Les femmes et le monde des affaires depuis 1500 by Béatrice Craig
Notice bibliographique
Résumé
CRAIG, Béatrice – Les femmes et le monde des affaires depuis 1500. Québec, Presses de l’Université Laval, 2019, 280 p. Les femmes et le monde des affaires depuis 1500 est la traduction française d’un livre initialement publié en anglais en 2016 aux éditions Macmillan Education. Le sous-titre initial (Invisible Presences in Europe and North America) a cependant disparu au passage, ce qui est dommage puisqu’il précisait à la fois le cadre spatial de ce livre, de même qu’une dimension cruciale en histoire des femmes, à savoir leur supposée invisibilité dans les archives. Aucun traducteur n’est mentionné, Craig ayant probablement elle-même traduit l’ouvrage — ce qu’il aurait été bon d’indiquer, tant l’exercice a du mérite. L’ouvrage est ambitieux en proposant une synthèse de l’entreprenariat féminin sur la longue durée (cinq siècles). L’auteure porte un regard complet sur la question, s’appuyant sur une historiographie riche et diversifiée, sous la forme d’une comparaison entre l’Europe (France, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne, Scandinavie…) et l’Amérique du Nord (Canada et États-Unis). Craig s’inscrit en faux contre l’idée reçue selon laquelle l’entreprenariat des femmes serait un fait relativement récent dans l’histoire occidentale. Au contraire, elle rappelle d’entrée de jeu que les historiens (et surtout les historiennes) ne corroborent pas cette supposition, du moins pour la période préindustrielle; les travaux ont bien montré que des femmes étaient actives dans le monde des affaires, des plus petites jusqu’aux plus grandes. Puis, rappelle Craig, surviendrait le grand basculement du XIXe siècle pendant lequel les femmes de la grande et moyenne bourgeoisie auraient « disparu » de la scène des affaires, s’effaçant par suite de l’avènement et de l’affirmation de la théorie des sphères séparées (ou culte de la vraie féminité). Selon Craig, cette hypothèse serait « prématurée » et son livre vise justement à rectifier le tir en rendant « visibles » les femmes d’affaires du passé tout en montrant qu’il y eut plus de continuité que de ruptures. Plus précisément, elle « cherche à identifier les facteurs qui ont conditionné leurs activités, la manière dont ces facteurs ont évolué dans le temps et varié dans l’espace » et surtout à comprendre en quoi l’expérience des femmes a été différente de celles des hommes (p. 6). Critiquant l’histoire de l’entreprenariat (entendons par là celle des « grandes entreprises »), Craig montre, après de nombreuses historiennes des femmes, qu’il est nécessaire de reconceptualiser le monde des affaires pour y intégrer les activités économiques à petite, voire très petite, échelle. Pour autant, ajoute-elle aussitôt, il ne s’agit pas non plus de réduire les activités des femmes au niveau du petit commerce, le grand commerce ayant aussi été un espace féminin. Il est bien malaisé de rendre compte de cette synthèse tant le contenu est dense. L’historienne de l’Université d’Ottawa présente un tableau en deux grandes parties, lesquelles se composent chacune de nombreux chapitres qui sont eux-mêmes largement subdivisés (13 chapitres au total). Chaque grande partie commence par un chapitre « contextuel » très utile qui résume la trame caractéristique de l’époque et se termine par une conclusion de partie. La première partie aborde la période « moderne », du XVIe au XVIIIe siècle, époque caractérisée partout par l’imbrication des espaces « privé » et « public » et par l’unité du travail et de la famille. C’est d’abord aux artisanes que s’intéresse l’auteure (chapitre 2) en insistant avec raison sur le rôle plus ou moins marqué des corporations en matière d’encadrement des métiers. Si ceux-ci sont le plus souvent définis comme masculins, les femmes y sont bien présentes, que ce soit auprès de leur mari ou carrément de manière autonome. Le générique masculin tend à invisibiliser davantage la pr...
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,004 | 0,003 |
| Communication savante | 0,000 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,000 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,000 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; les deux têtes enseignantes s’accordent sur ce qui est montré ici.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».