La parole politique entre stratégies et contraintes : analyse interactionniste des genres de l'entrevue politique à la télévision québécoise
Notice bibliographique
Résumé
Comment les politiciens adaptent-ils leurs stratégies de communication aux différentes émissions de télévision dans lesquelles ils sont amenés à accorder des entrevues? On constate aisément que l'espace médiatique n'est pas homogène, qu'il est constitué d'une diversité de pratiques et que la maîtrise de cet espace est un élément stratégique de la pratique politique, puisque les médias constituent le principal canal par lequel les politiciens entrent en communication avec l'électorat. Dans la littérature sur les genres télévisuels, nous avons constaté que ces derniers sont la plupart du temps décrits et catégorisés en fonction de la nature informative ou divertissante de leur contenu. Toutefois, il apparaît que ces catégories sont à la fois difficiles à associer à des caractéristiques uniformes et qu'elles perdent en capacité explicative dans un paysage médiatique profondément marqué par la transformation et l'hybridation des pratiques. Pour surmonter les limites associées aux descriptions des genres télévisuels en termes d'information et de divertissement, nous avons adopté une approche sociale des pratiques médiatiques, alors conçues comme des activités de communication plutôt que comme des produits médiatiques. Nous avons en l'occurrence mobilisé des apports théoriques issus de l'interactionnisme de Goffman et Blumer ainsi que des genres du discours de Bakhtine pour désigner les interactions entre les acteurs politiques et médiatiques à la fois comme lieu de construction et de définition de l'espace médiatique et comme source de données pour comprendre comment ils y organisent leur action. À la lumière de ce positionnement théorique et méthodologique, nous avons formulé deux questions de recherche : 1) quelles caractéristiques permettent de saisir et de décrire la variété des émissions d'entrevue dans l'espace télévisuel; et 2) quels sont les critères qui permettent le mieux d'expliquer l'organisation des stratégies de communication des politiciens dans l'espace médiatique? Notre stratégie de recherche repose sur la description de la production verbale des acteurs politiques et médiatiques en situation d'entrevue, en vue de reconstituer les cadres interprétatifs qui sous-tendent leurs interactions. Principalement inductive, notre démarche met à l'avant-plan l'observation d'une variété de formats d'entrevues afin de faire ressortir des critères de description des genres ancrés dans les pratiques des acteurs. Nous avons d'abord construit une grille d'analyse de la performance des acteurs et l'avons ensuite utilisée pour proposer un découpage du corpus cohérent avec les catégories qu'ils utilisent pour organiser leurs pratiques. Comme méthodes de traitement des données, nous avons utilisé le modèle modulaire d'analyse du discours de Roulet et Moeschler, ainsi que certains outils d'analyse conversationnelle empruntés notamment à Schegloff, Greatbatch, Hutchby, Heritage et Clayman. Nous avons rassemblé un corpus constitué de 25 entrevues télévisées, tirées de 9 émissions diffusées sur les chaînes québécoises de langue française, présentant des entrevues avec 3 chefs de partis politiques québécois : Pauline Marois, François Legault et Régis Labeaume. Sur le plan descriptif, l'analyse des données montre que l'organisation des pratiques d'entrevue avec des politiciens repose principalement sur deux critères : 1) la répartition des rôles; et 2) l'orientation de la relation. La combinaison de ces deux critères permet de décrire les différentes configurations interactionnelles qui peuvent caractériser une entrevue médiatique. Sur le plan théorique, les observations permettent de revisiter le concept de genre médiatique et de montrer que l'organisation des pratiques de communication publique relève à la fois de la récupération d'éléments typiques et de l'adaptation de ces éléments aux objectifs et aux besoins circonstanciels des acteurs.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,005 | 0,020 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,004 | 0,005 |
| Études des sciences et des technologies | 0,004 | 0,007 |
| Communication savante | 0,010 | 0,005 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,020 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».