Richesse, terre et valeur dans l’Occident médiéval. Économie politique et économie chrétienne by Laurent Feller (review)
Notice bibliographique
Résumé
Reviewed by: Richesse, terre et valeur dans l’Occident médiéval. Économie politique et économie chrétienne by Laurent Feller Philippe Lambert Feller, Laurent–Richesse, terre et valeur dans l’Occident médiéval. Économie politique et économie chrétienne. Turnhout, Brepols, 2021, 347 p. Comment une société peut-elle fonctionner sans Marché ? Telle était la question que se posait déjà en 1944 l’économiste Karl Polanyi. Elle est ici reprise à nouveaux frais par Laurent Feller, spécialiste du monde rural et de l’« économie » au haut Moyen Âge, dans un ouvrage qui rassemble une douzaine d’articles savants parus entre 2005 et 2020. Ainsi rassemblées, les réflexions de l’auteur s’articulent autour du constat suivant : l’économie médiévale (ici comprise comme l’ensemble des processus structurant l’échange—marchand ou non—des biens au Moyen Âge) était profondément intégrée (embedded) aux structures sociales. Pour en saisir la complexité, il est donc nécessaire d’en considérer toutes les implications et, au premier chef, son versant proprement social. L’auteur s’est fixé pour objectif de comprendre le fonctionnement de cette économie et de saisir, dans le temps long, ses effets sur la société médiévale. Les deux premiers chapitres posent les bases méthodologiques de l’enquête. Ils offrent au lecteur et à la lectrice un survol historiographique des débats sur l’économie médiévale en France (chapitre 1), ainsi qu’un bref panorama des sources disponibles et de la place essentielle qui revient à l’écriture dans la gestion des biens et des humains au Moyen Âge (chapitre 2). Le livre se scinde ensuite en trois grandes parties, la première portant sur les attitudes des élites à l’égard de la richesse (chapitres 3 à 6). En recourant à la sociologie de Max Weber, l’auteur fait des aristocrates laïcs et ecclésiastiques des agents économiques rationnels capables de mesurer la valeur des choses et d’agir selon des objectifs précis orientés vers l’entretien de la familia (dans le cas des laïcs) ou de la communauté des frères et des fidèles (chez les moines). Pour ce faire, les élites—qu’elles fussent laïques ou ecclésiastiques—accumulèrent des quantités considérables de richesses, [End Page 215] notamment des terres, qui leur permirent de maintenir leur pouvoir de domination sociale et de pourvoir à leurs propres besoins et à ceux de leur communauté. Elles étaient indispensables l’une pour l’autre, car les biens qu’elles possédaient et qui circulaient entre elles avaient, entre autres, pour fonction de renforcer le pouvoir et la cohésion sociale du groupe des dominants. En ce sens, l’auteur considère qu’il fut tout à fait possible de faire preuve de générosité envers les plus humbles et les saints sans s’appauvrir, car la redistribution était prise en charge par les élites et s’effectuait sous diverses formes, que ce soit par l’échange ou par la charité assurée par les membres du clergé. L’Église joua dans ce système un rôle nodal. Les activités économiques des évêques sacralisèrent l’espace urbain, en plus d’en faire un pôle commercial en dialogue constant avec les seigneuries rurales. Quant aux moines, ils consacrèrent une part de leurs richesses à la charité et au salut des fidèles et assumèrent donc leur part dans la régulation sociale et la « sécurité économique » (p. 134) des plus humbles. Considérer que les élites agissaient rationnellement revient à s’interroger plus largement sur la valeur qu’elles conféraient à leurs biens et sur la signification de celle-ci. Voici la tâche que l’auteur s’est donnée dans la deuxième partie du livre (chapitres 7 à 10) afin de mieux saisir les processus de formation des prix entre les VIIIe et XIIIe siècles. Or, la valeur affectée aux choses n’était pas immuable; elle fluctuait selon le temps et dépendait d’un ensemble de paramètres sociaux—pas seulement économiques—propres aux buts poursuivis par les agents...
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,001 |
| Communication savante | 0,000 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,002 | 0,003 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; les deux têtes enseignantes s’accordent sur ce qui est montré ici.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».