Requete adressee a la Legislature de Quebec / par M. A. Bodard , agent de colonisation pour la Province et le Canada .... pour demander le redressement de certains griefs et obtenir justice.
Notice bibliographique
Résumé
agent de colonisation pour la Province et le Canada, secrtaire de la Socit d'Immigration Franaise, pour demander le redressement de cer- tains griefs et obtenir justice.Messieurs, Venu de France en 1873 pour m'tablir au Canada, mari dans le comt de Kamouraska en 1877, aprs avoir tudi votre histoire, je suis devenu un des amis les plus passionns de votre nationalit, si bien qu'aujourd'hui je puis dire que toute ma vie, je me suis intress au Canada.Ayant foi dans les brillantes destines de ma patrie d'adoption, convaincu que l'avenir de la nationalit canadienne-franaise rside dans l'occupation et le dfrichement du sol, depuis plus de 30 ans je m'occupe de colonisation canadienne et d'migration franaise, et sans vouloir me vanter, je crois pouvoir dire qu'avec l'aide d'amis de France et du Canada qui ont voulu renouer entre les 2 Frances les relations du pass, j'ai fait pour ma nouvelle patrie, un travail quf ne sera jamais gal par aucun autre homme et dispos en sa faveur d'influences et d'appuis qui ne se retrouveront peut-tre plus jamais.Je passe sous silence les brillants rsultats que nous avons obtenus par une active propagande, les nombreuses colonies que nous avons fondes au Manitoba et dans la Saskatchewan, les 7 8,000 Franais et Belges que nous avons envoys par l, un livre qui sera, dans quelque temps, publi Paris, fera tout connatre ; ce que je dsire simplement aujourd'hui, c'est porter votre connaissance une partie de ce que nous avons fait et voulu faire pour la province de Qubec et vous mettre au courant des principaux obstacles que nous avons rencontrs dans notre travail, pour pouvoir, avec votre appui, les carter du chemin de tous ceux qui l'avenir voudront s'occuper de colonisation dans la Province de Qubec.Il y a bientt 25 ans, un homme, un aptre, un de nos meilleurs Canadiens, que vous avez connu et dont vous avez entendu parler, un patriote au coeur d'or, aux vues profondes, qui avait conscience de l'avenir de sa race, dont le souvenir est encore vivace dans tous les coeurs, le cur Labelle, se trouvait Paris, dans une runion d'amis et avec sa parole mue et convaincue et tout l'enthousiasme de son ardeur et la force de son originalit, il avait port la conversation sur le Canada, la Province de Qubec, l'avenir de ses chers Canadiens.Ayant sans doute la vision de l'avenir que Dieu donne ceux qu'il aime, le cur Labelle s'tait mis parler de la rgion du Tmisca- mingue ; il en dcrivait avec chaleur et conviction la fertilit des terres, les ressources forestires, les pouvoirs d'eau, les mines de plomb et d'argent, c'est l disait-il, que je voudrais diriger en ce moment nos Canadiens, envoyer nos gens des Etats-Unis, pour coloniser les deux rives du lac, je crois que cette partie de la province est appele un grand avenir, je voudrais y faire de grandes choses et je ne le peux pas, notre pays est pauvre et je n'ai pas d'argent.Le rcit de la scne que je rapporte est bien ple ct du discours mu, improvis mais chaleureux que pronona ce soir-l le cur Labeile, tout ce que puis dire, c'est qu'il empoigna tellement son auditoire en le prenant par le coeur, l'honneur et le patriotisme, avec lesquels on fait faire aux Franais tout ce que l'on veut, que tous les assistants sans exception se levrent spontanment et se pressant autour de lui, vinrent mettre la disposition du cur, pour la noble cause qu'il avait en vue, tout l'argent qu'il pouvait demander et dont il pourrait avoir besoin.Un d'eux, lui seul, offrait cent mille francs.Devant cette manifestation laquelle il tait loin de s'attendre, le cur Labeile pleurait de joie et d'motion.Dans un pays alors presque dsert, on ne pouvait faire les choses en grand ; il ft convenu que pour commencer, tous les Franais qui voudraient aider la colonisation du Tmiscamingue, prendraient des lots leur nom, y feraient faire des dfrichements, btir une petite maison, pour les rtrocder ensuite des Canadiens pauvres, au prix cotant, presque sans intrt, avec des termes faciles de paiement pour leur permettre de s'tablir et de russir.On devait dpenser sur chaque lot $2 $300.C'est par centaines qu'on avait trouv des colons franais de cette sorte ; c'est par centaines de mille francs qu'on venait apporter l'argent pour aider nos Canadiens.J'avais reu $200 de M. Lucien N. Bonaparte Wyse, un des plus nobles amis de la cause pour la cloche de la future glise de St-Emilion du Tmiscamingue, un protestant, le clbre gographe Onsime Reclus, avait envoy mille francs, comme don, pour aider la construction de cette glise, qui ne ft jamais btie ; l'enthousiasme se communiquait dans toutes les classes de la socit.L'entreprise qui s'annonait si bien choua cependant, malgr les faveurs et la protection des ministres d'alors et celle de l'hon.H. Mercier, tant qu'il fut le chef de la Province, et quand la mort vint l'enlever ainsi que le cur Labeile, l'chec s'tait chang en un lamentable dsastre, dont l'honorable S. N. Parent a pu attnuer les mauvais effets quelques annes plus tard.Le nom seul du Tmiscamingue rappelle encore bien des Franais leurs gnreuses illusions, les doux mais tristes souvenirs d'une bonne action, mais ils ne peuvent pardonner ceux qui ont t la cause de la dbcle, qui n'ont pas su profiter de leur gnrosit et de leurs bonnes dispositions pour faire russir leurs projets, ceux qui ont retard de 25 ans, le progrs et l'avancement de cette belle rgion du Tmiscamingue, qu'on semble vouloir faire revivre maintenant.J'attribue l'insuccs d'alors de la colonisation au Tmiscamingue, au fait qu'il n'y avait personne sur place qui ft charg de la direction et de la surveillance des travaux.Dans toute entreprise o il y a des capitaux d'engags, il faut des chefs intresss personnellement au succs, des surveillants pays, une direction ; tout cela a manqu aux promoteurs.immdiatement commences, 'mais depuis son dpart du ministre de la Colonisation, il y a 7 ans, elles n'ont jamais t finies ; depuis 7 ans j'attends qu'on excute entirement les promesses d'appui et de concours contenues dans la lettre de l'hon.A. Turgeon, et ce ne sont pas ses succes- seurs qui sont la cause directe de cette longue attente, comme on le verra plus loin.Je m'attendais tre spcialement -charg par le gouvernement d'Ottawa, de m'oocuper de colonisation dans la Province de Qubec, je ne le fus pas et n'en connais pas la raison.Je ne pouvais plus tre agent permanent en France et y rsider, ne plus venir au Canada, lorsque j'avais commenc dans le comt de Bonaventure des travaux de colonisation, achet des fermes et des terrains pour y placer ides colons, dpens de l'argent qui ne 'm'appartenait pas en entier, pour ne plus m'en occuper et abandonner tout cela.Si j'tais rest en France avec une belle posi- tion, je n'aurais pu surveiller les intrts qui m'avaient t confis, je devais faire mon devoir et mriter la confiance de ceux qui m'avaient apport leur argent pour aider la colonisation canadienne, je n'hsitais pas, j'offris ma dmission au gouvernement d'Ottawa comme agent du Canada en France et vint m'tablir avec ma famille pour m'occuper et et s'appelle John Daymond.Son pre, William Daymond, a pous Mlle Ellen Hall qui est, parat-il, la cousine de la femme de 1 M. J. M. Kelly, toutes les deux portent le mme nom.Le lot a t affich pour cancellation et l'agent des Terres, M. J. M. Kelley, a envoy M. A. Bodard un avis cet effet.Sous le prtexte que M. F. Augereau ne demeure pas dans le pays, que le lot 2 n'a pas t ensemenc, que les conditions d'tablissement ne sont pas toutes remplies, on essaye de s'emparer d'un lot sur lequel il a, t dpens $3 41 et l'avoir pour rien, car la loi actuelle de la province de Qubec laisse la confiscation des proprits des colons la discrtion du ministre.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,000 | 0,000 |
| Communication savante | 0,000 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,000 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule tête enseignante, pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».