La question Riel : les griefs des Metis.
Notice bibliographique
Résumé
Les griefs des Métis.En commençant l'étude approfondie delà question Eiel, les griefs des- métis se présentent tout d'abord à notre esprit.En effet, nous ne suivrons pas ceux qui, dans un but ou dans un autre, remontent jusqu'à la rébellion de 1869-70 et vont y chercher des causes et des effets, en partie étrangers à la question actuelle.Pour en agir ainsi nous avons l'autorité de Louis Eiel lui-mê me, qui, au moment :de son retour au Nord-Ouest, déclarait devant une nombreuse assemblée de métis convoquée par lui que : " Le Eiel de i: 1869 et celui de 1884 sont deux hommes bien différents.En 69 il se souleva " contre le Canada, qui voulait prendre possession du pays sans faire d'arrange- 11 ment préalable pour garantir les droits de la population du Manitoba et du Nord-<l Ouest ; mais aujourd'hui le Nord-Ouest est une partie intégrale du Canada, et " après une expérience de 9 années passées aux Etats-Unis, il peut assurer ses com- " patriotes les métis qu'ils sont mieux de ce côté-ci de la frontière et qu'il ne veut u pas quils deviennent américains."(Lettre du E. P. André, au Lieutenant- Gouverneur Dewdney, 21 Juillet, 1884.)Ces paroles du chef métis prou- vent à toute évidence que lui-même considérait le Gouvernement du Canada comme parfaitement légitime et que, dans son opinion, il y avait une ligne de démarcation très-nettement tranchée entre les événements de 1869-70 et ceux dont nous allons entreprendre de faire l'historique.Ces griefs, pour autant qu'il nous a été possible de les constater, se réduisaient au moment de l'arrivée de Eiel aux six suivants : A une demande de grains de semence et d'instruments aratoires, le même M. Mills répond qu'il " ne voit pas pour quelles raisons les métis auraient " le droit d'être traités autrement que les autres colons blancs des territoires à et sujet."Quelle bienveillante sollicitude pour ces chers métis 1 Le ministère libéral tomba et les métis n'avaient pas encore leur ma- gistrat parlant français.Au ministère conservateur revint la tâche de leur donner : ce qui fut fait en 1882 par la nomination du juge Rouleau.Examinons maintenant les six griefs en question.1. Les métis réclament les lettres patentes de leurs terres.Il appert des documents que contrairement à la prétention des métis, ce n'est guère le gouvernement qui a été en défaut, mais les métis eux- mêmes.Voici ce que nous lisons dans le rapport de M. Pearce à ce sujet : " Pendant ma première visite à Prince Albert, en Août 1883, je char- " geai M. Gauvrau, alors sous-agent, et Canadien-Français, de visiter chaque u colon français, métis ou autre, dans le district, de vérifier sur quel quart " particulier de section il était établi, et de lui recommander fortement " d'obtenir son inscription.C'est ce qu'il fit; mais quoique le prêtre catho-" lique les eussent conseillés dans le même sens, pour une raison ou pour une " autre, ils ne remplirent pas cette formalité.Quelques-uns en furent dé-" tournés par ignorance, pensant qu'ils auraient à payer des taxes ; d'autres '• ont dit qu'ils craignaient, s'ils se faisaient inscrire, que le gouvernement " pût les appeler à porter les armes, mais contre qui : c'est ce qu'ils ne pa- " raissent pas avoir bien saisi.Comme il arrive pour toute population " ignorante, quelques individus mal intentionnés et possédant leur con-" fiance, peuvent exploiter leur ignorance et leurs préjugés dans l'intérêt de 61 leurs propres vues égoïstes.Cela est particulièrement évident quant à " ceux qui se sont établis après l'arpentage sur la Saskatchewan-Sud."Et plus loin : " En Mars, 1884, je chargeai M. George Duck de se rendre en cette " paroisse, St. Laurent, pour recueillir des témoignages à l'appui des u réclamations faites dans cette localité, et de toutes les autres en amont et " en aval de cette même localité.Il s'assura les services du révérend Père " André pour l'aider à expliquer à ces individus l'objet de sa visite ; il obtint " des demandes par écrit de presque tous les réclamants de la partie supé- " Heure de l'établissement.Dans ce township, à cause d'une courbe que fait 11 le cours de la rivière, il y avait plusieurs réclamations contestées qui alors " ne pouvaient être réglées qu'en faisant le levé des plans des améliorations a ce qui est fait maintenant.Si, lors de l'arpentage, ces réclamants en cette " partie du township 45 avaient donné aux arpenteurs les informations né- u cessaires pour le règlement de leurs réclamations, celles-ci auraient pu u être réglées dès que le township a été ouvert aux inscriptions, c'est-à-dire u en septembre 1881 ; mais depuis lors, elles sont devenues très compliquées " par suite de transport et par le fait que d'autres y sont établis.Si, en " tout temps depuis lors, ces réclamants de la susdite partie du township 45, " s'étaient unis et avaient fourni, au moyen d'un arpentage, les renseigne- " ments nécessaires, toute l'affaire aurait pu être réglée et les inscriptions " accordées depuis longtemps.En aval de cet endroit, les colons ont pris ' leurs terrains de telle manière que, grâce aux renseignements que donne " la carte du township, le cours de la rivière à travers toutes les terres ré- ' c clamées se dirigeant presque directement à l'est, on n'a pas jugé néces- " Bâfre de les visiter à domicile pour régler leurs réclamations; on a cru " qu'ils pourraient spécifier, en s'adressant au bureau, quels terrains étaient u demaudés par eux.Beaucoup, quoique notifiés de faire leurs demandes d'in- 'u scription, s'y sont refusés, quelques-uns quittaient à dessein leurs maisons quand 11 on allait les y voir pour cet objet, et agissant ainsi, bien qu'ils fussent conseillés :c par leurs prêtres et d'autres de se conformer à la notification' 1 Ne voilà-t-il pas une preuve évidente de|négligenee coupable, et peut- être même de mauvaise ^volonté, dont le gouvernement ne peut nullement être tenu responsable.La suite a prouvé du reste que si le gouvernement avait mis de la lenteur à faire droit aux réclamations des métis, il avait d'excellents motifs.Ainsi les requêtes adressées par les métis au gouvernement de 1873 à 1884, portent toutes ensemble 854 signatures.Ces différentes requêtes ne venaieut pas toutes des environs de Batoche ou du théâtre de la rébellion, au contraire, celles venues de Qu'Appelle, Montagne du Cyprès, Traverse des Pieds-Noirs et Edmonton, localités situées à plus de 500 milles du district de Prince Albert, portaient 615 noms, ce qui donne 241 noms pour celles de Batoche, Lac aux Canards, St. Laurent, St. Louis de Langevin et Prince Albert.Sur ces 241 pétitionnaires, 99 avaient reçu depuis nombre d'années des terres et scrips dans le Manitoba et n'avaient par conséquent aucun droit, 40 prirent leurs lettres patentes devant la commission de 1885 et les 102 autres n'ont pu justifier leur droit.En présence d'un semblable état de choses, peut-on raisonnablement prétendre que le gouvernement eut été justifié d'accorder sans examen, et à première requête, les demandes des métis.2. Les métis protestent contre le système d'arpentages de leurs terres et demandent qu'à l'avenir elles soient divisées en lots de rivière de 2 milles de long sur 10 chaînes de larges.Cette question a soulevé des difficultés énormes et un nouvel arpen- tage aurait coûté fort cher ; d'autre part les colons n'étaient pas d'accord sur cette question et le gouvernement a mis tout en œuvre pour les amener à une entente pratique.Sous la date du 19 Novembre 1883, un certain nombre de colons pro- testait, auprès du gouvernement, contre l'action d'un des leurs, nommé Michel Canny, qui avait fait inscrire sa terre comme lot carré, alors qu'eux voulaient faire arpenter les leurs en lots de rivière et prétendant qu'ils s'étaient tous entendus pour ne pas se faire inscrire.Cette disposition des colons avait pour effet inévitable de multiplier les difficultés et d'entraver l'action des agents de l'autorité.La troisième réclamation n'avait pas sa raison d'être puisque tel était l'état de choses, seulement bon nombre de métis nêgligaient de se mettre en règle.4. Que les terres sur lesquelles ils avaient résidé longtemps avaient été vendues à d'autres.Cette affirmation est sans fondement, car jamais aucun métis n'a été inquiété, ni dépossédé de sa propriété, quoique plus d'un se soit installé subséquemment sur les terres du Pacifique Canadien.Et nous mettons n'importe qui au défi de citer le nom d'un seul colon métis qui ait été illégitimement déposédé d'un seul acre de terre. 5. Les droits sur les bois sont onérenx.Voyons ce qu'il en est de cette affirmation.Ouvrons le rapport du surintendant M. "VVm.Pearce et lisons : " Le montant total perçu, comme droits sur le bois, de tous les colons '* compris dans les trois listes en question depuis l'établissement d'un '• bureau des bois -de la conronne, s'élève à $80.25, somme qui, divisée par a 258, nombre des réclamants, fait 31 centins payés par chacun pendant 11 deux ans, ou une moyenne de 15J-centins, chaque année, pour chaque " colon.Là-dessus $55.25 ont été payés par quatre colons, comme droits c: sur le bois pour la construction de magasins et de boutiques, laissant <: $25 qui ont été payées par les autres 254 colons comme honoraires de 11 bureau pour permis de coupe de bois sur homesteads, appelés permis u gratuits -soit 10 centins pour chaque colon pendant deux ans, ou une t; moyenne annuelle de 5 centins par colon."Juger et décidez.6. La coupe du foin !Le même rapport nous dira ce que vaut cette réclamation." Comme vous le savez, les permis de couper du foin avaient pour 11 objet de protéger le modeste colon contre le grand éleveur ou spécula-" teur, et il a toujours été facultatif aux colons de prendre des permis ou " non.S'ils le préfèrent, ils peuvent suivre l'ancienne coutume en cou- " pant du foin n'importe où.C'est ce qui leur a été expliqué.On ne leur " a jamais demandé de prendre des permis ou de payer des droits à cet effet, u le foin se trouvant là en abondance et n'y ayant pas de grands éleveurs ou <; spéculateu
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| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,003 | 0,006 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,012 | 0,016 |
| Communication savante | 0,007 | 0,006 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,005 |
| Intégrité de la recherche | 0,004 | 0,008 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,012 | 0,002 |
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score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
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