La province de Quebec : documents empruntes a la brochure officielle, le Canada et la province de Quebec : augmentes d'une preface et de conseils utiles aux emigrants.
Notice bibliographique
Résumé
À tout seigneur, tout honneur.... " J'ai fait de mon mieux, pen- dant les quatre mois que j'ai consacrés à mes voyages d'exploration au Canada, pour bien connaître le pays.Cependant je n'ai pu recueillir par moi-même, en si peu de temps, les renseignements nécessaires pour faire un travail complet : voilà pourquoi j'ai été heureux d'obtenir l'autorisation de puiser à-pleines mains dans la riche collection de documents utiles qui a pour titre : La Province de Québec et V Emigration européenne.L'auteur de ce recueil est l'honorable M. 8. Lesage, Assistant-Commissaire au Ministère de l'Agriculture.(*) Citer ce nem, c'est prouver que tous les documents reproduits plus loin sont exacts, honnêtes et sincères.J'espère que mes compatriotes liront avec plaisir les pages su i van tes; elles seront sans nul doute très-utiles aux émigrants et c'est ti >ufc particulièrement pour ces derniers qu'elles sont écrites.(•) Au Canada, on donne aux Ministres le titre de Commissaire.L'as- sistant Commissaire est donc en quelque sorte un second ministre.Le Commissaire ou Ministre de 1 agriculture/ pour la province de Québec.est l'honorable M. Dionne.L'assistant Commissaire est le digne M. Lesage a qui je dois les précieux renseignements qui forment la base du présent tra- vail.Après eux vient M. E. Gagnon, le dévoué Secrétaire du Département de 1 Agriculture, dont les bons conseils m'ont été on ne peut plus utiles.Je me tais un devoir de remercier ces trois messieurs pour les services immenses qu'ils m'ont rendus en m'aidant de leurs conseils et de leur expérience.Je dois aussi des remerciements à MM.Barnard, directeur du Journal à^Agricul^ lure, Paul de Cazes, le savant auteur des Notes sur le Canada.Stafforth, agent d'Emigration.Noël, Notaire à Sherbrooke et Chicoyne, directeur de la colonie française des Cantons de l'Est.L'EMIGRATION Ami Lecteur, ee n'est pas un grand savant, ce n'est pas un littérateur célèbre qui écrit cette brochure à votre intention, mais bien un humble explorateur, un modeste pionnier, qui, après avoir parcouru et étudié avec soin les provinces canadiennes, croit utile de communiquer à ses compatriotes le résultat de ses investigations.Avant de venir m'établir au Canada, j'ai lu tous les ouvrages daiss Lesquels il était question de ce pays, et pendant douze ans j'ai étudié attentivement tous les documents que voulaient bien mettre à ma dispo- sition les partisans de l'émigration.Tout en m'occupant du Canada, je ne négligeai pas les autres con- trées du NouTeau-Monde.de possède des centaines de lettres, toutes remplies de renseignements précieux, qui me furent adressées par des amis établis dans différentes provinces des Etats-Unis, c'est-à-dire dans <-es contrées vers lesquelles se dirige depuis quelques années un courant si puissant d'immigration européenne.Je ne me suis donc pas décidé au hasard, sans réflexion.On verra par la suite pourquoi j'ai donné la préférence au Canada.Dès les premiers -jours de mon arrivée ici, je recourus aux lumières des personnes compétentes que j'eus le bonheur de rencontrer, je jugeai surtout utile de m'entretenir longuement avec les Belges établis ici et qui, mieux que personne, pouvaient me faire connaître les avantagea aussi bien que les difficultés d'une immigration belge.Après cela je me mis en route afin de voir par moi-même ces terres immenses dont on m'avait tant parlé.Me voici revenu de mes longue» pérégrinations, heureux d'avoir acquis les connaissances et l'expérience nécessaires pour être vraiment utile à mes compatriotes.Je puis donc- garantir de la manière la plus formelle l'exactitude des détails qui vont suivre.Cette brochure est tout particulièrement destinée aux artisans, anx manufacturiers, aux cultivateurs, qui.après avoir lntté en vain pour se créer une position indépendante, tournent leurs regards vere f>-Nouveau-Monde, se demandant .s'ilsne feraient pas bien de quitter leur patrie, où ils se trouvent trop à l'étroit, où les ressources manquent, où la concurrence est si grande qu'il n : y suffit plus d'être intelligent.laborieux et économe pour mettre ses vieux jours à l'abri de la misère.J'occupais en Belgique une position honorable et lucrative.... Mais où est, dans ma patrie, l'homme de lettres, l'employé, l'artisan, le petit cultivateur, qui puisse vivre dans l'aisance, devenir par sou travail propriétaire de la maison qu'il habite ou du champ qu'il laboure, as- surer l'avenir de ses enfants ?Heureux le père de famille qui parvient è " joindre les deux bouts .. et qui ne doit pas s'endetter ou fouler aux pieds ses convictions, pour faire instruire ses fils et ses filles et leur créer une position !.... Eh bien !sans me prétendre plus adroit ou plus intelligent que mes compatriotes, j'ai trouvé au Canada des avantages que je n'ai jamais espérés en Belgique.Oui.avec l'aide de Dieu, mon ^travail me suffira toujours pour subvenir largement aux besoins de ma famille, pour procurer à mes enfants le bienfait d'une bonne éducation tr leur permettre, quand je n'y serai plus, de se frayer un chemin sans -être continuellement tourmentés par des concurrents que le " combat pour l'existence " change si souvent en ennemis implacables.Oui, ceux qui veulent travailler courageusement, éviter les dépenses exagérées et inutiles, se conduire honnêtement, peuvent compter ici.jaon sur une fortune brillante acquise en peu de temps et sans la moin- dre peine -cela ne se rencontre que dans les romansmais bien certainement sur une honnête aisance et sur une vie paisible, exempte de la plupart des soucis qui rendent parfois si pénible l'existence des habitants du Vieux-Monde.L'ouvrier abruti par la misère, le bourgeois miné par l'inquiétude, le commerçant ou l'industriel ruinés par la concurrence sont inconnus ici.Il y a des malheureux et des pauvres, cela est vrai, mais on en -rencontre fort peu et neuf fois sur dix ils doivent leur trist sort au «manque de calcul et de prévoyance ou à l'iuconduite.Qu'on n'aille pas s'imaginer pour cela que je dirai jamais, soit dans tues brochures, soit dans les conférences que je compte donner eu Belgique en février et en mars prochains: t: Venez au Canada utjcgcrantis pie vous y trouverez le bonheur." .Non !mon but est d'aider de mes conseils ceux qui voudront émigrer, de donner aux cultivateurs belges qui désireront s'installer ici,, un bon coup de main pour le choix de leurs terres et l'achat de leurs bestiaux, de fournir aux industriels et aux capitalistes de précieux renseignements.... Mais je ne veux engager personne à quitter son pays, de crainte qu'il ne se trouve parmi les v migrants, partis d'après mes conseils, des déclassés, des maladroits ou des gens de mauvaise conduite.Ceux-là, après un insuccès inévitable pour des gens de leur espèce, viendraient m'importuner, me reprocher mon intervention et mes conseils, pour retourner ensuite au pays, où leurs cris d'alarme, leurs lamentations et leurs récits mensongers pro- duiraient le plus mauvais effet.J'ai rencontré ici des colons qui se trouvent à la tête d'une fortune colossale : à leur arrivée au Canada ils n'avaient d'autres ressources que le travail de leurs mains.J'ai vu des fermiers qui ne possédaient pas un sou le jour de leur établissement sur une terre de la Couronne : aujourd'hui ils vivent dans l'abondance.Quel splendide résultat !.... Mais, d'un autre côté, beaucoup d'aventuriers ont entrepris le long voyage avec un portefeuille bien garni et ils sont retournés pauvres, misérables, désespérés.Ils avaient oublié que les débauchés, de même <{ue les fainéants, ne réussissent nulle part.qui s'engagent bravement dans la (-arrière.Mais ici comme partout.pas de victoire sans lutte.tën un mot, vous trouverez toujours en moi un ami fidèle et un con- seiller dévoué, mais jamais je ne donnerai à qui que ce soit le droit de me dire : " Je ne me plais pas ici et je regrette d'y être venu d'après vos conseils.II POURQUOI LES BELGES DOIVENT SONGER BIEN SÉRIEUSEMENT A L'ÉMIGRATION En Belgique, le commerce, l'industrie et l'egriculture sont éprouvés depuis longtemps par une crise qui menace de devenir une véritable calamité.Pour beaucoup de Belges cette crise est une cause de gène bien pénible, pour d'autres, et ils sont plus nombreux qu'on ne pense, c'est la ruine complète.Les charbonnages, qui étaient autrefois pour notre pays une source si féconde de prospérité, ne rapportent plus à leurs actionnaires les beaux •dividendes d'autrefois.Il en est môme qui ne rapportent abso- lument rien.Lorsqu'on parcourt les cantons industriels, et surtout les splendides Bassins de Mons, de Charleroi et de Liège, on est affligé à la vue de tous ces établissements fermés, de tous ces fourneaux éteints, de tous ces chemins couverts d'herbe et de ronces, conduisant aux usines silencieuses.Les pays qui se disputaient autrefois nos produits, nous font aujourd'hui une concurrence désastreuse et beaucoup de capitalistes belges se voient obligés d'envoyer à l'étranger l'argent qu'ils veulent rendre productif.D'innombrables faillites prouvent l'état de souffrance de notre commerce.Les employés sans place et les ouvriers sans besogne prouvent que la Belgique est trop peuplée pour les ressources dont elle dispose.Et, ce qui achève notre ruine, l'importation augmente sans cesse, pen- dant que l'exportation diminue d'une façon vraiment inquiétante.Que dirai-je de l'agriculture?... Le petit fermier est devenu un véritable esclave, qui travaille du matin au soir, du premier jour de l'année jusqu'au dernier, toujours pauvre ou à peu près, toujours le cœur rempli d'inquiétude, parce que .Nouveau-Bruuswick, de la Nouvelle-Ecosse, de l'Ile du Prince Edouard et de la Colombie Anglaise, d'un lieutenant-gouverneur, d'un conseil législatif dont les membres sont nommés à vie, et d'une Chambre des Représentants élus par le peuple ; et dans les provinces d'Ontario et de Manitoba, d'un lieutenant-gouverneur et d'une seule Chambre de Représentants élus par le peuple.Les actes du Parlement Fédéral sont sujets au veto de Sa Majesté
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,004 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,004 | 0,010 |
| Études des sciences et des technologies | 0,008 | 0,002 |
| Communication savante | 0,004 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,020 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».