Vivre et construire le droit à la ville: expériences au Sud. La dimension politique des pratiques citadines, Sous la direction d'Amandine Spire et Marianne Morange, Paris: Presses Universitaires de Paris‐Nanterre. 2020. pp. 240. US$49.00 (livre de poche). ISBN: 978‐2840163572
Notice bibliographique
Résumé
La notion initiale de droit à la ville a été présentée par Henri Lefebvre dans les années 1960 afin de prendre en compte les besoins supérieurs des citadins, comme le droit d'accès aux lieux de rencontres et d'échanges. Celle-ci peut être considérée comme étant toujours d'actualité dans un grand nombre de villes du monde malgré l'évolution du concept et du vocabulaire associé. En effet, la santé et la durabilité urbaines constituent des enjeux contemporains importants qui sont portés par diverses politiques urbaines. Par exemple, un texte de loi brésilien (Lei n° 10.257) énonce le principe selon lequel le droit à la ville est aussi un « droit à la terre urbaine, à l'habitation, à l'assainissement environnemental, à l'infrastructure urbaine, au transport et aux services publics, au travail et aux loisirs, pour les générations présentes et futures » (Reiss, 2021). Dans ce contexte, la parution du livre « Vivre et construire le droit à la ville: expériences au Sud » se révèle fort pertinente. Le processus d'urbanisation du Sud est confronté à des défis différents de ceux du Nord, notamment en raison de la rapidité et de l'ampleur de ce phénomène. Ainsi, dans les pays à faible revenu, qui prédominent dans le Sud global, la croissance de la population urbaine est susceptible de monter de 8 % d'ici 2035, avec des taux encore plus importants dans certains pays, tandis que dans les pays développés du Nord, cette croissance devrait se limiter à environ 3 % (UN-Habitat, 2022). Ce livre traite de débats récurrents comme l'exclusion, la ségrégation urbaine, les politiques d'habitat et de logement ou la métropolisation. Il repose sur des études empiriques qui permettent d'observer des pratiques concrètes des citadins et les modalités de leurs rapports à l'État. Au-delà des études de cas, l'ouvrage a comme objectif de contribuer à renforcer la portée analytique du droit à la ville, au Sud comme au Nord, dans une perspective émancipatrice. Même si le titre du livre est en français, les seize chapitres sont écrits en français et en anglais, dans des proportions presque égales. De plus, les auteurs, qui affichent différents degrés d'expertise, sont issus tant des pays du Nord que de ceux du Sud (Argentine, Brésil, Cameroun, France, Ghana, Inde, Mexique, Pays-Bas, Portugal, et Togo). Cette diversité dans l'origine géographique et l'expertise des auteurs et autrices, ainsi que la variété des textes rassemblés, offrent des analyses portant sur douze villes du Sud situées sur trois continents (Afrique, Amérique latine et Asie). On met de la sorte en lumière le foisonnement des revendications de droits formulées en rapport à la condition urbaine. Les chapitres sont organisés autour de trois thèmes: le droit à la ville et les temporalités urbaines ; le droit positif, les luttes juridiques et la demande d'État ; et le droit à être gouverné. Les études de cas portent tant sur des métropoles assez fréquemment étudiées (Accra, Buenos Aires, Delhi, Mexico et São Paulo) que sur des villes moins présentes dans les débats et publications scientifiques (Belo Horizonte, Douala, Gurgaon, Lomé, Recife, Salt Lake City et Yaoundé). L'exhaustivité n'est visiblement pas possible, ni fixée comme objectif dans l'ouvrage, mais l'on remarque un souci de faire connaître des situations variées dans différents milieux géographiques. Dans l'Introduction, les coordinatrices de la publication réalisent un panorama du droit à la ville, ainsi que des débats suscités autour de cette notion sur le temps long. Toujours au début de l'ouvrage, dans le Préambule, il y a deux chapitres qui témoignent des modes de reprise en charge du droit à la ville dans des contextes régionaux très contrastés : au Mexique (texte en français) et en Afrique, particulièrement au Ghana (texte en anglais) ; le premier rappelle les espoirs et les désillusions autour de ce concept révolutionnaire, tandis que du deuxième, on retient que cette notion est beaucoup moins présente et populaire en Afrique subsaharienne, mais qu'elle est malgré tout mobilisée dans les protestations politiques locales. Dans la première section, « Droit à la ville et temporalités urbaines », il y a quatre chapitres, dont les trois premiers sont rédigés en anglais et le dernier en français. Les premiers décrivent les héritages de la colonisation en tant qu'actes fondateurs des inégalités urbaines, discutant du cas de Maputo (les transformations urbaines au cours des cinquante dernières années), et de celui de Buenos Aires (Plan Alborada, les visions urbaines conflictuelles, et les expulsions massives). Le dernier chapitre de cette partie porte sur les combats urbains à Belo Horizonte, au Brésil. La section suivante, « Institutionnaliser le droit à la ville? », contient quatre chapitres, deux en anglais (sur Recife, au Brésil, sur l'évolution du concept, et sur un conflit urbain judiciarisé dans le bassin fluvial Matanza-Riachuelo en Argentine) et deux en français (sur la demande de transports publics dans une périphérie de Lomé, au Togo, et sur le droit à la ville de la classe moyenne - avec des exemples de Gurgaon, en Inde, et de Salt Lake City, aux États-Unis). La dernière section, « Le ‘droit' à être gouverné », porte sur l'ambiguïté des processus de reconnaissance de droits urbains, ainsi que sur le potentiel du droit à la ville pour interpeller l'État. Elle contient deux chapitres en anglais (politiser le droit à la ville à Delhi, et itinérance à Sao Paulo, Brésil), et deux en français (sur Duala et Yaoundé, sur le processus de légitimité urbaine et les vendeurs de rue). Le livre se termine par une Postface sur l'origine marxiste du concept de droit à la ville et sur les nouveaux débats autour de celui-ci. Au final, ce document est un outil vraiment pratique tant pour les étudiants et les enseignants, que pour les décideurs politiques. Il révèle la richesse scientifique de cette notion ainsi que ses implications pratiques à travers des études de cas multiples et révélatrices. Le livre peut aussi être intéressant pour le grand public, vu qu'il contient des aspects qui nous concernent toutes et tous, comme le rôle de l'État dans le respect du droit à la ville.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,002 |
| Études des sciences et des technologies | 0,017 | 0,012 |
| Communication savante | 0,010 | 0,008 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,006 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,004 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,013 | 0,002 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».