Participation et politiques publiques
Notice bibliographique
Résumé
L’action publique a traditionnellement été conçue et perçue comme le produit d’une élite politico-administrative vis-à-vis duquel le citoyen ordinaire n’aurait qu’un rôle marginal. Selon ce point de vue, les citoyens exercent une influence indirecte sur les politiques publiques à travers leurs actions pour sélectionner, supporter et sanctionner les élus. L’analyse des politiques publiques a mis en avant la fermeture et la sélectivité des espaces de formulation des politiques publiques. Elle s’intéresse avant tout à l’action des organisations et des personnes disposant des ressources nécessaires pour se constituer en acteurs dans les arènes de négociation. Pour agir efficacement dans ces espaces, il est en effet nécessaire de disposer d’une maîtrise suffisante des règles et des cadres cognitifs qui les régulent. Or, en raison de la complexité et de la fragmentation de l’univers des politiques publiques, les coûts d’entrée dans les espaces de formulation des politiques publiques sont élevés. Seuls les citoyens organisés et mobilisés (stakeholders) peuvent se constituer et être reconnus en tant qu’acteurs légitimes. Les citoyens seraient ainsi condamnés à demeurer des policy outsiders. Des auteurs comme Archon Fung ont étudié les liens entre le fonctionnement démocratique d’un système politique et le design ou le contenu des politiques publiques. Ils ont montré que, même si les politiques respectent un principe d’égalité entre les citoyens (de protection, de traitement), elles maintiennent voire accentuent des divisions entre eux, ce que Anne Schneider et Helen Ingram appellent les politiques dégénératives. Par ailleurs, des pratiques de participation citoyenne aux processus de décisions publiques se sont multipliées depuis trente ans. Cette participation prend la forme d’innovations démocratiques variées telles qu’inventoriées par Graham Smith, dont une similarité majeure est d’être initiées par les autorités publiques hors des campagnes électorales afin d’inviter les citoyens à contribuer à des décisions sur des thèmes précis (throughput democracy. La participation publique est potentiellement un moment clé dans le traitement d’un problème public. La multiplication et l’institutionnalisation des procédures participatives qui renforcent la place accordée aux citoyens dans les processus de décision publique pourraient réveiller leur intérêt pour la fabrique des politiques publiques. Si les innovations démocratiques reconnaissent le citoyen, ou du moins l’usager, en tant qu’acteur des politiques publiques, la littérature se doit de continuer à investiguer les effets de l’ouverture de ces espaces participatifs: les arènes de négociation fonctionnent-elles autrement? Les conditions de la participation publique permettent-elles de rééquilibrer le pouvoir des citoyens vis-à-vis des groupes d’intérêt et des élites politico-administratives? Les innovations démocratiques ont-elles un effet performatif en termes de fabrique des politiques publiques? Dans les recherches existantes, un acteur reste souvent invisible alors qu’il sert la démocratie et les politiques publiques : le fonctionnaire. Or il est crucial de comprendre et d’expliquer comment les agents publics s’adaptent à l’irruption des citoyens dans la conduite courante des politiques dont ils ont la charge. Cet atelier sera parrainé par le Centre d’analyse des politiques publiques de l’Université Laval (CAPP).
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,005 | 0,011 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,007 |
| Études des sciences et des technologies | 0,005 | 0,012 |
| Communication savante | 0,014 | 0,008 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,005 |
| Intégrité de la recherche | 0,004 | 0,004 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,044 | 0,006 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».