Étude de l’hivernité urbaine, analyse d’un récit de construction identitaire montréalais
Notice bibliographique
Résumé
La relation entre la ville et l’hiver demeure un sujet relativement peu étudié, et ce, en particulier dans un contexte nord-américain. Il s’agit d’un constat inattendu considérant les diverses répercussions de l’hiver sur la configuration de la ville et sur le mode de vie de ses résidents. La principale hypothèse que l’on trouve dans la littérature suggère une incompatibilité entre ces deux objets. La présente thèse vise à approfondir cette relation par la caractérisation de la ville et de l’hiver en tant qu’objets de représentation. Il s’agit d’un procédé par lequel l’objet d’étude, qui résulte d’un ensemble de représentations diverses, génère également en retour des représentations. La thèse propose de plus d’étudier l’hiver en tant que fait social, que l’on peut traduire par le terme d’hivernité, un des divers néologismes qui ont trait au Nord créés par le géographe Louis-Edmond Hamelin, et dont nous ferons l’approfondissement. La recherche consiste précisément en une étude inductive qui analyse la construction des représentations hivernales du résident de la ville. Montréal en constitue dans ce cas-ci le point focal, en raison de son rôle en tant qu’archétype d’un milieu urbain fortement caractérisé par une saison hivernale. Nous analysons l’influence du milieu urbain sur la construction des représentations hivernales des Montréalais à travers l’étude des représentations hivernales des résidents de Montréal depuis la fin du XIXe siècle (1883-2019). La recherche met plus particulièrement l’accent sur trois éléments distincts, soit la modulation des représentations hivernales à travers les espaces construits, les identités, ainsi que les imaginaires de Montréal. Nous faisons appel, dans la documentation de ces trois éléments, à quatre sujets d’étude structurants de la construction des représentations hivernales à Montréal, soit la construction de la ville souterraine située au centre-ville de Montréal, l’appropriation du statut de ville hivernale-ville nordique dans la presse, le phénomène des snowbirds et l’institution des carnavals d’hiver à Montréal. Nous tentons ainsi de répondre à notre question de recherche principale : « Dans le contexte urbain montréalais, quelles sont les représentations hivernales et comment se construisent-elles ? » Nous privilégions, dans l’atteinte des objectifs, un procédé méthodologique mixte divisé en trois étapes distinctes. Il s’agit dans un premier temps d’une analyse historico-interprétative du traitement des sujets à l’étude dans les principaux quotidiens montréalais et québécois. Une analyse comparative du contenu promotionnel de deux festivals hivernaux de Montréal est ensuite mise de l’avant. La dernière étape consiste en la réalisation de parcours commentés avec des « usagers » de l’hiver. L’analyse de discours est cependant l’élément central des différentes étapes méthodologiques. L’analyse menée dans le cadre de cette recherche nous a permis de documenter les trois éléments du projet (construit-identitaire-imaginaire). Elle nous permet de faire état des possibles répercussions des représentations hivernales sur l’aménagement du territoire montréalais. Nous avons également étudié la modulation des représentations de l’hiver au sein d’une identité collective et dans le rejet de cette identité à travers l’opposition entre la capacité de résistance et le désir de fuite. Nous avons finalement constaté la transposition directe de l’identité collective dans un imaginaire hivernal de la ville basé principalement sur les idées d’adaptation et d’idéalisation hivernale, ainsi que sur la mobilisation d’un « folklore hivernal ». Cette recherche nous a principalement permis de définir la ville en tant que contexte d’étude singulier aux sens physique, politique et social. Du fait que l’hiver constitue plus qu’une simple manifestation climatique, la relation entre ces deux objets d’étude est en conséquence complexe et unique. La multiplicité des acteurs ainsi que l’étendue des formes de mobilisation et d’interprétation de la saison hivernale contribuent à ce que nous qualifions comme l’ambivalence des représentations hivernales dans un contexte urbain. Ce constat nous a permis, au terme de notre analyse, de remettre en question l’inévitable incompatibilité de l’hiver et de la ville suggérée dans la littérature. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Hivernité – Nordicité – Identité collective – Imaginaire – Représentations
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Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,006 |
| Études des sciences et des technologies | 0,005 | 0,004 |
| Communication savante | 0,006 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,009 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
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machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».