Les rôles mobilisés par les travailleurs sociaux afin de contrer les risques de préjudices lors d’un changement de milieu de vie de personnes aînées
Notice bibliographique
Résumé
Le changement de milieu de vie n’est pas une étape banale dans la vie d’une personne. Une multitude de contextes peuvent en être la cause. Pour les aînés, cette décision peut être associée à un sentiment de perte. Perte de chez soi, mais également perte de son autonomie, de son identité. Le domicile ne se limitant pas au lieu où loge une personne, il revêt un caractère affectif : à la fois synonyme de notre sécurité, mais également, gardien de nos souvenirs, de nos habitudes et de nos routines. Dans ce contexte, l’intervention à domicile des travailleurs sociaux devient délicate. Au-delà des difficultés constatées sur le plan de son autonomie, la personne peut exprimer le désir d’y demeurer en dépit des risques inhérents pour sa sécurité. Cependant, différents facteurs peuvent venir fragiliser davantage leur maintien à domicile. Pour éviter de déménager dans l’urgence, certains décideront d’entreprendre les démarches d’un déménagement plus rapidement tandis que d’autres passeront par un processus plus complexe et stressant. Ceux-ci sont plus à risque de vivre des préjudices. Dans la recension des écrits scientifiques, plusieurs études abordent les répercussions possibles d’un changement de milieu de vie pour la personne lorsque celui-ci est subi plutôt que choisi. Bien que diverses publications traitent des rôles des travailleurs sociaux, peu les positionnent dans ce contexte sous l’angle des risques de préjudice tels que définis par l’Office des professions du Québec. La présente étude amorce une réflexion quant à la pertinence d’encadrer davantage la pratique des travailleurs sociaux dans leurs interventions visant l’accompagnement des aînés et leur entourage vers un déménagement éventuel. Elle est entre autres guidée par la question de recherche suivante : « Comment les risques de préjudice sont-ils considérés lors d’un changement de milieu de vie dans la pratique des travailleurs sociaux ? ». Plus concrètement, elle vise à : décrire la compréhension des travailleurs sociaux à l’égard de leurs rôles, explorer comment ils intègrent la prise en compte des risques de préjudice dans la construction de leur jugement professionnel, identifier les éléments complexifiant les situations rencontrées et élaborer des recommandations préliminaires pour la pratique. Appuyée par un cadre conceptuel définissant les critères identifiés pour déterminer les activités professionnelles devant être réservées ainsi que ceux guidant le jugement professionnel des intervenants, cette étude de cas exploratoire a permis de décrire les différents rôles mis de l’avant par les travailleurs sociaux lors d’un changement de milieu de vie. Les rôles d’évaluateur, de courtier et de médiateur occupent une place centrale au cours du processus alors que ceux d’enseignant, de facilitateur et de soutien thérapeutique sont moins représentés. Devant ce constat, une question s’est posée au moment de la discussion sur les résultats : la coordination des services prime-t-elle davantage que le soutien psychosocial dans la pratique des travailleurs sociaux ? Les résultats amènent également un éclairage quant aux situations complexifiant le processus de changement de milieu de vie. La présence de comorbidité chez l’usager, la maltraitance, la tolérance divergente aux risques et les refus catégoriques représentent des défis majeurs puisque ces situations peuvent prendre différentes formes en plus de nécessiter l’expertise de plusieurs professionnels. C’est pourquoi, le travailleur social ne peut agir seul. L’une des clés est alors le recours à une approche d’intervention axée sur la collaboration interdisciplinaire. Bien que l’ensemble des critères pour déterminer les activités professionnelles devant être réservées incluant ceux définissant la notion de préjudice ne soit pas rencontré, les résultats relèvent plusieurs risques potentiels d’un déménagement pour la personne et questionnent la posture empruntée par le travailleur social. Le manque de transparence dans la capacité réelle des services d’une RPA, la divergence entre le plan de services recommandé pour le RAD et ce qui est réellement mis en place ainsi que la réalité du manque de ressources sont tous des éléments pouvant occasionner un préjudice pour la personne aînée. Pour les travailleurs sociaux, l’importance de considérer le contexte de pratique dans le développement de leur jugement professionnel est incontournable : la manière dont ils conçoivent leurs rôles au sein du système d’intervention orientera leurs réflexions et la nature de leurs actions. Les résultats de l’étude suggèrent ainsi une volonté forte de positionner la personne aînée comme partenaire actif dans le processus de changement de milieu de vie, mais l’action professionnelle ne concorde pas toujours avec cette intention. Les recommandations préliminaires découlant de cette étude se présentent sous trois angles : le perfectionnement des connaissances et compétences des travailleurs sociaux en matière d’évaluation du consentement aux soins, l’introduction, pour les équipes psychosociales du SAD, d’une fonction de courtier des ressources et la possibilité de poursuivre les interventions au-delà du déménagement ou à minima, d’offrir des services psychosociaux durant toute la période d’adaptation post-hébergement.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,004 | 0,007 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,009 | 0,007 |
| Communication savante | 0,008 | 0,004 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,005 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,011 | 0,002 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».