Contribution des formes de tristesse aux symptômes du trouble de personnalité borderline
Notice bibliographique
Résumé
L’expérience des individus souffrant d’un trouble de la personnalité borderline (TPB) est empreinte d’affects dysphoriques douloureux. Des recherches antérieures ont distingué cette dysphorie de la dépression majeure, soulignant sa nature relationnelle, chargée d’hostilité et indifférenciée. Nous souhaitons poursuivre cette exploration des affects dysphoriques douloureux dans le TPB en formulant la définition de la dysphorie en termes de différentes qualités de tristesse. L’échantillon de 208 étudiants de premier cycle (âge moyen : 22,4 ; 87,5 % de femmes) a complété deux questionnaires en ligne : le Questionnaire sur les formes de tristesse (QFT) et l’outil de dépistage McLean Screening Instrument for BPD (MSI-BPD). Le MSI-BPD est utilisé comme une mesure dimensionnelle de traits TPB auto-identifiés. Le QFT évalue deux qualités de la tristesse : la tristesse pathologique (tristesse autocritique) et la tristesse adaptative (tristesse tolérée). Des corrélations ont été effectuées pour examiner les relations entre les variables principales. Une analyse de régression hiérarchique a été menée afin d’évaluer la contribution unique des tristesses pathologique et adaptative dans l’estimation des traits du TPB, en tenant compte de la contribution du sexe et de l’âge. Le nombre de critères du TPB auto-rapportés est plus fortement et positivement associé à une tristesse autocritique et, dans une moindre mesure, négativement à une tristesse tolérée. Ainsi, les résultats indiquent que les deux formes de tristesse, ainsi que l’âge, expliquent 30,8 % de la variance des traits de TPB autodéclarés, le prédicteur le plus important étant la tristesse pathologique. La dysphorie du TPB pourrait donc être composée d’au moins deux types d’expériences subjectives « dépressives » ou dysphoriques : (1) principalement un type de tristesse pathologique ; et (2) un manque de tristesse adaptative. Painful dysphoric affects are an important part of the phenomenology of individuals suffering from borderline personality disorder (BPD). Previous research has distinguished this dysphoria from major depression, underlining its relational, hostility-laden, and undifferentiated nature. We have previously noted that the processing of loss was absent from BPD individuals’ discussion of sadness-laden interactions and that lower levels of mentalization of sadness were strongly associated with BPD traits. We wish to pursue our exploration of painful depressive affects in BPD by framing the definition of dysphoria in terms of differing qualities of sadness or, in other words, differing levels of mentalization of sadness. We conceptualize BPD as presenting both high levels of poorly mentalized sadness and low levels of well-mentalized sadness. Stated differently, a greater experience of psychic pain at a psychic equivalence level, combined with a lack of mentalized or mentalizing sadness (or a lack of adaptive sadness, or the capacity to mourn). To test this hypothesis, 208 undergraduate students (mean age: 22.4; 87.5% female) completed two online questionnaires: the Forms of Sadness Questionnaire (FSQ) and the McLean Screening Instrument for BPD (MSI-BPD). The FSQ assesses two forms/qualities, or levels of mentalization, of sadness: pathological sadness (here, self-critical sadness) and adaptive sadness (here, tolerated sadness). Correlations and hierarchical regression analysis were conducted. Correlations indicate that the number of self-reported BPD criteria is more strongly associated with self-critical sadness (pathological or less mentalized sadness: r = 0.51**, large effect size) and also, but less strongly, with tolerated sadness (adaptive or mentalized sadness: r = –0.35**, medium effect size). A hierarchical regression analysis was computed in order to assess the unique contribution of pathological and adaptive sadness on the prediction of BPD traits, over and above the contribution of the potential confounding variables of sex and age. Results indicate that both forms of sadness, as well as age, predict self-reported BPD traits. The strongest predictor is pathological, or less mentalized, sadness. The findings give an indirect indication that BPD dysphoria is composed of at least two types of subjective “depressive” or dysphoric experiences: mostly a type of suffering or sadness that is subjectively recognized through the perception of difficult to tolerate forms of mental pain; and also, a lack of a form of subjectively tolerable sadness, felt as productive. Since adaptive sadness contributes to BPD traits while the contribution of pathological sadness is statistically removed, the findings indicate that adaptive sadness is not reducible to pathological sadness, that it is not simply the reverse or absence of pathological sadness. This observation is even more significant when it is underscored that both forms of sadness are felt as at least somewhat dysphoric (both involve feeling “intense sadness”), reinforcing the idea that sadness can be an adaptative, although quite painful, experience. A clinical implication of these results might be that psychotherapy for individuals experiencing BPD symptoms should aim not only to reduce distress but also to cultivate a capacity to tolerate sadness in order to “suffer better” and mourn interpersonal losses.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,009 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,000 | 0,001 |
| Communication savante | 0,001 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,005 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
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score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».