Rapport final de la convention de recherche intitulée "Etat des lieux du taux de saturation en phosphore des sols agricoles de la Région Wallonne et perspectives dâévolution compte tenu des apports de matière organique(acronyme : SATUPHOS)"
Pourquoi ce travail est dans la base
Une base qui oublie comment elle a trouvé un travail ne peut pas être vérifiée. Voici les voies qui ont admis celui-ci.
Notice bibliographique
Résumé
Les missions principales confiées à lâUCL par la Direction Générale Opérationnelle Agriculture, Ressources Naturelles et Environnement (DGO3, Service Public de Wallonie) dans le cadre de la convention SATUPHOS étaient de réaliser un état des lieux du degré de saturation en phosphore (P) des sols agricoles de la Région wallonne, et de proposer un outil dâévaluation et de gestion des risques environnementaux liés au P. \nDans un premier temps, une synthèse bibliographique portant sur le comportement du P dans les sols, les risques de pertes en P et les outils dâévaluation et de gestion de ces risques a été réalisée. Cette partie a servi de base pour lâensemble de lâétude qui a suivi, et notamment pour la détermination des indicateurs environnementaux utilisés pour lâétat des lieux. Il était initialement prévu dâétudier uniquement le degré de saturation des sols en P calculé à partir de teneurs extraites par la méthode à lâoxalate (DSPox = Pox/CFPox, avec CFPox la capacité du sol à fixer le P, soit CFPox=0,5 * (Alox + Feox)), utilisé aux Pays-Bas comme indicateur environnemental. La revue bibliographique ayant montré que dâautres indicateurs basés sur la méthode dâextraction « Mehlich 3 » (le PM3 et le degré de saturation DSPM3 = PM3 / AlM3) étaient utilisés aux Etats-Unis et au Canada comme indicateurs agronomiques et environnementaux, ils ont également fait lâobjet dâun état des lieux en Région wallonne. \nLâétat des lieux a été effectué sur base de 231 échantillons de sols, dont 139 sols de culture et de 92 sols de prairie, répartis sur lâensemble de la Région wallonne. Ces échantillons provenaient de la collection de sols wallons réalisée à lâoccasion de lâétude POLLUSOL (SPAQuE-UCL-FUSAGx), complétée par une sélection dâéchantillons acquis grâce à un partenariat avec lâASBL REQUASUD, ainsi que par quelques échantillons prélevés pour cette étude par lâUCL. \nLes éléments extraits sur ces échantillons sont lâaluminium (noté Alox et AlM3), le fer (noté Feox et FeM3) â qui sont les principaux éléments impliqués dans la rétention du P dans les sols non calcaires â et le P (noté Pox et PM3), également extrait par la méthode AA-EDTA (noté PEDTA). Cette dernière méthode dâextraction est celle utilisée en routine en Région wallonne pour les conseils de fertilisation. Ces extractions ont permis de calculer les indicateurs environnementaux DSPox et DSPM3. \nLe jeu de données ainsi obtenu a fait lâobjet dâanalyses statistiques. Elles ont permis de mettre en évidence les effets significatifs de lâoccupation du sol, de la région agricole et du type de sol sur les différentes teneurs et les indicateurs environnementaux étudiés. Certains types de sols ont notamment un comportement significativement différent des autres. Il sâagit dâune part des sols trouvés en Ardenne (sols limoneux peu caillouteux, et sols limono-caillouteux à charges schisto-phylladeuse et schisto-gréseuse), et dâautre part des sols trouvés en régions limoneuse et sablo-limoneuse (sols limoneux, sableux, limono-sableux ou sablo-limoneux). Les premiers présentent des valeurs de Pox, Alox, AlM3, Feox et CFPox significativement plus élevées que les autres sols (ce qui conduit à des valeurs de DSPox et DSPM3 faibles), à lâinverse des seconds qui présentent des valeurs significativement plus faibles (ce qui conduit à des valeurs de DSPox et DSPM3 élevées). Enfin, les modèles dâanalyse de la variance testés permettent de prédire de manière satisfaisante uniquement les teneurs des sols en Alox, Feox ou AlM3, à partir du groupe de sols et de lâoccupation du sol.\nLes teneurs mesurées dans les sols et les indicateurs du P ont ensuite été cartographiés par krigeage sur lâensemble de la Région wallonne, pour les sols de culture, de prairie puis pour lâensemble des sols agricoles. \nLes valeurs prises par les indicateurs (DSPox, DSPM3, PM3) dans les sols agricoles du nord de la Région wallonne dépassent souvent les seuils critiques de risques environnementaux fixés à lâétranger. Cependant, ceci ne signifie pas forcément quâil existe un problème grave lié au P en Région wallonne. En effet, lâutilisation de tels indicateurs comme outils de gestion imposerait la détermination de seuils de risque adaptés aux types de sols et aux problématiques wallonnes, liées aux pertes en P par ruissellement et érosion. Par ailleurs, la synthèse bibliographique a révélé quâen matière de gestion des risques liés aux pertes de P agricole, il est souvent insuffisant de ne considérer que la richesse du sol en P : la prise en compte des pratiques de fertilisation et des facteurs de transport du P des parcelles jusquâaux eaux de surface (érosion, ruissellement, drainage, etc.) est indispensable.\nLâeffet dâapplications répétées de différents types de matières organiques sur le degré de saturation des sols (DSPox) a ensuite été étudié, au niveau des exploitations où ont été prélevés les 231 échantillons, et au niveau de parcelles expérimentales. Les résultats issus de ces parcelles semblent montrer quâil existe un effet dâaccumulation du P dans le sol (mesuré par une augmentation du Pox et du DSPox) qui est proportionnel aux quantités de P2O5 organique appliquées annuellement pendant plusieurs années. Cet effet est le plus net pour le fumier de bovin composté.\nUn comparatif des avantages et inconvénients de divers outils de gestion utilisés en Amérique du Nord et en Europe a été réalisé. Finalement, câest lâIndice de Risque de pertes en P (IRP), actuellement utilisé en Pennsylvanie, qui a été sélectionné comme base pour le développement dâun outil de gestion wallon, dont la faisabilité a été étudiée au cours dâune deuxième partie de la convention SATUPHOS. Cet outil de gestion repose sur une équation empirique regroupant tous les paramètres susceptibles dâinfluencer les exportations de phosphore vers les eaux de surface (facteurs sources et facteurs de transport). Lâindice obtenu permet de classer les sites en termes de vulnérabilité face aux processus de contamination diffuse des eaux de surface : classes de risque Faible, Moyen, Elevé et Très élevé.\nDans la première phase de lâétude de faisabilité sont détaillées les données dâentrée utilisées en Pennsylvanie, les adaptations réalisées au Danemark, en Norvège et en Allemagne, et les données disponibles en Région wallonne. Il ressort que les données disponibles en Wallonie permettraient le calcul de lâIRP dans sa forme initiale (utilisée en Pennsylvanie), moyennant quelques adaptations. Des analyses de sensibilité (à variations fixes et stochastique) de lâIRP pennsylvanien sur base de données wallonnes ont ensuite été réalisées. On retiendra que dans sa forme actuelle de calcul (dans la forme pennsylvanienne), lâIRP est le plus sensible aux facteurs liés à la distance au cours dâeau et au taux de fertilisation organique. \nLa deuxième phase de lâétude de faisabilité a pour but de tester la faisabilité de lâutilisation de lâIRP en Région wallonne, à deux échelles différentes : à lâéchelle parcellaire comme outil dâaccompagnement des agriculteurs pour lâévaluation et la gestion opérationnelle des risques de pertes en P, et à lâéchelle de la Région wallonne comme outil de cartographie des risques destinée aux gestionnaires de lâenvironnement. Pour ces deux échelles de travail, lâétude de faisabilité comprend une sélection des données dâentrée disponibles actuellement susceptibles dâêtre utilisées. A lâéchelle parcellaire, lâIRP serait utilisé avant tout comme un outil de sensibilisation, à caractère pédagogique. Un prototype dâinterface conviviale pour le calcul de lâindice (fichier Excel) ainsi quâun guide de bonnes pratiques associé à lâutilisation de lâIRP sont proposés. La problématique du P étant liée aux pratiques de fertilisation, à lâérosion et au ruissellement, lâIRP pourrait être diffusé par les organismes de conseil agricole déjà impliqués dans ces problématiques.\nLa cartographie de lâIRP, testée sur 18 bassins versants à partir des données dâentrée cartographiées sélectionnées, sâest révélée assez simple à réaliser. Elle pourrait être étendue à lâensemble de la Région wallonne. Les moyennes dâIRP, ainsi que les parts de SAU ayant un IRP Elevé et Très élevé, ont été calculées pour chaque bassin versant afin de les comparer entre eux. Les bassins versants présentant les contextes les plus défavorables selon cet indice se trouvent dans lâouest de la région Limoneuse, en Ardenne et dans le sud de la Famenne (hors Fagne). Les niveaux de risque fournis par lâIRP au niveau des bassins versants ont ensuite été mis en relation avec les quantités de P exportées annuellement aux exutoires. Les résultats sont peu concluants ; cependant, beaucoup dâapproximations ont dû être faites pour estimer les quantités de P exportées, et des mesures complémentaires seraient nécessaires dans lâoptique dâune validation de lâIRP.\nLes possibilités dâaméliorations de lâoutil, tant au niveau de sa structure (types de facteurs, opérateurs de calcul, coefficients de pondération, etc.) que des données dâentrée utilisées pour les deux échelles de travail (amélioration de la précision spatiale des données dâentrée cartographiées, etc.), sont finalement proposées. Le travail à effectuer pour lâamélioration doit être couplé à la validation de lâoutil, indispensable avant dâutiliser lâIRP comme outil de gestion.\nCette étude a entièrement été effectuée pour le compte de la DGO3 (Service Public de Wallonie). Les données et résultats obtenus sont et restent propriété du
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Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,010 | 0,014 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,002 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,002 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,002 |
| Études des sciences et des technologies | 0,002 | 0,006 |
| Communication savante | 0,014 | 0,016 |
| Science ouverte | 0,002 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,005 | 0,005 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,000 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découle