Notice bibliographique
Résumé
Reviewed by: Refus global by Paul-Émile Borduas Yves Laberge Borduas, Paul-Émile, et al.–Refus global. Paris, Allia, « Petite collection », 2022 [1948], 52 p. Ce livre de petit format et comprenant une dizaine de petites illustrations monochromes reprend un document devenu un classique, le manifeste du Refus global. Cette toute première édition parisienne publiée chez Allia ne comprend aucune note infrapaginale et aucune mise en contexte, à part une brève notice à l’avant-dernière page (p. 57). On présume que le lecteur français sera déjà familier avec les circonstances ayant donné lieu à ce manifeste en forme de « coup de poing », initialement paru à Montréal en 1948 sous la signature de Paul-Émile Borduas (1905–1960) et d’une quinzaine de cosignataires (p. 34). Le titre de ce manifeste [End Page 191] dérive d’un passage particulièrement exalté, dont la teneur et la véhémence seraient par certains points dignes des premiers écrits de l’artiste russe Kazimir Malevitch : « […] à nous le risque total dans le refus global » (p. 31). Pour le résumer en une phrase, le Refus global s’insurge contre les élites de la société québécoise des années 1940 : un groupe d’artistes avant-gardistes y dénonce l’élitisme des bien-nantis, l’omniprésence du clergé, la stagnation politique, l’académisme dans les beaux-arts, le refus des avant-gardes par les autorités en place. Son ancrage est résolument historique. En une vingtaine de pages indignées, Refus global évoque dès l’incipit les origines et la définition de la nation canadiennefrançaise comme étant les descendants asservis des premiers voyageurs établis en Nouvelle-France et coupés de leur matrice culturelle (c’est-à-dire la France de l’Ancien Régime) au moment de l’invasion anglaise : « Rejetons de modestes familles canadiennes-françaises, ouvrières ou petites-bourgeoises, de l’arrivée du pays à nos jours restées françaises et catholiques par résistance au vainqueur, par attachement arbitraire au passé, par plaisir et orgueil sentimental et autres nécessités » (p. 11). D’entrée de jeu, le texte de Borduas introduit les principaux termes et des concepts de base de l’argumentation : la peur de gens modestes, le pouvoir disproportionné des élites, les mécanismes de soumission de la classe ouvrière et du monde rural (p. 12). L’expression péjorative de « petit peuple » revient à maintes reprises, non pas par mépris de la part de l’auteur, mais plutôt pour marquer la faiblesse d’une minorité (au sens démographique) et la pauvreté, à la fois matérielle et culturelle du Canada français, traditionnellement marginalisé par les élites anglophones : « Un petit peuple serré de près aux soutanes restées les seules dépositaires de la foi, du savoir, de la vérité et de la richesse nationale » (p. 12). Mais un autre passage emploie l’expression—rare avant 1960—de « pays du Québec » (p. 16). On reconnaît à la fois la coupure avec la France, mais aussi l’héritage—pour ne pas dire « la dette »—envers l’esprit français et la culture française sous toutes ses formes. Le Refus global est relativement peu connu en France, et n’était pratiquement pas disponible en librairie en Europe. On pourrait presque conclure que cette parution comble un vide. Néanmoins, si l’ouvrage est difficile à trouver en Europe, plusieurs historiens des idées et de la littérature en connaissaient l’existence : certains ouvrages de référence parus en France comme Le Siècle rebelle : dictionnaire de la contestation au XXe siècle (dirigé par Emmanuel de Waresquiel, 1999) des Éditions Larousse consacraient une notice d’une page à Refus global, et c’était d’ailleurs la seule mention du Canada dans tout l’ouvrage. Stylistiquement, Refus global s’inspirait de différents manifestes parus en Europe au cours des années 1920 : d’abord celui des futuristes en Italie (dès 1913), puis ceux des dadaïstes et des surréalistes au tournant des années 1920. Tous avaient en commun de vouloir tourner...
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,006 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,002 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,004 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,001 |
| Communication savante | 0,005 | 0,004 |
| Science ouverte | 0,002 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,003 | 0,004 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,038 | 0,022 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».