Musee Canadien. : Tome premier. numero-prospectus, 15 Juillet, 1875.
Notice bibliographique
Résumé
Les circonstances au milieu desquelles notre peuple a vécu jusqu' aujourd' hui ont été loin d'être favorables à la culture et au progrès des lettres.Cela se comprend : la colonisation a dû d'abord appeler à elle tous les efforts, tous les travaux, toutes les ressources ; cette grande œuvre, encore très-imparfaite actuellement, a sollicité longtemps, d'une manière presque exclusive, l'attention de toutes les intelligences qui voulaient l'avancement de la Nouvelle-France.De plus, une domination tyrannique, appliquée à faire disparaître le nom français des rives du Saint- Laurent, a, pendant près de cent ans, tenu en alarme toutes les généreuses susceptibilités, tous les nobles et fiers sentiments de notre race.Aujourd'hui, nous ne sommes pas encore dans des conditions bien propres à encourager la culture des lettres.Les circonstances sont moins critiques, mais l'avenir nous réserve de meilleurs jours.La politique échauffe les esprits les moins ardents ; les journaux des partis sont les seuls, à peu près, qui aient beaucoup de lecteurs assidus.C'est naturel, car nos privilèges acquis excitent encore trop la jalousie d'un bon nombre de membres de la race anglaise, notre nationalité a des ennemis redoutables jusque dans son propre sein, et en outre notre sol est là qui nous présente à exploiter des ressources dont nous avons un indispensable besoin.On n'a pas le temps de lire une étude longue et sérieuse ; l'on trouve toujours une minute pour lire à la course quelques articles qui traitent brièvement des questions, des dangers, et des intérêts du jour.Ajoutons que l'instruction, qui commence à se propager partout, n'a pas préparé encore un nombre suffisant de lecteurs à des ouvrages vraiment littéraires et vraiment savants.J. F. MORISSETTE.Toutes lettres, correspondances, réclamations et remises doivent être adressées à J. F. Morissette, éditeur-proprié- taire du Musée Canadien, encoignure des rues Saint-Joseph et del'écrlise, Samt-Roch, Québec.Le prix de l'abonnement, strictement exigé davance est de trois piastres par an.Le propriétaire ne reçoit aucun abonnement pour moins d'un an.Nous osons espérer que ceux à qui nous adressons ce Numéro-Prospectus, voudront bien nous honorer d'un abonnement ; toute personne qui ne le retournera pas sous quinze jours, avec son nom, son adresse et le mot (refusé).sera regardée comme abonnée pour l'année.J/01ÎME DE LOTBINIEKE.Que j'aime à vous revoir, forêts de Lotbinière, Quand vous livrez au vent votre épaisse crinière Comme un coursier fougueux qui traverse les prés En battant le gazon de ses sabots ferrés !Que j'aime à vous revoir quand le printemps se lève Et que vos troncs verdis se tardent dans la sève !Quand vos rameaux feuillus bercent les petits nids Et chantent les amours des oiseaux réunis !Quand vous jetez au ciel vos arômes suaves Avec des chants d'ivresse ou des murmures graves !Mais je t'aime, surtout, toi, vieux bois des Hurons Que réveillent souvent les cris des bûcherons, Les chants des charroyeurs conduisant à la file, Par le chemin tracé sur la neige mobile, Leurs grands traîneaux chargés de sapin résineux !Souvent, quand le soleil desséchait de ses feux Le sable de la route et l'herbe des prairies, •Je suis venu chercher sur les mousses fleuries Ce repos bienfaisant et l'oubli de mes maux.Mais déjà, ma forêt, tes arbres les plus beaux Sont tombés, tour à tour sous les coups de la hache, Comme des diamants qu'un doigt profane arrache ' D'un brillant diadème ; et tes arbustes verts, Recourbés humblement sous le vent des hivers, Ne diront pas à qui ne t'a jamais connue Que, jadis, tu portais ton front jusqu'à la nue !Et ceux là qui liront ces humbles vers, demain, Chênes qui m'abritez, vous chercheront en vain !Quand de l'été soufflaient les brûlantes haleines, Quand s'ouvraient les boutons sur les branches des chênes, Quelques Hurons chrétiens revenaient, autrefois, Elever leurs wigwanes au milieu de ce bois î Et de là vient son nom qu'on lui conserve encore.Ces sauvages couraient armés de l'arc sonore, Le timide chevreuil et l'agile renard.L'enfant, adroit et vif, pouvait lancer un dard Et suspendre le vol de la tourte rapide.Souvent, en un instant, il montait, intrépide, Jusqu'au faîte des pins et des ormes al tiers.Les femmes s'assemblaient pendant des jours entiers, Laissant flotter au vent leurs longs cheveux d'ébène, Et tressaient des paniers avec l'aubier de frêne.Près d'elles la nagane aux rameaux se berçait Pour endormir l'enfant que l'oiseau caressait.Quand la bise à nos bois enlevait leur couronne ; Quand les feuilles tombaient sous les frimas d'automne, Et que la neige, au loin, jetait son blanc manteau Sur le chaume jauni du fertile coteau, Ces indiens partaient pour les pays de chasse.Ils allaient, quelques fois, jusqu'aux terres de glace, Ou descendaient le fleuve, et, ramant vers le nord, Conduisaient leurs canots jusques au Labrador.noble rejeton de nos forêts antiques ; Arbre dont les rameaux remplis de bruits mystiques Se dessinent, de loin, comme un nuage noir Bans l'azur du matin ou la pourpre du soir ; s Géant resté debout sur le champ du carnagi Ornement de nos bords, souvenir d'un autre âge ; ( ) toi que respecta la hache du colon, Orme de Lotbinière, orgueil de mon canton, Je te salue !Au loin le marin intrépide Qui va du Richelieu traverser le rapide Aperçoit au dessus des tilleuls fastueux, Comme un dôme éternel, ton front majestueux !Combien de gais oiseaux sur tes branches altiôres Sont venus à leur Dieu moduler des prières ! .Sous tes rameaux plies comme de grands arceaux Combien de jeunes gens, vers le soir des jours chauds, Sont venus échanger, dans leurs molles ivresses, Des baisers innocents et de douces promesses !Mais tu n'as jamais vu de couples plus charmants Que Louise et Léon, ces deux jeunes amants Dont je vais essayer de chanter sur ma lyre L'amour et les douleurs !Tu n'as pas vu reluire Un œil aussi brillant sous ses longs cils de jais Que l'œil de cette vierge !Et ton feuillage épais N'a jamais entendu nulle voix plus sonore Que la voix de Léon qui chantait dès l'aurore Avec les rossignols cachés dans les fourrés Et les flots déferlant sur les sables dorés !L. P. LeMav.-Extrait des " Vengeances *'.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,006 | 0,006 |
| Études des sciences et des technologies | 0,005 | 0,002 |
| Communication savante | 0,003 | 0,003 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,084 | 0,017 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».