La consommation de crack chez les jeunes de la rue de Montréal : méfaits de la consommation et facteurs de risque du premier usage
Notice bibliographique
Résumé
La consommation de crack serait en augmentation au Canada. On observe entre autres ce changement chez les usagers de drogues du centre-ville de Montréal. On ne connaît pas très bien l'ampleur du phénomène chez les jeunes de la rue, qui sont très vulnérables aux conséquences de l'usage de substances psychoactives (SPA). Cette forme de cocaïne serait associée à divers comportements à risque d'infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). Cela pourrait donc avoir un impact majeur sur le fardeau de morbidité et de mortalité que supportent déjà les jeunes de la rue. Par ailleurs, on ignore quels sont les facteurs de risque d'une première consommation de crack chez ces jeunes. Objectifs. (1) Estimer la prévalence à vie et récente de la consommation de crack chez les jeunes de la rue de Montréal; (2) Estimer le taux d'incidence de la consommation de crack chez les jeunes de la rue de Montréal; (3) Évaluer la présence d'association entre l'usage de crack et certaines conduites à risque d'ITSS concomitantes; (4) Identifier les facteurs de risque liés à la première consommation de crack chez ces jeunes. Méthode. Des analyses secondaires ont été réalisées à partir de données collectées lors d'une étude de cohorte portant sur l'incidence du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et de l'hépatite C chez les jeunes de la rue de Montréal. De juillet 2001 à décembre 2005, des jeunes âgés de 14 à 23 ans (n=858) ont été vus en entrevue aux six mois. Le questionnaire administré portait sur les caractéristiques sociodémographiques, les comportements sexuels et de consommation de drogues. On a estimé la prévalence d'usage du crack à partir des données collectées à l'entrée dans l'étude. Le taux d'incidence a été estimé pour (a) l'ensemble des jeunes qui n'avaient jamais consommé de crack au recrutement et parmi eux, pour (b) ceux qui avaient prisé de la cocaïne auparavant. On a évalué l'association entre l'usage de crack et certaines conduites concomitantes de consommation de SPA et sexuelles par régression logistique multiple. Les facteurs de risque d'initiation au crack ont été déterminés par régression de Cox multivariée. Résultats. La prévalence d'usage de crack à vie était de 66,6% intervalle de confiance à 95% [63,4-69,8] ; celle d'usage récent était de 38,0% [34,7-41,3]. Les taux d'incidence d'usage du crack étaient de (a) 136,6/1000 personnes-années (p-a) [104,5-175,5]) et de (b) 205,8/1000 p-a [150,2-275,3]. Après ajustement, les jeunes de la rue consommant du crack étaient plus à risque de manifester les conduites sexuelles suivantes: se prostituer, avoir plus de deux partenaires sexuels et avoir un partenaire sexuel à risque (ayant le VIH, étant un homme ou une femme qui se prostitue, étant un homme ayant des relations homosexuelles). Ils étaient aussi plus à risque d'avoir bu de l'alcool dans le dernier mois, de s'être injecté des drogues et d'avoir consommé plus d'une SPA. Le nombre de types de drogues consommés dans les six mois précédant l'entrevue augmentait le risque de s'initier au crack (ratio de risque ajusté (RRA)=1,84 [1,55-2,18]), alors que le fait d'avoir un parent ayant une consommation problématique de substances diminuait ce risque (RRA=0,48 [0,26-0,89]). Les facteurs de risque étaient identiques chez les jeunes qui avaient prisé de la cocaïne auparavant. Conclusion. L'usage de crack est répandu chez les jeunes de la rue de Montréal et l'initiation est très fréquente. Les jeunes en consommant ont davantage de conduites à risque et s'exposent davantage au VIH et à l'hépatite C. Il est difficile pour l'instant d'identifier les jeunes plus à risque de s'initier au crack. Il serait important d'approfondir le phénomène d'initiation si l'on souhaite développer des mesures préventives ciblées et efficaces pour ces jeunes.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,001 |
| Communication savante | 0,001 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,003 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».