Analyse des risques au cours du transport de matières dangereuses à Sherbrooke
Notice bibliographique
Résumé
La ville de Sherbrooke compte une population d'environ 143 000 habitants. Elle est traversée par un réseau de transport qui joint les grands centres urbains du Québec et sa situation géographique est avantageuse pour le commerce avec les Etats-Unis. De plus, elle compte sur son territoire diverses entreprises qui utilisent, fabriquent ou entreposent des matières dangereuses. La Loi sur la sécurité civile, sanctionnée en 2001, vise à éviter une gestion aléatoire des risques de sinistres pouvant causer de graves préjudices aux personnes ou d'importants dommages à leurs biens. Cependant, cette Loi ne comprend aucune mesure pour prévenir les risques associés au transport des matières dangereuses. Or, les nouvelles pratiques du just-in-time qui permettent aux entreprises de réduire leurs inventaires, entraînent une augmentation du transport de matières dangereuses sur le réseau routier. À cet égard, ce travail présente un portrait aussi précis que possible de la situation du transport des matières dangereuses le long des corridors routiers de la ville de Sherbrooke et analyse par la suite les risques encourus par la population. Il a pour objectif principal de procéder à un inventaire des matières dangereuses qui circulent sur les routes de la ville afin d'en arriver à une liste de 10 matières prioritaires, et plus spécifiquement de connaître les zones à risque pour la population et d'informer les premiers intervenants sur les principaux produits chimiques en circulation. C'est donc le transport des matières dangereuses de 17 entreprises qui est analysé par cette étude. Ces matières dangereuses ont été identifiées au moyen d'un questionnaire d'enquête. Les entreprises qui ont répondu au questionnaire sont : Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc d'Agriculture et agroalimentaire Canada; Air Liquides Canada Inc.; Beckwith Bernis Inc.; Castonguay Inc.; Distribution Praxair Inc.; Les estampages ISE Inc.; Fibre de verre Sherbrooke Inc.; lnterstar Materials Inc.; Kruger Inc.; Les Micro-Circuits C-Mac Inc.; Motrec; Nestlé Canada Inc.; Papiers Scott Ltée; Pétroles R. Malouin Inc.; Produits American Biltrite Inc.; Société de transport de Sherbrooke; Technologies avancées de fibres (AFT) Inc. Toutes ces entreprises nécessitent le transport d'au moins une tonne métrique par an d'une matière dangereuse. Les réponses de ces entreprises ont permis la création d'une liste de 37 matières dangereuses circulant sur le réseau routier sherbrookois. De cette liste, 10 matières prioritaires sont ressorties : l'acide sulfurique, le diesel, l'essence, l'hydroxyde de sodium, le chlore, l'acide chlorhydrique, le peroxyde d'hydrogène, le méthanol, l'azote comprimé et les xylènes. Par la suite, le calcul du potentiel de risques permet de cibler les entreprises dont le transport comporte un risque plus élevé pour la population ainsi que les tronçons routiers où les risques sont plus grands. Des cartes thématiques présentent les axes routiers utilisés pour le transport des matières dangereuses à Sherbrooke en fonction de leur potentiel de risques. Des recommandations sont ensuite formulées pour les entreprises, les instances municipales et les premiers intervenants afin d'aider à la gestion des risques reliés au transport et approfondir davantage les connaissances quant à l'identification des dangers : a) La première recommandation s'adresse aux acteurs municipaux et aux MRC. Au fur et à mesure que les analyses de risques leur seront soumises par les entreprises concernées, une banque de données pourrait être créée et, par la suite, mise à jour. Celle-ci permettrait aux premiers intervenants d'intégrer ces informations à leur plan d'urgence. Les transporteurs pourraient également collaborer à la mise jour de cette banque de données pour bonifier les informations recueillies. b) La création d'un comité mixte municipal et industriel (CMMI) à Sherbrooke serait également une excellente initiative. Ce comité permettrait de rallier les représentants de la municipalité et ceux des entreprises et d'unir leurs compétences et leur savoir. De plus, la création d'un CMMI faciliterait les échanges en vue de la création d'une banque de données sur le transport des matières dangereuses. Il serait aussi intéressant que des représentants de l'industrie du transport participent aux réunions de coordination du CMMI afin de partager une même vision et des objectifs communs quant à la santé et la sécurité des citoyens. c) En complément aux formations déjà reçues, chaque personne se trouvant sur les lieux d'un accident devrait obligatoirement avoir lu la fiche du Guide des mesures d'urgence pour la matière impliquée. Ce guide, réalisé par Transports Canada avec la collaboration des Etats-Unis et du Mexique, est complet et se consulte rapidement. d) En ce qui concerne les alternatives pour réduire le risque associé au transport, la contrainte majeure vient de l'emplacement de l'entreprise selon qu'elle est située en zone urbaine ou en périphérie dans le secteur du parc industriel. Il s'agit donc de trouver un équilibre entre les opérations de l'entreprise et la protection de la population qui est exposée à un risque d'accident imprévisible mais dont les conséquences pourraient être dramatiques. Les options suivantes devraient être envisagées : diminution du risque à la source, réduction de la fréquence de livraison des matières dangereuses lorsqu'il est possible d'augmenter la quantité transportée sans une augmentation substantielle du rayon d'impact d'un scénario d'accident, modifier les parcours empruntés pour éviter les zones plus sensibles telles que les écoles, les garderies, les résidences de personnes âgées, réduction de la vitesse des véhicules lourds et surveillance accrue, etc. e) Pour le suivi de ce projet et l'élaboration de travaux complémentaires, il serait intéressant de recontacter les installations fixes et les transporteurs qui n'ont pas répondu au questionnaire pour avoir un portrait plus juste de la situation du transport des matières dangereuses à Sherbrooke. Une étude plus élargie pourrait tenir compte des transits routiers qui sont effectués sur le réseau de transport de la ville. D'autres variables pourraient également être ajoutées à la grille de calcul du potentiel de risque, par exemple, les débits de circulation. f) Finalement, une analyse complète du risque tiendrait compte du transport ferroviaire et du transport de gaz naturel par gazoduc. Toutes ces recommandations répondent à un but commun, celui de réduire la vulnérabilité de la population face aux risques d'accidents industriels majeurs. Cette démarche n'est pas incompatible avec le développement économique de la région à condition que tous les intervenants de l'industrie et du milieu puissent mettre en place des mesures d'urgence, à la fois concertées et coordonnées, de prévention, de préparation et d'intervention.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,002 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,000 |
| Communication savante | 0,001 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,008 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».