension de l'allocation parentale d'éducation sur l'activité professionnelle des femmes montre aussi que les mesures de la politique familiale doivent être évaluées au regard d'autres critères que ceux relevant directement de la dimension « enfants » : au premier rang de ces préoccupations figure la question de l'activité professionnelle féminine et de l'égalité entre hommes et femmes. (...)
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,006 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,005 | 0,003 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,000 |
| Communication savante | 0,001 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,006 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».