Influence du système immunitaire comportemental sur la xénophobie et l’altruisme en temps de pandémie
Notice bibliographique
Résumé
Cadre théorique Les virus et bactéries font partie de l’environnement des Homo sapiens et de leurs ancêtres depuis des millions d’années. Il a été estimé que les maladies infectieuses ont été la principale cause de mortalité dans l’histoire de l’humanité, coûtant plus de vies que les guerres, catastrophes naturelles, et maladies non-infectieuses prises ensembles (Inhorn - Brown, 1990). Une forte pression sélective a ainsi amené au développement de mécanismes de défense sophistiqués face aux maladies infectieuses : le système immunitaire. Les réponses immunitaires du corps ont toutefois un coût physiologique considérable, et ont le désavantage de n’offrir une réponse aux pathogènes qu’après contamination. Un système immunitaire comportemental a ainsi évolué en parallèle. Il regroupe des mécanismes psychologiques dont la composante affective principale est le dégoût, qui facilitent ou inhibent divers comportements prosociaux, de protection, interpersonnels, sexuels, et moraux, (Schaller, 2006, 2015 ; Schaller - Park, 2011). Lorsque la menace d’un pathogène se présente, nous avons ainsi tendance à nous montrer plus xénophobes, plus ethnocentrés, moins grégaires, et moins altruistes, ceci afin de minimiser le contact avec des sources potentielles d’infection (Terizzi, Shook, - Daniel, 2013 ; Thornhill - Fincher, 2014). Le phénomène est accru chez les personnes dont le système immunitaire comportemental est particulièrement actif, ce qui se caractérise par une propension exacerbée au dégoût. Originalité de la recherche Le cadre métathéorique évolutionniste permet l’élaboration d’hypothèses originales et parfois contre- intuitives (e.g. la propension au dégoût est un prédicteur de la xénophobie bien plus fiable que l’anxiété ou la peur), que les autres axes de recherche n’explorent pas nécessairement. 1 - À ce jour, la plupart des travaux réalisés sur le sujet ont reposé sur l’utilisation de méthodes dont la valeur écologique n’est pas nécessairement optimale (e.g. amorçage du concept de maladie à l’aide d’un powerpoint, Mortensen, Becker, Ackerman, Neuberg, - Kenrick, 2010). La crise sanitaire que nous vivons procure une rare opportunité d’étudier les propriétés de ce système psychologique en situation de pandémie avérée. Au-delà des implications théoriques, une meilleure compréhension des réactions humaines face aux pandémies est cruciale dans le développement de stratégies de communication et d’organisation en situations de crise. Méthode Trois études en ligne ont été lancées : - Étude 1 : Avril 2020, N = 84 - Étude 2 (en cours) : Novembre/décembre 2020, zone géographique : France, Suisse, Belgique ; N = 150 - Étude n°3 (en cours) : Novembre/décembre 2020, zone géographique : États-Unis, Grande Bretagne, Canada ; N = 503 Nous investiguons l’impact du système immunitaire comportemental (ici mesuré par une propension exacerbée au dégoût) sur le respect du confinement et des mesures de distanciation sociales, la xénophobie vis-à-vis de divers groupes ethniques (Ouest-Européens, Est-Européens, Africains Sub-sahariens, Est- Asiatiques), l’altruisme à l’égard de la cellule familiale (nucléaire ou étendue) ou d’étrangers, et les comportements de consommation. Résultats préliminaires Les premiers résultats montrent que le dégoût vis-à-vis des pathogènes prédit la xénophobie et la diminution des tendances altruistes mieux que l’anxiété ou d’autres formes de dégoût. La gravité perçue de la crise sanitaire prédit le respect du confinement/distanciation sociale et la diminution des tendances altruistes. Ces liens sont modérés par le dégoût. Les comportements de consommation ne sont pas influencés par le système immunitaire comportemental, mais l’anxiété prédit le stockage de denrées alimentaires.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,002 | 0,005 |
| Communication savante | 0,000 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,001 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; les deux têtes enseignantes s’accordent sur ce qui est montré ici.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».