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Enregistrement W3121774796

Connaissance financière et rationalité des investisseurs : une étude canadienne

2011· preprint· fr· W3121774796 sur OpenAlexaboutno aff
Cécile Carpentier, Jean‐Marc Suret

Notice bibliographique

RevueRePEc: Research Papers in Economics · 2011
Typepreprint
Languefr
DomaineBusiness, Management and Accounting
ThématiquePrivate Equity and Venture Capital
Établissements canadiensnon disponible
Organismes subventionnairesnon disponible
Mots-clésPolitical scienceHumanitiesEconomicsPhilosophy
DOInon disponible

Résumé

récupéré en direct d'OpenAlex

La competence financiere des investisseurs repose sur deux elements. Le premier est la connaissance et la competence requise pour exploiter les connaissances. Cet element est souvent assimile a la litteratie. Le second est la rationalite, que l'on peut assimiler a l'absence de biais importants, tels que l'exces de confiance. Afin d'estimer les niveaux de connaissance et de rationalite des investisseurs, nous avons fait passer un sondage en ligne aux personnes qui gerent, de facon autonome, des portefeuilles personnels d'actions. Au total, 1 814 personnes (moitie au Quebec, moitie en Ontario) ont rempli les conditions d'acces au sondage : detenir des actions d'entreprises cotees en bourse et etre le principal responsable des decisions relatives a leur gestion. Ces personnes sont en grande majorite des hommes, anglophones, ayant frequente une universite, de plus de 55 ans, au travail a temps plein ou retraites et dont les revenus sont superieurs a 50 000 $ par annee. Ils gerent un portefeuille d'environ 200 000 $, dont la majeure partie est investie en actions de grandes ou de petites entreprises inscrites en bourse. Globalement, le premier volet du sondage confirme que le niveau de connaissance des investisseurs canadiens est faible. Malgre les nombreux programmes existants dedies a l'education financiere, les investisseurs obtiennent un score de connaissance tres mediocre. Seuls 5 % d'entre eux obtiennent un score superieur a 66 %. La tres grande majorite des repondants obtient un score entre 40 et 57 %. Des lacunes importantes apparaissent en ce qui concerne la connaissance du risque et du rendement des categories d'actif. La connaissance des rendements passes des grandes categories d'actif est anormalement faible, notamment en ce qui concerne le rendement des actions, domaine ou la totalite des personnes interrogees est pourtant impliquee. La connaissance mediocre des performances des categories, ainsi que des notions de primes de risque, est problematique en ce qui concerne la capacite de planification des investisseurs. Environ 70 % des investisseurs ne savent pas que le rendement de marche est la somme du taux sans risque et d'une prime de risque de marche. Moins de 20 % des investisseurs ont une idee correcte de l'estimation de la prime de risque de marche. Un investisseur sur cinq ignore que le rendement d'une petite entreprise en croissance ne provient pas des dividendes, mais du gain en capital. Un investisseur sur trois est certain d'obtenir des dividendes dans le futur d'une entreprise qui en verse habituellement. Pres de 30 % des repondants ignorent que les indices boursiers sont tres largement influences par les rendements des plus grosses capitalisations. Trois investisseurs sur quatre ne comparent d'ailleurs pas systematiquement le rendement de leur portefeuille avec celui d'un indice boursier. La moitie des investisseurs n'a pas une idee claire du lien entre le manque de liquidite et la valeur d'un titre. De nombreux investisseurs ne savent pas qu'en investissant dans des titres de petites entreprises inscrites sur la bourse de croissance TSX ils peuvent perdre leur mise. Beaucoup sous-estiment largement les risques associes a la detention d'obligations gouvernementales et d'actions. La majorite (59 %) des investisseurs pensent qu'il n'existe pas de relation systematique entre le risque et le rendement des titres. Presque tous les investisseurs (83 %) sont persuades que le TSX comporte des aubaines a rendement eleve et faible risque. Une proportion elevee des investisseurs interroges, notamment au Quebec, n'integre pas correctement la notion de risque dans le prix des titres. Une partie significative (18 %) des investisseurs n'a pas une idee claire de ce qu'est la diversification. Seuls 35 % des investisseurs savent qu'il faut entre 10 et 50 titres pour diversifier correctement un portefeuille d'actions. Un investisseur sur 5 ignore qu'il est possible de diversifier un portefeuille d'actions au moyen des instruments de placement collectifs. Le tiers des investisseurs ignore qu'il faut analyser soigneusement l'information financiere des petites entreprises qui emettent des titres, car ceux-ci sont souvent surevalues. La meme proportion de personnes ne sait pas qu'il n'existe aucun moyen fiable de detecter des titres sur ou sous evalues. 42 % des investisseurs ignorent que valoriser tres fortement une entreprise aux benefices negatifs revient a prendre un pari risque sur l'avenir. Environ 30 % des investisseurs ne prennent pas leur decision en fonction de la repartition de leur richesse. La meme proportion n'analyse pas systematiquement le risque et le rendement d'un titre avant de l'acheter. Le niveau de competence financiere est positivement lie a l'âge, au niveau d'education et de richesse. Il semble egalement etre plus eleve parmi les francophones, sans que nous puissions proposer d'explication satisfaisante a cette observation. Le second volet du questionnaire est dessine pour verifier dans quelle mesure les biais comportementaux reveles par les travaux anterieurs affectent les investisseurs canadiens. Un certain nombre de resultats sont troublants, mais nous ne detectons pas la presence de biais tres importants parmi l'ensemble des investisseurs, sauf en ce qui concerne la surevaluation de leurs competences. Le resultat le plus surprenant se trouve vraisemblablement dans les attentes de rendement des portefeuilles geres individuellement. Meme s'ils s'estiment generalement plus performants que leurs pairs, les gestionnaires individuels s'attendent tres majoritairement a realiser des rendements inferieurs ou egaux a ceux de l'indice de marche. La sur-confiance est presente lorsqu'il s'agit de detecter les titres exceptionnels : 77 % des investisseurs se disent en mesure de reperer le titre exceptionnel qui se trouve dans un ensemble de 20 titres. Les investisseurs font egalement preuve de sur-confiance en considerant majoritairement que les previsions moyennes etablies par les experts sont fausses. Enfin, le sur-optimisme est egalement present : la moitie des investisseurs surestiment largement la probabilite d'obtenir un rendement exceptionnel lorsqu'ils investissent dans une entreprise de la bourse de croissance TSX. Nous avons demande aux repondants d'evaluer leur competence dans trois elements importants de la gestion d'un portefeuille soit la selection des titres, l'evolution du marche et le moment des decisions d'achat ou de vente de titres. Nous avons compare les opinions que les investisseurs ont de leur competence avec leur competence reelle, mesuree au moyen d'un score. De facon generale et sur les trois elements, les investisseurs se jugent beaucoup plus competents que ne l'indiquent leurs scores de connaissance et il n'existe qu'une faible relation entre les competences percues et mesurees. La notion d'aveuglement, qui se traduit par le fait que les investisseurs attribuent leurs mauvaises decisions a des facteurs externes et leurs decisions judicieuses a leurs competences, ne semble pas presente dans notre echantillon. Une forte proportion, d'environ 30 % des investisseurs, a une preference pour des titres ayant la caracteristique de billets de loterie, ce qui est coherent avec nos observations de rendements negatifs des emissions de titres de petite capitalisation. Les investisseurs semblent attacher de l'importance au fait de bien connaitre le projet d'entreprise. Une tres forte proportion des investisseurs fait preuve de biais de familiarite. Cette tendance serait davantage presente parmi les investisseurs ontariens. Nos observations confirment donc la presence de certains biais de comportement, dont les principaux semblent etre le sur-optimisme et la confiance exageree dans les connaissances et habiletes requises pour generer un rendement eleve. En particulier, les investisseurs surestiment vraisemblablement leur capacite a selectionner les titres gagnants. L'etude repose sur un questionnaire detaille qui pourra etre reutilise pour mesurer les eventuels progres des investisseurs a la suite des initiatives en matiere de litteratie.

Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.

Comment cette classification a été obtenuedéplier

Prédiction distillée sur la base complète

Imitation des enseignants

Ni prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.

score de la tête « metaresearch » (Codex)0,004
score de la tête « metaresearch » (Gemma)0,002
Version: codex-gemma-dda1882f352aStatut de validation: machine_predicted_unvalidated
Catégories candidatesMéta-épidémiologie (sens strict)
Catégories consensuellesaucune
DomaineSignal candidat: aucune · Signal consensuel: aucune
Devis d'étudeSignal candidat: Théorique ou conceptuel · Signal consensuel: aucune
GenreSignal candidat: Empirique · Signal consensuel: Empirique
Score de désaccord entre enseignants0,649
Score d'incertitude au seuil1,000

Scores Codex et Gemma par catégorie

CatégorieCodexGemma
Métarecherche0,0040,002
Méta-épidémiologie (sens strict)0,0010,001
Méta-épidémiologie (sens large)0,0010,000
Bibliométrie0,0010,001
Études des sciences et des technologies0,0010,002
Communication savante0,0010,001
Science ouverte0,0010,002
Intégrité de la recherche0,0010,002
Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger)0,0010,000

Scores machine (provisoires)

Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.

Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.

Tête enseignante Opus0,071
Tête enseignante GPT0,292
Écart entre enseignants0,221 · la distance entre les deux têtes enseignantes sur ce seul travail
Statut de validationscore_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découle

Classification

machine, non validée

Prédiction automatique; un appel candidat d’une seule tête enseignante, pas un consensus.

Devis d'étudeThéorique ou conceptuel
Domainenon disponible
GenreEmpirique

Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».

En bref

Citations1
Publié2011
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