Des efforts de réseautage à l'établissement d'un réseau mobilisable pour le renouveau syndical : le cas des syndicats québécois
Notice bibliographique
Résumé
Depuis le début des années 80, le mouvement syndical aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe est en déclin. Face à cette situation, plusieurs chercheurs et praticiens ont tenté d’élaborer des moyens par lesquels les organisations syndicales peuvent se renouveler. Spécifiquement, plusieurs études de cas des efforts de revitalisation des syndicats ont été réalisées, afin d’en cerner les facteurs et conditions de succès. Plusieurs stratégies sont ressorties de ces contributions scientifiques et ces analyses ; une de ces stratégies consiste à établir des relations sociales avec plusieurs individus et organisations dans le but de rehausser le pouvoir institutionnel syndical. Les relations sociales avec des acteurs de la communauté, avec des mouvements sociaux et entre les membres d’un syndicat peuvent être mobilisées, de différentes manières, à l’atteinte d’objectifs syndicaux pour la revitalisation du mouvement syndical. En ce sens, le modèle de syndicalisme de capital social a mis l’accent sur la manière dont le capital social issu des relations sociales et des réseaux sociaux peuvent être un outil important pour favoriser un mouvement syndical vivant et percutant. Cet accent mis sur les relations sociales peut être transposé aux modèles de syndicalisme communautaire et de mouvement social, qui promeuvent l’établissement de relations sociales avec des organismes de la société civile, afin de mieux comprendre les caractéristiques de ces relations et comment elles contribuent au renouveau syndical. Cette perspective, largement inexplorée dans la littérature, peut enrichir le débat scientifique sur le renouveau syndical, en soulignant comment les liens avec les organismes communautaires et organismes de la société civile, voire avec d’autres catégories d’acteurs sociaux, servent aux organisations syndicales afin de souligner leur pertinence sociale et leur impact sur les relations de travail. Le Québec est un contexte privilégié pour observer le pouvoir des relations sociales pour le renouveau syndical. Le taux d’adhésion syndicale y étant plus élevé et plus stable qu’ailleurs dans le monde occidental, les relations sociales établies par les organisations syndicales québécoises sont davantage motivées par un désir d’établir des liens en société, que par un besoin urgent de syndiquer de nouveaux membres. Notre cadre d’analyse s’appuie sur les modèles de syndicalisme communautaires, de syndicalisme de mouvement social et de syndicalisme de capital social. Nous mobilisons également les concepts principaux de la théorie des réseaux sociaux et le modèle d’analyse qui lui est analogue, dans lesquels les relations sociales et leurs caractéristiques sont au coeur. Ce mémoire a trois objectifs principaux. Tout d’abord, au plan analytique, nous cherchons à identifier les caractéristiques des relations sociales des organisations syndicales et de décrire les types de relations qui en découlent. Ensuite, grâce à de solides données empiriques, nous souhaitons décrire la capacité des organisations syndicales à tisser ces relations dans un dense réseau de support mobilisable pour le renouveau syndical. Finalement, en nous appuyant sur nos deux premières contributions, nous voulons enrichir les politiques et stratégies syndicales permettant de mieux établir, entretenir et tirer profit du capital social issu de ces relations sociales, et permettant de tisser ces dernières dans un réseau dense et mobilisable. Nous utilisons un devis exploratoire, basé sur des données qualitatives. Grâce à 30 entrevues semi-structurées avec des membres et exécutifs syndicaux, et trois groupes de discussions focalisées faisant intervenir 11 personnes (représentants de centrales syndicales, militants indépendants ou d’organismes de la société civile et chercheurs universitaires), nous procédons à un processus d’interprétation itérative des données, de regroupement et de catégorisation analytique ainsi qu’à une analyse de contenu. Nous amenons trois contributions principales au débat sur le renouveau syndical. Premièrement, nous identifions les caractéristiques principales des relations sociales entretenues par les organisations syndicales et enrichissons leur typologie. Spécifiquement, notre typologie montre que les organisations syndicales québécoises tissent des liens avec une plus grande variété d’acteurs que la littérature scientifique identifie. Deuxièmement, nos analyses montrent un manque à gagner au niveau de la capacité des organisations syndicales à tirer profit de leurs relations sociales. Celles-ci rentabilisent rarement les efforts et ressources investies dans l’établissement de relations sociales avec plusieurs acteurs de la société civile. Leur capacité à les tisser dans un réseau dense qu’elles peuvent mobiliser afin d’accomplir les objectifs liés au renouveau syndical reste à développer. Troisièmement, nous élaborons des stratégies pertinentes afin de rehausser leur capacité à entretenir des relations sociales significatives, les tisser dans un réseau dense et à tirer profit du pouvoir qui est issu du capital social que ces relations génèrent. Ceci nécessite, entre autres, une vision systémique des efforts de réseautage, une cartographie des ressources et individus importants ainsi qu’un investissement à long terme d’efforts et de ressources à l’établissement et à l’entretien de relations. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Renouveau syndical, Réseaux sociaux, Syndicalisme de capital social, Syndicalisme communautaire, Syndicalisme de mouvement social, Syndicalisme québécois
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,003 | 0,006 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,003 |
| Études des sciences et des technologies | 0,010 | 0,009 |
| Communication savante | 0,007 | 0,004 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,005 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,013 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».