A Technological Study of a Canadian Thule Type-Site : Naujan (ca. AD 1300-1900)
Notice bibliographique
Résumé
Naujan est un site de l’Arctique de l’Est situé sur la côte nord-ouest de la baie d’Hudson, une région occupée au début du XXe siècle par les Aivilirmiut. Participant à la 5e expédition de Thulé (1921-1924) dirigée par Knud Rasmussen, Therkel Mathiassen fut missionné par le musée national du Danemark pour entreprendre les premières fouilles archéologiques dans l’Arctique canadien. Durant l’été 1922, il répertoria une vingtaine de maisons semi-souterraines sur le site de Naujan et ramena une riche collection d’environ 2 800 objets issus de douze habitations. Naujan, daté par Mathiassen autour de l’an mil, est généralement considéré comme le site de référence pour le début du Thuléen dans l’Arctique de l’Est. Une analyse approfondie du matériel provenant des maisons VI et VIII a été réalisée, soit environ 17 % de l’ensemble de la collection. Les modalités de sélection de la matière première ainsi que les techniques de fabrication et d’assemblage ont été analysées. Notre étude a permis de différencier clairement les pratiques techniques des artisans ayant occupé les deux maisons, utilisation de forets métalliques et non plus uniquement lithiques pour réaliser les perforations des objets, par exemple. Les techniques de débitage (essentiellement par rainurage) et de façonnage (essentiellement par raclage, taille au canif, percussion lancée tranchante et abrasion) sont toutefois très similaires pour les deux maisons. Dans la maison VIII, le bois de caribou est la matière première la plus utilisée mais dans des proportions cependant proches de celles des défenses de morse et de l’os de cétacé. En s’appuyant sur des critères typologiques, un certain nombre d’objets paraît plus ancien que ceux de la maison VI. Ces derniers, qui se retrouvent dans les niveaux les plus profonds, ont la particularité d’être tous abrasés. Ceci pourrait constituer un nouveau critère de diagnose pour caractériser la phase ancienne. Bien que de forme générale proche de la maison VIII lorsqu’elle est prise seule, la maison VI a la particularité de partager son tunnel d’entrée avec la maison V. L’ensemble correspond ainsi à une habitation bilobée, qui contraste avec la maison VIII composée d’une seule pièce. La maison V a peut-être servi d’espace de stockage séparé pour la maison VI. La maison VIII est moins profonde (60 cm) que la maison VI (150 cm) et le plus grand nombre d’objets trouvés dans la maison VIII (337 versus 151) pourrait également évoquer une gestion de l’espace distincte. Par ailleurs, il semble y avoir une plus grande diversité en termes de matières premières (et d’espèces) exploitées dans la maison VIII, avec plus d’objets décorés et d’éléments de transport, caractéristiques que l’on retrouve généralement dans les occupations thuléennes les plus anciennes. De nombreux objets de la maison VIII sont uniques (absents dans le reste de la collection). Certains sont faits à partir de matériaux rares (e. g. poterie, cuivre) ou ont des formes qui rappellent des objets trouvés dans l’Arctique occidental. Ils pourraient témoigner d’un transport d’objets sur de longues distances en relation avec l’installation pionnière des Thuléens dans l’Arctique de l’Est. Alors que la culture matérielle de la maison VI semble tout à fait homogène tant d’un point de vue typologique que technologique, la présence d’une brosse à dent d’origine japonaise ayant transité par les États-Unis pose de nombreuses questions, tant en termes de datation de certaines maisons de Naujan qu’en termes d’interactions avec les groupes alentours. Un contact direct avec les Européens et Euroaméricains semble à exclure car les objets d’échanges traditionnels (perles, pipes, porcelaines) sont absents à Naujan. L’occupation peut-être très récente de certaines maisons pose toutefois la question de leur possible réemploi et de l’absence de contact jusqu’à des périodes extrêmement récentes. Notons cependant que depuis le xviie siècle, un certain nombre d’explorateurs ont navigué autour de la baie d’Hudson ; Christopher Middleton aurait atteint Repulse Bay, tout près du site de Naujan, en 1742 ; d’autres explorations, ainsi que la présence récurrente des baleiniers à partir de 1889, puis l’installation dans la région d’un poste de traite en 1903 par la Compagnie de la Baie d’Hudson, constituent autant d’occasions de contact avec les habitants de Naujan. Comment expliquer alors le peu d’objets industrialisés retrouvés sur le site s’il a été occupé jusqu’à la fin du xixe siècle ? L’analyse technologique des maisons VI et VIII de Naujan fait émerger de nouveaux critères de diagnose tels que l’usage de l’abrasion et de forets lithiques ou métalliques dans les techniques de fabrication ou d’assemblage. La présence ou non de perforations, rainures ou stries d’adhérence pourrait également devenir autant d’éléments clés de datation relative, tout comme l’emploi de matériaux spécifiques (i. e. défense de morse, os de cétacé, corne). Le réexamen des pièces collectées par Mathiassen révèle donc deux périodes d’occupation bien distinctes. Bien que pressentie à plusieurs reprises depuis la fin des années 1970, cette diachronie n’avait jamais été démontrée sur une période de temps aussi longue. Nos résultats montrent que le site de Naujan dans son ensemble ne peut plus être considéré comme la référence pour le début du Thuléen ; la chronologie d’occupation des maisons mérite d’être révisée dans son intégralité. Les critères typologiques et technologiques (matière première rare, technique diagnostique) établis par la présente étude permettront d’orienter la sélection des échantillons à faire dater de manière absolue pour confirmer l’écart de temps entre les différentes occupations.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,004 | 0,008 |
| Communication savante | 0,000 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,003 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; les deux têtes enseignantes s’accordent sur ce qui est montré ici.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».