Apprendre à voir l’invisible. Pédagogie visionnaire et socialisation des hallucinations dans un centre chamanique d’Amazonie péruvienne
Notice bibliographique
Résumé
Dans le débat qui l’oppose aux époux Wasson, Claude Lévi-Strauss présente l’expérience hallucinogène comme strictement informée par la culture. Bien que cette thèse soit largement partagée par les anthropologues, ces derniers sont restés peu diserts sur la manière dont les représentations partagées d’un groupe social structurent l’effet des hallucinogènes. Cet article vise à dessiner quelques pistes en vue d’éclairer la nature de cette opération, que je propose de désigner sous le terme de « socialisation des hallucinations ». Je m’appuie à cette fin sur les données ethnographiques collectées à Takiwasi, l’un des principaux centres chamaniques d’Amazonie péruvienne, qui propose à une clientèle internationale des pratiques inspirées du chamanisme métis de la région (curanderismo) , au premier rang desquelles figure l’usage ritualisé du breuvage psychotrope ayahuasca. Le caractère stéréotypé des hallucinations visuelles rapportées par les participants de ces pratiques apparaît comme le résultat d’un apprentissage progressif dont je m’attache ici à analyser les ressorts et les implications. Je montre ainsi que les interactions discursives et pragmatiques encadrant la consommation de l’hallucinogène, qui constituent autant d’opérateurs de « socialisation des hallucinations », façonnent les attentes et éduquent l’attention du participant, organisant de ce fait l’expérience visionnaire au prisme des schèmes proposés par le groupe social. Supportant l’instauration d’un collectif et la recomposition de la relation que les participants entretiennent avec leur propre identité, l’expérience visionnaire apparaît alors comme un puissant support de transmission culturelle et d’affiliation au groupe social.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,003 | 0,007 |
| Communication savante | 0,000 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,005 | 0,002 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; les deux têtes enseignantes s’accordent sur ce qui est montré ici.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».