La bande dessinée numérique : le triomphe du linéaire sur le tabulaire
Notice bibliographique
Résumé
On sait que la lecture d’une BD papier implique un dialogue entre le tabulaire et le linéaire. Alors que la première de ces deux notions renvoie à la spatialisation des images dans le cadre de la page, la seconde désigne la succession syntagmatique des vignettes, c’est-à-dire l’enchaînement consécutif des actions représentées. Le lecteur d’une BD papier oscille ainsi entre une saisie globale/tabulaire de la page, et un déchiffrement linéaire, case à case, du récit. L’objectif de cet article est d’analyser ce qu’il advient du couple linéaire/tabulaire sur support numérique. Notre hypothèse est la suivante : le numérique tend à minorer la tabularité du médium au profit d’une appréhension linéaire du récit. À partir d’une analyse d’ordre sémiologique, centrée sur la distribution des vignettes à l’écran, nous verrons que ce processus de linéarisation permet de distinguer deux grands paradigmes formels : d’une part les scroll-comics, soit les BD à défilement vertical ou horizontal ; d’autre part les BD-diaporamas, lesquelles reposent sur un mode de lecture exclusivement fondé sur le clic. Cela fait, nous montrerons que ces deux paradigmes accueillent en leur sein une grande diversité d’œuvres dissemblables quant à la forme (planches à dérouler usuellement réunies sous l’appellation « BD numérisées », case à case, turbomédia, etc.). Nous décrirons alors comment chacune de ces formes (6 au total : 3 pour les scroll-comics ; 3 pour les BD-diaporamas) privilégie le linéaire au tabulaire et redéfinit, par conséquent, les postures lecturales/interprétatives d’ordinaire associées au neuvième art.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,006 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,003 | 0,008 |
| Communication savante | 0,006 | 0,010 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,004 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,030 | 0,006 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».