Développement de la production spontanée des constructions syntaxiques complexes chez les enfants de 3 à 6 ans : analyse de corpus
Notice bibliographique
Résumé
Un nombre réduit, mais croissant de recherches étudie le développement de la complexité syntaxique pour l’anglais et le français européen, mais à notre connaissance aucune ne s’est intéressée au français québécois. Ce projet a donc pour ambition d’analyser la production de constructions complexes chez des enfants franco-québécois âgés de 3 à 6 ans, à partir d’un corpus composé de 30 échantillons de langage spontané répartis en trois groupes d’âge de 3-4 ans, 4-5 ans et 5-6 ans. Les échantillons ont été recueillis pendant que chaque enfant s’amusait avec des jouets standards. Des enregistrements audio-visuels ont été effectués pendant l’activité et ensuite transcrits sous forme de corpus écrits. Enfin, le logiciel SALT a été utilisé pour coder les transcriptions. La présente étude se veut développementale, dans le sens qu’elle cherche à généraliser le processus de développement des complexités syntaxique en fonction de l’âge. Les constructions complexes considérées s’appuient sur la liste revisitée des introducteurs de complexité de Lentin (1998). À des fins d’analyse, elles ont été réparties en quatre catégories syntaxiques : les complétives, les coordonnées, les circonstancielles, et les relatives. Une analyse descriptive des constructions complexes basée sur des pourcentages a d’abord été effectuée suivie d’analyses statistiques pour vérifier la significativité des évolutions observées. Les principales conclusions de cette étude se résument comme suit. La proportion de constructions complexes est invariante entre 3 et 6 ans, laissant croire que le développement de la complexité syntaxique s’effectue au-delà de l’âge de 6 ans. Néanmoins, comme pour l’anglais, les complétives sont les constructions les plus fréquentes dans le langage de l’enfant et ce, pour chaque groupe d’âge. Viennent ensuite les coordonnées, les circonstancielles et enfin les relatives. L’ordre de développement suit ainsi l’ordre d’émergence des constructions complexes. À l’intérieur des quatre catégories syntaxiques, certains sous-types de constructions apparaissent plus fréquemment que d’autres. Dans les complétives, ce sont les infinitives prépositionnelles et les complétives introduites par la conjonction « que ». Dans les circonstancielles, ce sont les propositions introduites par « parce que » qui sont les plus utilisés, dans les coordonnées, ce sont les juxtapositions de propositions et enfin dans les relatives, les relatives sujet en « qui ». Une analyse plus détaillée du développement des sous-types de constructions complexes révèle une augmentation significative des circonstancielles exprimant la conséquence à partir de 4 ans et du discours indirect à partir de 5 ans. Toutefois, une diminution significative de l’interrogative indirecte a été relevée à partir de 5 ans. Des différences individuelles substantielles ont été observées entre les enfants d’un même groupe d’âge, en particulier dans le groupe de 4-5 ans. Les résultats obtenus mériteraient d’être vérifiés sur un corpus plus large et plus homogène afin de dégager des généralisations sur le processus de développement de la complexité syntaxique. Autre que l’âge, d’autres facteurs, tel que les facteurs cognitifs (comme la capacité de l’enfant à traiter l’information, la mémoire de travail) et les facteurs environnementaux (comme le type de discours, le langage adressé à l’enfant) seraient à considérer dans des travaux futurs.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,005 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,002 | 0,002 |
| Communication savante | 0,002 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,008 | 0,002 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».