Avis de l'Anses relatif à un retour d’expérience sur la crise influenza aviaire hautement pathogène 2020-2021 (2eme partie)
Notice bibliographique
Résumé
L’épizootie d’influenza de type A hautement pathogène (IAHP) de sous type H5N8 qui a sévi, en France, au cours de l'hiver 2020-2021 dans le compartiment élevage, principalement dans le Sud-Ouest1 et dans une bien moindre mesure en Vendée/Deux-Sèvres, ainsi que dans la filière animalerie/ornement en Corse/Yvelines, a causé près de 500 foyers et entraîné l’abattage de plus de 3 millions de canards et autres volailles, répétant ainsi les épizooties de 2015-2016 et 2016-2017. Ces épizooties récurrentes posent des questions de fond sur l'organisation des filières, notamment dans le Sud-Ouest, et sur les facteurs de risque de diffusion de l’infection, à partir du moment où un premier élevage se trouve infecté. L’Anses a été saisie pour conduire un retour d’expérience suite à cette nouvelle épizootie, après avoir rendu différents avis et AST2 en urgence tout au long de l’hiver 2020-2021. L’analyse des données épidémiologiques, ainsi que des actions gouvernementales ou professionnelles lors de cette épizootie, a été réalisée dans la première partie de l’avis 2021-SA-0022, du 26/05/2021, publié sur le site de l’Anses. Le présent avis complète les premières conclusions des experts par une approche d’évaluation des facteurs de risque comparée.Au 16/09/2021, la plateforme ESA dresse le bilan3 suivant pour l’épizootie d’IAHP 2020-2021 : cette épizootie se caractérise notamment par une plus grande ampleur que les précédentes (2016-2017 et 2019-2020), en touchant les compartiments sauvages et domestiques dans 29 pays (voir bilan européen en annexe 3). Il ressort de ce bilan que le sous-type H5N8 est majoritaire. Si d’autres sous-types ont été identifiés, ils étaient tous du clade 2.3.4.4b.Il est à noter que la France est le pays qui a compté le plus de foyers chez les volailles domestiques, avec une épizootie très localisée dans le Sud-Ouest. Les premiers foyers déclarés chez des volailles ont été identifiés en Corse (n=7) à partir du 16/11/2020, en lien épidémiologique avec un autre foyer détecté dans une animalerie des Yvelines. Le neuvième foyer a été confirmé le 06/12/2020 dans les Landes. Puis le virus s'est propagé rapidement, dans le Sud-Ouest de la France, avec des foyers dans les Landes, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Atlantiques, le Lot-et-Garonne et le Gers. Le 12/12/2020, un foyer a été détecté en Vendée, puis le 13/12/2020 dans le département limitrophe des Deux-Sèvres.Au total, 492 foyers en élevages de volailles (475 dans le Sud-Ouest et 17 hors Sud-Ouest) ont été déclarés au cours de cette saison 2020-2021. Le dernier foyer déclaré chez des volailles a été détecté le 26/04/2021.Vingt-deux cas ont été confirmés en avifaune libre et oiseaux sauvages captifs, dont deux cas concernant des oiseaux captifs. Sept oiseaux sauvages infectés H5N8 auraient été contaminés secondairement, à partir de foyers en élevages de volailles : en Corse (2), dans les Landes (1), dans les Ardennes (3) et dans le Haut-Rhin (1) (Anses 2021, BHVSI 2021).Trois sous-types différents de virus IAHP (H5N8, H5N3 et H5N1) ont été caractérisés. Un épisode de mortalité massive a été observé dans le département de la Manche à partir du 17/01/2021, où des bécasseaux maubèches (Calidris canutus) ont été retrouvés morts sur une plage (au moins 300 oiseaux morts sur un effectif d’environ 10 000 bécasseaux maubèches).Les quatre cas confirmés chez cette espèce (sur quatre testés) étaient associés à une infection par un virus d’IAHP H5N3 (sources : LNR, OFB). Des liens avec des cas dans d’autres pays européens ont été mis en évidence.Le dernier cas en avifaune sauvage libre a été collecté le 28/04/2021 (poussin de faucons pèlerins à St Nicolas du Port en Meurthe-et-Moselle). Le dernier cas chez des oiseaux captifs a été observé le 02/07/2021 dans une basse-cour.Les virus IAHP ont très probablement été introduits en France continentale lors de la migration postnuptiale « descendante » de fin d’automne (Anses 2021). La présence de virus IAHP a été confirmée sur douze espèces d’oiseaux sauvages, appartenant à quatre familles Dans la zone Sud-Ouest, deux introductions distinctes de virus IAHP H5N8 ont été identifiées chez des volailles : - Une dans les Landes, suivie d’une très large diffusion entre élevages de proche en proche et à distance via des contacts directs ou indirects (mouvements d’animaux, de personnes ou de matériel), et responsable de la quasi-totalité des foyers observés dans cette zone. - L’autre dans une basse-cour de particulier dans les Hautes-Pyrénées, le virus responsable de l’infection n’ayant pas été retrouvé ailleurs.Dans les départements de la Vendée et des Deux-Sèvres, les analyses phylogénétiques montrent qu’il y a eu trois souches distinctes introduites. Ce nombre de trois introductions serait attribuable à une exposition plus forte de cette zone à l’avifaune sauvage à risque car située plus au nord que celle du Sud-Ouest (Anses 2021). Un seul foyer secondaire est à déplorer.La situation s’est stabilisée à partir de début mai : un seul foyer d'infection par un virus IAHP H5N8 a été détecté après le 28 avril 2021, celui-ci ayant été identifié chez des oiseaux captifs en basse-cour, plus de deux mois après la précédente détection. Les mesures de sécurité sanitaire renforcées, parmi lesquelles figuraient la claustration des oiseaux, ont été levées sur l’ensemble du territoire national métropolitain : classé « élevé » au regard de l’influenza aviaire, depuis le 17 novembre 2020, le niveau de risque est devenu « modéré » le 24 puis "négligeable" le 28 mai 2021. Ces éléments ne tiennent pas compte des évènements survenus ultérieurement.Le statut indemne a été retrouvé le 02 septembre 2021.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,003 | 0,007 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,003 | 0,001 |
| Communication savante | 0,002 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,003 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,025 | 0,004 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».