« Une fissure dans le présent » : la ruine comme échappée chez Sylvain Tesson et Jean-Paul Kauffmann
Notice bibliographique
Résumé
Sylvain Tesson et Jean-Paul Kauffmann accordent une place centrale aux ruines qu’ils croisent, le premier le long des chemins ruraux qu’il suit dans une traversée de la France à pied (Sur les chemins noirs, 2016), le second sur les routes de l’oblast de Kaliningrad, qu’il visite à l’occasion du bicentenaire de la bataille d’Eylau (Outre-Terre, 2016). Le choix par les deux voyageurs de ces destinations marginales et hors du temps n’est pas un hasard : ce sont les ruines, les restes, les débris et les traces qui s’y trouvent qui non seulement les leur font choisir, mais qui, aussi, les aiguillonnent tout au long de leur parcours. En cela, leurs périples respectifs suggèrent un usage contemporain des ruines, qui n’est pas de partir à la recherche de mondes disparus ni d’éprouver leur propre finitude au contact de celle de la matière. Au contraire, Tesson et Kauffmann entreprennent chacun leur voyage dans un but de consolidation : du corps pour Tesson, accidenté quelques mois auparavant ; du sens qu’on peut donner à la survie pour Kauffmann, durablement marqué par son expérience d’ancien otage au Liban dans les années 1980. Les paysages ruinés à la rencontre desquels vont les deux voyageurs constituent une forme d’échappée ; le temps que mesurent pour eux les ruines ne les renvoie pas à un moment spécifique de l’Histoire, mais leur permet d’élargir les frontières du présent, de toucher au passé dans sa généralité et dans son étendue et, par là, d’ouvrir une brèche dans la vision présentiste qu’a notre époque du monde et de l’existence.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,010 | 0,009 |
| Communication savante | 0,004 | 0,003 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,003 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,007 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».