Marie Guyard de l’Incarnation. Un destin transocéanique (Tours, 1599 – Québec, 1672), Textes réunis par Françoise Deroy-Pineau, Paris, L’Harmattan, 2000. Un vol. 21,5 × 13,5 cm de 415 p.
Notice bibliographique
Résumé
Jean Girard de Villethierry, La Vie des Vierges ou Les devoirs et les obligations des Vierges chrétiennes.Édition de 1714.Texte établi, commenté et annoté par Constant Venesoen, Paris, Honoré Champion, coll.« Textes de la renaissance ».Série « Éducation des femmes », n o 37, 2000.Un vol.22,5 × 14,5 cm de 305 p.Voici un ouvrage qui ne va pas permettre de clarifier le problème de l'attitude du clergé face à la femme.Il s'agit de la réédition, telle quelle, de l'édition de 1714 du livre d'un prêtre parisien, Jean Girard de Villethierry, intitulé La Vie des Vierges dont l'édition princeps date de 1693.Le lecteur trouvera dans ce texte de quoi méditer sur la pastorale de la fin du Grand Siècle.Il ne manquera pas d'être choqué par la misogynie de ce prêtre parisien, auteur d'une vingtaine de petits traités de ce genre à destination de toutes sortes de chrétiens, gens mariés, ecclésiastiques, pénitents, hommes du monde, veuves..., traités dont les nombreuses rééditions prouvent le succès.C'est pourquoi, au lieu de déplorer l'assujettissement dans lequel les prêtres à l'instar de Jean Girard maintenaient leurs contemporaines, on peut tenter de réfléchir sur l'aspect incongru de ses propos à l'aube du Siècle des Lumières.Ce qu'il écrit ne va pas de soi.On peut déjà se demander quel est exactement son public.Girard ne s'adresse ni aux femmes mariées ni aux religieuses, mais aux célibataires non consacrées dont on sait qu'elles étaient une minorité infime dans la société de l'époque.Pourquoi ce livre connut-il une certaine renommée alors qu'il s'adressait à une catégorie assez fantomatique ?La première raison vient sans doute du fait que l'auteur tente d'apporter une consolation à celles que leurs parents ont négligé d'établir et qui se sentent, de ce fait, en marge de la société.Il souhaite les persuader qu'elles sont heureuses de n'avoir ni maris ni enfants, aucune attache temporelle qui les « empêche de soupirer sans cesse après la Jérusalem céleste ».Avec condescendance, il leur suggère de dépasser les aigreurs qu'elles peuvent ressentir de se voir si peu conformes au modèle social de la femme mariée ou de la religieuse.De plus, il reprend des poncifs susceptibles de plaire au milieu clérical, ce qui a peut-être contribué à sa diffusion : la femme est la tentatrice, la fréquentation des sexes est dangereuse, les plaisirs conduisent au péché, etc. Pour convaincre sa lectrice, il joue des paradoxes : la virginité en ellemême n'a pas de mérite spéciale, la femme mariée qui remplit exactement les devoirs de son état est plus sainte qu'une célibataire, être chaste ce n'est pas simplement conserver son XVII e siècle, n o 216, 54 e année, n o 3-2002 Presses Universitaires de France | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 92.211.167.136)Ce volume rassemble les 39 communications du colloque international tenu en 1599 à l'Université de Tours pour le quatrième centenaire de la naissance de Marie de l'Incarnation.Née dans la cité tourangelle en 1599, mariée à 17 ans et veuve à 19 ans, Marie Guyard élève seule son fils durant une dizaine d'années avant d'entrer, à 30 ans, chez les Ursulines, nouvel ordre religieux chargé de l'éducation des filles.Ce n'est qu'à l'âge de 40 ans qu'elle quitte la France pour le Québec, y fonde le premier couvent des Ursulines du Nouveau Monde et y meurt en 1672.Le colloque est ambitieux.Rassemblant des chercheurs d'horizons et de disciplines très divers -mais peu d'historiens -, il aborde successivement les problèmes biographiques, éducatifs et mystiques de la vie de Marie de l'Incarnation, et de l'implantation américaine de la congrégation.Il ne tient cependant pas toutes ses promesses en raison du ton adopté par la plupart des communications et de leur niveau très général.Le panégyrique est assez peu nuancé.Qualifiée de « personnage éminent moderne », « précurseur » dans sa volonté de soutenir la cause de l'éducation des filles et des populations autochtones, « favorisée par des dons mystiques extraordinaires », aux « capacités artistiques exceptionnelles » -elle brodait remarquablement -, la missionnaire semble posséder toutes les qualités.Si l'on comprend l'intérêt que lui portent les Québécois, en France elle serait restée dans l'ombre si son fils, devenu bénédictin, ne s'était chargé de sa mémoire.Les relations entre la mère et le fils font d'ailleurs l'un des intérêts majeurs de ce parcours.L'exaltation de la figure maternelle permet au fils de compenser la dureté de son éducation et de son abandon.Toute préoccupée par sa propre vocation, Marie nie sa féminité, maltraite son corps, se lance dans une hyperactivité et rend compte à son fils devenu adulte de ses expériences mystiques dans un langage très typé que de nombreuses citations permettent de découvrir.Agnès WALCH.Guy Lemarchand, Féodalisme, Société et Révolution française -Études d'Histoire moderne, XVI e -XVIII e siècle (textes réunis par P. Dupuy et Y. Marec, préface de M. Vovelle), Comité régional d'Histoire de la Révolution (Haute-Normandie), Cahier des Annales de Normandie, n o 30, Caen, 2000.Un vol.16 × 24 cm de 383 p.L'expression lutte de classes n'est plus de mode, comme si notre présent imposait du passé une lecture plutôt qu'une autre, et tout aussi dogmatique qu'une autre.Cet ouvrage qui n'a rien d'une commémoration des débats historiographiques dont G. Lemarchand a été l'un des acteurs, révèle, peut-être à contre-courant aujourd'hui, l'actualité d'une histoire héritée de G. Lefebvre, E. Labrousse ou A. Soboul, et ouverte aux problématiques nouvelles ; 15 articles écrits entre 1963 et 1996 déclinent les Temps Modernes comme une période de transition du féodalisme au capitalisme, sans préjugé téléologique mais en donnant leur sens aux processus
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,002 | 0,002 |
| Études des sciences et des technologies | 0,006 | 0,003 |
| Communication savante | 0,002 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,022 | 0,003 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».