Radicalisation pouvant mener à la violence : une étude pilote et exploratoire sur l’expérience d’intervenants œuvrant en milieu communautaire
Notice bibliographique
Résumé
L’objet de cette recherche est de documenter l’expérience d’intervenants lorsqu’ils ont été confrontés à des situations en lien avec la radicalisation dans le cadre de leur travail. Pour cette étude pilote, cinq intervenants provenant de trois organismes communautaires au Québec ont été interviewés à l’aide d’entretiens semi-structurés. Une analyse thématique a permis de souligner notamment leur sentiment de manque de connaissance sur le sujet et d’être peu outillés pour intervenir auprès d’individus radicalisés. Les participants ont évoqué les impacts de leurs expositions sur leur travail et leur vie personnelle. Quelques retombées cliniques et des pistes pour la conduite d’une étude plus large sont abordées. La radicalisation violente s’exprime à travers des attentats, mais aussi à travers des crimes haineux qui sont plus insidieux et fréquents. Au Canada, le nombre de crimes haineux déclarés par la police ne cesse de croitre. En 2015, le gouvernement québécois mettait les intervenants du milieu de la santé et des services sociaux au cœur des stratégies provinciales d’évaluation, de prévention et d’intervention en contexte de radicalisation violente. Malgré cela, peu d’études se sont intéressées à l’expérience des intervenants lorsqu’ils ont été confrontés à des situations en lien avec la radicalisation et aucune d’entre elles n’a été consacrée spécifiquement aux intervenants qui œuvrent en milieux communautaires. Ces derniers travaillent pourtant majoritairement avec une clientèle aux prises avec une détresse psychologique ou qui présente des problèmes de santé mentale, et ce, sans bénéficier des mêmes financements et soutiens cliniques que les intervenants qui travaillent dans le réseau de la santé. Cette recherche qualitative avait pour but d’explorer, de décrire et de comprendre, selon la perspective des intervenants, leurs connaissances des phénomènes de radicalisation, leurs expériences, leur ressenti ainsi que leurs besoins en matière de soutien. Pour cela, cinq intervenants de première ligne qui travaillent dans trois organismes communautaires ont été recrutés en Estrie. Ils ont par la suite été interviewés par le biais d’entretiens semi-structurés. Les données recueillies ont fait l’objet d’une analyse thématique selon la méthodologie décrite par Braun et Clarke (2006). Les résultats montrent que les intervenants sociaux ayant participé à l’étude et œuvrant en milieu communautaire ont rapporté avoir été confrontés plus d’une fois à des situations de radicalisation dans le cadre de leur travail. Ils partagent le sentiment de ne pas avoir assez de connaissance sur le sujet et ne pas être suffisamment outillés pour faire face à cette problématique. Ils nomment que les suivis sont généralement émotionnellement demandant et rapportent avoir régulièrement ressenti de l’impuissance, avoir vécu des conflits de valeurs et avoir dû fournir des efforts d’auto-régulation. Ils nomment aussi avoir vécu de l’appréhension face à un possible passage à l’acte et de la peur pour leur propre sécurité, ce qui a eu un impact sur leur bien-être personnel et professionnel. La collecte de données s’étant déroulée pendant la pandémie de COVID19, les analyses ont aussi fait ressortir les particularités du travail auprès d’une clientèle radicalisée durant une période où les polarisations sociales étaient exacerbées par les mesures sanitaires. Par le truchement de leur participation, cette étude a permis de sensibiliser et d’informer des intervenants des organismes participants sur le sujet de la radicalisation violente. Elle a aussi offert l’occasion de mieux saisir la réalité des intervenants des milieux communautaires face à la radicalisation et les impacts du travail auprès d’individus radicalisés. Cette étude a servi de pilote à un projet de plus grande envergure qui sera mené auprès d’un plus grand nombre d’intervenants du milieu de la santé et des services sociaux.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,009 | 0,010 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,011 | 0,010 |
| Communication savante | 0,005 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,006 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,007 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».